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Hyena

Gb - 2014 - 1h52
sorti en France le 6 mai 2015
Prix spécial du jury festival international du cinéma policier Beaune 2015
interdit aux moins de 16 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Gerard Johnson

scénario : Gerard Johnson
direction de la photographie : Benjamin Kracun
avec : Peter Ferdinando (Michael Logan), Stephen Graham (David Knight), Neil Maskell (Martin), Elisa Lasowski (Ariana), Myanna Buring (Lisa), Richard Dormer (Nick Taylor), Gordon Brown (Chris), Tony Pitts (Keith), Orli Shuka (Nikolla Kabashi), Gjevat Kelmendi (Rezar Kabashi), Thomas Craig (Harrison), Lorenzo Camporese (John Noonan), Shaban Arifi (Spartak), Mem Ferda (Akif Dikman), Juliet Oldfield (Tina)
séances : semaine du mercredi 1er juillet 2015
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
16:30
21:00
18:30
16:30
16:30
séances : semaine du mercredi 8 juillet 2015
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
16:00
16:00
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séances : semaine du mercredi 15 juillet 2015
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
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synopsis

Michael Logan est un mélange complexe d’alcoolique occasionnel et d’officier de police corrompu. Mais l’univers sinistre dans lequel il évolue est en pleine mutation. L’arrivée en masse de gangsters sans pitié venus d’Albanie menace de bouleverser le paysage criminel londonien. Jusqu’ici son instinct lui avait toujours donné une longueur d’avance, mais son comportement de plus en plus autodestructeur et la brutalité des nouveaux chefs de gangs vont le plonger dans une spirale de peurs et de doutes...

notes de production

La présentation de Hyena lors de la dernière édition du Festival de Toronto a eu pour effet d’enchanter un réalisateur que l’on aurait très bien pu imaginer le réaliser, à savoir le Danois Nicolas Winding Refn. Celui qui semble partager avec Gerard Johnson ce goût de l’extrême violence esthétisée, du rôle primordial de la musique ou encore des personnages à la figure patibulaire n’a pas caché son enthousiasme à la sortie de la projection : le futur du thriller a un nom : Hyena.

Le personnage de Michael Logan, joué par Peter Ferdinando, est directement inspiré d’une rencontre que ce dernier et le réalisateur ont eu avec un policier lors d’une fête en 2006. Hors norme par rapport à l’idée que les gens se font des policiers, il fut une source d’inspiration directe pour le personnage de Michael Logan, comme le déclare le réalisateur : la plupart des policiers sont plutôt collet monté. Ce type-là était couvert de tatouages, il avait une coupe de cheveux improbables, on aurait dit une rock star. L’idée de Hyena a germé ce jour-là.

Hyena est le second film de Gerard Johnson après Tony (1) où il avait également dirigé le même acteur, Peter Ferdinando, pour le rôle principal. Ce dernier est notamment le cousin du réalisateur.
(1) http://www.premiere.fr/film/Tony-London-Serial-Killer-3735781

Hyena a été présenté au public lors du Festival du film à Edimbourg ainsi qu’au Festival international du film de Toronto.

Le comédien Peter Ferdinando a reçu le prix d’interprétation masculine Métronews au Festival de cinéma européen des Arcs 2014 pour son interprétation du personnage de Michael.
Le prix spécial du jury du festival international du cinéma policier Beaune 2015 a été accordé ex-aequo à Hyena et à Une Seconde chance (2) de Susanne Bier.
(2) http://www.mad-movies.com/forums/index.php?showtopic=37614

L’une des thématiques du film porte sur la corruption policière. Un sujet qui a souvent été abordé notamment récemment dans The Place beyond the pines (3) pour le cinéma américain et Mains armées (4) pour le cinéma français.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Place_Beyond_the_Pines
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mains_arm%C3%A9es

Tourné dans l’ouest de Londres, dans les quartiers aisés de Notting hill (5), Bayswater (6) et Queensway (7), Hyena montre une facette cachée de la capitale britannique, avec une ambiance plus sulfureuse que les lieux représentés ne laissent supposer. Stephen Graham, l’interprète de David Knight, analyse la manière dont le réalisateur a filmé la ville de la manière suivante : Londres est une ville très cinégénique. Mais Gerard a aussi voulu exposer son côté sombre, sans fioritures mais authentique. Je pense qu’il parvient à montrer toutes ces facettes avec brio ; il utilise la ville comme un personnage à part entière.
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Notting_Hill
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bayswater_(Londres)
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Queensway

