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The Smell of us

France - 2014 - 1h28
sorti en France le 14 janvier 2015
interdit aux moins de 16 ans avec avertissement
film - film francophone
de

Larry Clark

scénario : Mathieu Landais, Larry Clark
direction de la photographie : Hélène Louvart
musique ou chansons : Howard Paar
avec : Lucas Ionesco (Math), Diane Rouxel (Marie), Théo Cholbi (Pacman), Hugo Behar-Thinières (JP), Ben Yaiche Ryan (Guillaume), Adrien Binh Doan (Minh), Maxime Terin (Toff), Valentin Charles (ami de Toff), Niseema Theillaud (Catherine), Dominique Frot (mère de Math), Philippe Rigot (vieux client), Valérie Maës (belle-mère de JP), Jean-Christophe Quenon (père de JP), Laurence Bibot (mère de Marie), Jean de Loisy (lui-même), Marc Zaffuto Fechoz (client mécontent)Rad Hourani (lui-même), Christophe Beudet (serveur), Larry Clark (rockstar et fétichiste), Michael Pitt (le guitariste)
séances : semaine du mercredi 6 mai 2015
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "lutte contre l’homophobie" - 12 mai à 18h30 - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "My two daddies") - séance présentée par Hidden circle
séances : semaine du mercredi 13 mai 2015
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
16:00
16:00
16:00

synopsis

Math, Marie, JP et d'autres sont des lycéens de la Capitale. La rue est leur terrain de jeu, surtout derrière le palais de Tokyo, où ils côtoient l'art sans le voir. Planche de skate dans une main, pétards et bières dans l'autre, ils se filment et se provoquent, se touchent et se trahissent. Dans leurs pulsions les plus extrêmes, certains d'entre-eux se prostituent, d'autres se droguent. Ils draguent aussi sur Internet. Issus de milieux aisés, ils ne sont pas moins victimes et symboles d'une jeunesse en perdition, livrée à elle-même dans un monde où sexe et argent sont rois, gaspillés ou non, et inéluctablement liés à des trajets familiaux chaotiques...

notes de production

Fidèle à lui-même, Larry Clark fait à nouveau appel à des comédiens débutants pour incarner les jeunes skateurs de The Smell of us.

Après la sortie de son dernier film Marfa girl (1) en streaming payant sur son site internet, Larry Clark a utilisé le système du crowdfunding (financement participatif sur internet) (2) pour compléter le financement de The Smell of us.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Marfa_Girl
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_participatif

En 2010, une rétrospective de l’œuvre photographique et cinématographique de Larry Clark est organisée au Musée d’art moderne de la ville de Paris (3). C’est à cette occasion que le cinéaste découvrit non loin du musée le parvis du Palais de Tokyo (4)qui est l’un des spots de skateboard les plus importants de la capitale de France. Intrigué par cet endroit qui rassemble une partie de la jeunesse parisienne, Larry Clark décida d’en faire le lieu de son prochain film. Larry Clark fait la rencontre d’un jeune poète nantais du nom de S.C.R.I.B.E alias Mathieu Landais. Le réalisateur décide alors de lui confier la rédaction du scénario de The Smell of us.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%27art_moderne_de_la_ville_de_Paris
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_Tokyo

Avec The Smell of us et comme dans la plupart de ses autres films, Larry Clark a voulu rendre hommage à la jeunesse : montrer sa naïveté, son désarroi, ses égarements et plus encore qu’auparavant à sa solitude, indique le réalisateur. Néanmoins, dans ce film, Larry Clark filme une certaine jeunesse parisienne avantagée socialement, venant des beaux quartiers mais naviguant dans la même incertitude et le même désarroi.

Larry Clark voulait faire un film sur la jeunesse à l’heure des nouvelles technologies en parlant du rapport que ces jeunes ont avec ces médias et les problèmes qui en découlent : ces adolescents ont en commun de maîtriser mieux que quiconque les nouvelles technologies, mais ces enfants d’Internet, nés avec un joystick entre les doigts, ont été largués par les adultes, ils jouent les affranchis, peuvent être cruels, mais ce sont des victimes, précise le cinéaste.

