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La Isla mínima

Marshland (titre international)
Espagne - 2014 - 1h44
sorti en France le 15 juillet 2015
10 Goya 2015 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure révélation féminine, meilleur scénario original, meilleure musique originale, meilleure photographie, meilleurs costumes, meilleur montage, meilleure direction artistique) - Prix spécial police, prix de la critique Festival international du film policier Beaune 2015
film - version originale sous-titrée en français
de

Alberto Rodriguez

scénario : Alberto Rodriguez, Rafael Cobos
direction de la photographie : Alex Catalan
musique ou chansons : Julio de la Rosa
avec : Raúl Arévalo (Pedro), Javier Gutiérrez (Juan), Antonio de la Torre (Rodrigo), Nerea Barros (Rocio), Salva Reina (Jesus), Jesús Castro (Quini), Manolo Solo (le journaliste), Jesús Carroza (Miguel), Ana Tomeno (Marina), Lola Páez (Señora del Dyane)
séances : semaine du mercredi 15 juillet 2015
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
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séance spéciale :
* les matinales samedi et dimanche à 11h00 sont au tarif unique de 3,50 €
séances : semaine du mercredi 22 juillet 2015
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
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séances : semaine du mercredi 29 juillet 2015
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 31 samedi 1er dimanche 2 lundi 3 mardi 4
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synopsis

Deux flics que tout oppose, dans l'Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d'Andalousie pour enquêter sur l'assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu'à l'absurde et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur...

notes de production

Le réalisateur Alberto Rodriguez est fasciné par les années 80, celles-ci ayant constitué une période charnière en Espagne, à savoir l’époque post-franquiste, où le pays a tenté une transition démocratique après avoir subi le fascisme du général Franco (1).
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Franco

Pour être le plus authentique possible, l’équipe du film s’est basée sur deux documentaires télé très fournis. En effet, le concept de la démocratisation en Espagne a été sur-médiatisé et présenté aux Espagnols comme un paradis après l’enfer du franquisme. Un aspect que le réalisateur Alberto Rodriguez a cherché à nuancer à travers son film : plus de misère, plus d’émigration, plus de chômage. Rien. Envolés ! Les nostalgiques de la dictature qui célébraient chaque année la victoire sur les Rouges ? Évaporés eux aussi. Mais où étaient-ils passés, c’est une autre histoire. Un vrai conte de fées. Du pur marketing ! Depuis, on a senti maintes fois combien notre équilibre restait précaire. On connaît par exemple la difficulté que rencontrent des milliers de familles pour exhumer les corps de leurs parents, ou grands-parents, fusillés et jetés dans des fosses communes sans aucune forme de procès pendant la guerre de 36 (2) (et bien après).
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d’Espagne

Le père de Alberto Rodriguez l’a initié à la culture cinématographique. Il était technicien à la télévision et projectionniste. Le metteur en scène a donc développé une grande admiration pour le 7ème art et reste un grand fan des films de genre. Ses préférences vont en particulier vers Henri-Georges Clouzot (3), Bong Joon-Ho (4) et John Sturges (5).
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri-Georges_Clouzot
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bong_Joon-ho
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Sturges

Le crime qui réunit les deux personnages principaux dans le film a été librement inspiré du roman 2666 (6) du chilien Roberto Bolaño.
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/2666_(roman)

Afin de matérialiser la difficulté de la transition espagnole, Alberto Rodriguez s’est servi de ses deux personnages principaux aux caractères totalement opposés. Il explique sa démarche : le premier est mû par la peur de mourir, le second par une ambition dévorante. Pour autant, il n’y a selon moi, ni gentil, ni méchant dans cette histoire. L’un n’est pas tout noir et ni l’autre tout blanc, ce serait trop simple. Pour autant, la question que soulève le film est frontale : notre jeune flic, en essayant de passer l’éponge sur les casseroles de son vieux collègue fait-il le bon choix ? Quel avenir pour nous, pour l’idée de justice ? Le compromis est-il la solution ? Et à quel prix ? Ces trente dernières années, nos hommes politiques, de droite comme de gauche, se sont concertés pour aller de l’avant par peur de rouvrir des blessures comme ils disent couramment. Mais peut-être suffirait-il de les soigner ? Pour qu’elles cicatrisent enfin.

Bien que le film comporte une dimension sociale et politique importante, c’est avant tout un thriller et c’est dans cette optique que la promotion du long métrage a été faite.