De même qu’il évoque le problème de la corruption dans le milieu policier, le film parle également du trafic d’êtres humains et notamment de la traite et prostitution de femmes par la mafia albanaise. Afin d’apporter un supplément de réalisme à son propos, le réalisateur, Gérard Johnson, s’est énormément documenté et a notamment rencontré l’association Caritative east truves (8), qui recueille des femmes victimes de trafic, de prostitution et de violences sexuelles.
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_caritative

Gerard Johnson est un adepte des tournages rapides. Ainsi, pour Hyena, il a mis en boîte le film en seulement cinq semaines, ce qui est relativement peu pour un long-métrage. Déjà pour son premier film, Tony, le réalisateur avait montré son efficacité à travailler vite puisque le film avait été tourné en seulement... deux semaines !

Qui dit policier corrompu fait immédiatement penser à Bad lieutenant (9) d’Abel Ferrara, considéré comme un classique absolu sur le sujet. Même s’il reconnaît s’être évidemment inspiré de ce film pour construire le personnage de Michael Logan, le réalisateur tient cependant à y ajouter quelques nuances et apporter sa touche personnelle : je voulais faire un film dans la veine de Bad lieutenant d’Abel Ferrara, mais avec beaucoup de flics pourris, au lieu d’un seul.
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bad_Lieutenant

Occupant une place importante dans le film, la musique de Hyena est signée de Matt Johnson, chanteur et auteur-compositeur du groupe The The (10). La musique du groupe a été à plusieurs reprises utilisée par le cinéma pour des films aussi différents que Nowhere (11) de Gregg Araki ou encore Judge Dredd (12) de Danny Cannon. Artiste polyvalent, Matt Johnson a notamment créé son propre label dévolu à la composition de musiques de films, Cineola.
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/The_The
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nowhere_(film,_1997)
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Judge_Dredd_(film)

Entre le début du processus d’écriture et le début du tournage en juillet 2013, trois ans se sont écoulés. Au cours de cette période, Gerard Johnson s’est notamment beaucoup documenté sur son sujet en côtoyant des policiers en civil ainsi que la Brigade des stupéfiants. C’est donc un vrai travail d’immersion au sein d’un milieu précis auquel s’est livré le réalisateur, allant jusqu’à accompagner les policiers dans des descentes, des saisies de drogues et des arrestations de criminels.

Le casting de Hyena est majoritairement masculin mais Gerard Johnson a confié un rôle important à la jeune actrice Elisa Lasowski, révélée dans Les Promesses de l’ombre (13) de David Cronenberg. Pour incarner Ariana, jeune Albanaise victime du trafic d’êtres humains, l’actrice s’est elle aussi énormément documentée sur le sujet et de ce fait, la réalité de la pègre londonienne lui est apparue plus proche qu’elle ne le croyait. Elle déclare : quand on sait reconnaître les signes, on découvre qu’il y a de nombreuses maisons closes dans le coin. On y croise plein de filles sous-alimentées, pâles, couvertes de bleus et qui se baladent avec des hommes bien plus âgés. C’est facile de fermer les yeux, mais moi je trouve ça révoltant.
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Promesses_de_l’ombre

Parmi les nombreux acteurs au casting du film, nombreux auront reconnu Stephen Graham qui, une fois n’est pas coutume, figure une nouvelle fois dans un film de gangsters. Une habitude pour l’acteur ayant joué moult malfrats au cours de sa carrière comme le célèbre Baby face Nelson (14) dans Public enemies (15) de Michael Mann ou plus récemment, le légendaire Al Capone (16) dans la série Boardwalk empire (17). Cette fois-ci, il joue un policier aguerri au passé trouble.
(14) http://fr.wikipedia.org/wiki/Baby_Face_Nelson
(15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Public_Enemies_(film,_2009)
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Capone
(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Boardwalk_Empire

Stephen Woolley (18) travaille dans l’industrie du cinéma depuis 1976, et il a côtoyé bon nombre de grands réalisateurs. Mais pour lui, Gerard Johnson a aussi bien géré les aléas du tournage que ses illustres prédécesseurs : c’est son deuxième film, les enjeux étaient bien plus importants, mais il a fait du très bon boulot, s’enthousiasme le producteur. Il a su diriger l’interprétation des acteurs et la construction du film en restant très accessible. Il ne se cache pas derrière une conception mystique ou romantique de la réalisation, contrairement à beaucoup de ses confrères. Il ne se la raconte pas. Il ne prétend pas qu’il y a une sorte de recette secrète pour mettre en scène un film. Au contraire, il a une approche très directe, claire et pratique. Nous avions un planning de tournage très difficile, mais Gerard s’en est sorti haut la main, parce qu’il avait une confiance absolue en son scénario, ses acteurs et son équipe, ce qui fait toute la différence.
Hyena est le tournage en extérieur le plus intense que Stephen Woolley ait connu depuis celui de Mona Lisa (19) de Neil Jordan. Gerard montre un aspect de la ville que l’on voit tous les jours sans jamais vraiment y prêter attention. Et c’est ce qu’il y a de plus intéressant dans le film ; les spectateurs n’auront pas envie de quitter le cinéma, parce qu’ils découvriront ce qui se passe vraiment là-dehors.
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/hyena-policier-drame,323280-note-124152
(18) http://www.commeaucinema.com/personne/stephen-woolley,17523
http://www.imdb.com/name/nm0941262/
(19) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mona_Lisa_(film,_1986)

Gerard Johnson
http://www.imdb.com/name/nm1976116/

Benjamin Kracun
http://www.imdb.com/name/nm1834199/

Peter Ferdinando
http://www.imdb.com/name/nm0272252/

Stephen Graham
http://www.imdb.com/name/nm0334318/

Neil Maskell
http://www.imdb.com/name/nm0556453/

Elisa Lasowski
http://www.imdb.com/name/nm2489799/

Myanna Buring
http://www.imdb.com/name/nm1769728/

Richard Dormer
http://www.imdb.com/name/nm0233807/

Gordon Brown
http://www.imdb.com/name/nm1446625/

Tony Pitts
http://www.imdb.com/name/nm0686029/

Orli Shuka
http://www.imdb.com/name/nm5877950/

Thomas Craig
http://www.imdb.com/name/nm0186030/

Lorenzo Camporese
http://www.imdb.com/name/nm1278770/

Shaban Arifi
http://www.imdb.com/name/nm1068589/

Mem Ferda
http://www.imdb.com/name/nm1570873/

Juliet Oldfield
http://www.imdb.com/name/nm2957851/

extrait(s) de presse

Paris match - Energique, implacable, « Hyena » est un thriller très réussi, mais il a mauvaise haleine ! Normal, quand on plonge son museau dans une charogne bien vivante. Celle de notre monde en pleine décomposition…
àVoir-àLire - Le dernier choc d'un genre urbain dégénéré. Un coup de maître !
Culturopoing - Loin de vouloir révolutionner le genre, "Hyena" séduit par un très juste équilibre entre des influences parfaitement digérées et le regard singulier d’un auteur à contre-courant des habitudes de son cinéma national.
Le Parisien - Violent, transgressif, ce polar poisseux est somptueusement réalisé et basé sur un habile scénario. Il repose en outre sur la performance exceptionnelle de l'acteur massif Peter Ferdinando, qui marie désespérance, noirceur et sensibilité à fleur de peau.
Première - Le refrain est connu (un "bad lieutenant" tente de déchiffrer un monde encore plus corrompu que lui), mais la version proposée ici est incroyablement teigneuse. Sauvage. Une certitude en sortant de "Hyena" : on sera là pour le suivant.
Télérama - A partir de figures familières — l'inspecteur corrompu et alcoolique, les gros bras de la mafia de l'Est —, le cinéaste parvient à créer une ambiance à la fois nihiliste et électrique, mélange détonant d'adrénaline et de désespoir.
Critikat - Pour en arriver à un ultime et vrai moment de trouble, il faut passer par de longs moments de suspicion concernant la position du cinéaste vis-à-vis de la violence et du sordide qu’il filme.
Ciné chronicle - Un plaisir de cinéma sans concession, bien trop rare dans le panorama actuel, signé par un réalisateur britannique assurément à suivre.