Le tournage s’est déroulé dans une partie très aride et isolée de l’Andalousie (7). L’équipe a dû faire face à des conditions de tournage très difficiles. Plus de 40 degrés et une invasion de moustiques pendant la journée, ainsi que des températures négatives le soir et la nuit. De la pluie artificielle a été utilisée, faute de mieux, pour les scènes cruciales.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Andalousie

Pour illustrer la splendeur misérable de l’Andalousie et mettre le spectateur en condition, le réalisateur Alberto Rodriguez s’est inspiré de l’œuvre photographique d’Atin Aya, un photographe andalou.

Le film a reçu un bel accueil de la part du public et a remporté plusieurs prix dont 10 Goya (équivalent espagnol des César).
http://www.metronews.fr/culture/goyas-2015-10-recompenses-pour-le-film-policier-la-isla-minima-antonio-banderas-honore/mobh!uWWgHKbxiv1oQ/

Entretien avec Alberto Rodríguez
Les crimes du film sont-ils inspirés de faits réels ?
On s’est tout de suite distancié de cette possibilité en établissant très nettement qu’il s’agissait d’une fiction, mais nous nous sommes documentés. Nous avons lu beaucoup de rapports sur les meurtres et les quelques tueurs en série qu’il y a eu en Espagne, mais sans remonter jusqu’à nos jours : il s’agissait toujours de crimes anciens...
http://cineuropa.org/it.aspx?t=interview&l=fr&did=263434

Alberto Rodriguez
Né le 11 mai 1971 à Séville.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alberto_Rodr%C3%ADguez_(r%C3%A9alisateur)
http://www.imdb.com/name/nm0735705/

Rafael Cobos
http://www.imdb.com/name/nm1943791/

Alex Catalan
http://www.imdb.com/name/nm0145915/

Julio de la Rosa
http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=isla-minima

Raúl Arévalo
Né à Madrid le 22 novembre 1979.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ra%C3%BAl_Ar%C3%A9valo

Javier Gutiérrez
Né le 17 janvier 1971 à Luanco.
http://www.imdb.com/name/nm0349522/

Antonio de la Torre
Né le 18 janvier 1968 à Malaga.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_de_la_Torre

Nerea Barros
Née 12 mai 1981 à Saint-Jacques-de-Compostelle.
http://www.imdb.com/name/nm0057776/

Salva Reina
http://www.imdb.com/name/nm1892699/

Jesús Castro
Né le 19 janvier 1993 à Vejer de la Frontera.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jes%C3%BAs_Castro_(acteur)
http://www.imdb.com/name/nm5631118/

Manolo Solo
http://www.imdb.com/name/nm1254805/

Jesús Carroza
Né le 7 novembre 1987 à Séville.
http://www.imdb.com/name/nm1941730/

extrait(s) de presse

Cineuropa - "La Isla mínima" évoque ce cinéma américain qu'on aime tant et qui va des atmosphères malsaines de David Fincher, voire de la série "True detective", en passant par David Lynch...
Metronews - Au final, on en ressort avec cette (dés)agréable impression d’avoir fait un cauchemar fantasmatique, dans lequel dansent les ombres de "True detective", "Truman Capote", "Cormack McCarthy" et "Angel heart".
Critikat - De bout en bout, "La Isla mínima" fascine par la maîtrise de sa mise en scène et la fulgurante beauté des espaces andalous.
Le Parisien - "La Isla minima" bénéficie en outre d'une réalisation splendide, notamment de prises de vue aériennes qui contribuent à l'atmosphère angoissante dans laquelle baigne cette intrigue.
àVoir-àLire - Formellement impressionnant, le nouveau film d’Alberto Rodriguez nous confronte à une Espagne post-franquiste aux lourds secrets. Une histoire classique et efficace pour un contexte sociohistorique passionnant.
La Croix - Avec ses dialogues au cordeau et son interprétation impeccable, ce récit maîtrisé louvoie entre les ambiguïtés jusqu’à la dernière minute, comme l’Espagne de l’après-Franco qui n’a jamais osé regarder ses démons en face et paie le prix de son aveuglement.
Le Jdd - Ce schéma intelligent et très documenté permet d’aborder la violence comme la conséquence du traumatisme généré par Franco, qui a gangréné insidieusement la société. Passionnant.
Le Monde - "La Isla minima" est à la fois un polar de bonne facture et une passionnante plongée dans l'Espagne de l'immédiat post-franquisme.