Larry Clark apparaît dans deux rôles différents dans le film. Ce n’était pas le souhait initial du réalisateur mais il a dû se résoudre à le faire quand deux acteurs ne se présentèrent pas : plutôt que d’arrêter le film, j’ai dû me lancer, indique-t-il.

Il existe une deuxième version du film où l’on voit Larry Clark en metteur en scène dialoguant avec les acteurs : avec cette version de The Smell Of us, je brise le quatrième mur. Je n’ai jamais vu personne le faire auparavant. Cette version plus "arty" va sortir également, précise le réalisateur.

Le personnage de Toff, qui passe son temps à filmer tout et tout le monde est en réalité un alter-ego du réalisateur Larry Clark. Ce protagoniste renvoie d’ailleurs aux débuts du cinéaste quand il était alors photographe dans les années 50. Larry Clark voit d’ailleurs The Smell of us comme un autoportrait et le considère comme son film le plus important car il est la somme de tous les autres.

Nombre de scènes de skateboard ont été tournées près du palais de Tokyo (16e arrondissement de Paris), sur les terrasses, dans les escaliers et autour des bassins de la fontaine du palais de Tokyo. Larry Clark retrouvait ainsi le Musée d’art moderne de la ville de Paris (situé dans le palais de Tokyo) où une rétrospective lui avait été consacrée du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011. Un des acteurs, Lukas Ionesco (fils d’Eva Ionesco (5)), déclare aux Inrocks : Larry a perdu le contrôle, il est devenu barge ! Il précise être sorti de cette expérience lessivé et abattu.
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_Ionesco

Entretien avec Larry Clark
Quelle est la genèse du film ?
J’étais à Cannes en 1995 où je présentais mon film Kids (6) et c’est à ce moment-là que m’est venue l’idée de faire une fiction sur la jeunesse française. J’en ai parlé à différents producteurs qui ont tous été absolument unanimes. Ils m’ont certifié que je ne pouvais pas faire le film car je n’étais pas Français. Ça m’a pris vingt ans pour relever le défi ! Paris est ma ville préférée au monde, je rêvais d’y tourner. La production est entièrement française, au même titre que le casting...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/the-smell-of-us-drame,298685-note-121576
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Kids_%28film,_1995%29

Larry Clark
Né le 19 janvier 1943 à Tulsa (Oklahoma).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Clark

Hélène Louvart
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Louvart

Dominique Frot
Née le 23 août 1962 à Rochefort.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Frot

Niseema Theillaud
http://fr.wikipedia.org/wiki/Niseema_Theillaud

Valérie Maës
http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Ma%C3%ABs

Michael Pitt
Né le 10 avril 1981 à West Orange (New Jersey).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Pitt

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Testament nu et fragile d’un cinéaste qui ravive les premières flammes de son œuvre punk tout en s’abandonnant à un horizon plus autobiographique et introspectif.
Chronic'art - Jamais le réalisateur de "Bully" n’avait à ce point laissé libre cours à son pessimisme cafardeux : aussi paumé que ses personnages, "The Smell of us" est un haïku anguleux et sans espoir, un catalogue de corps fatigués et d’âmes déjà lasses.
Critikat - "The Smell of us" rappelle pourtant que la radicalité n’est pas seulement affaire de provocation ou de posture, mais peut être au contraire synonyme d’une liberté retrouvée.
Le Monde - La grande plasticité de "The Smell of Us" frappe. (...) Avec acuité, il (Larry Clark) capte la dépendance aux réseaux sociaux et les dangers du vortex numérique.
Fiches du cinéma - “The Smell of us” est un film âpre, dur, prenant, qui alterne dans la confusion d'un scénario devenu bancal à force d'être remanié, le meilleur et le pire - avec une énergie assez déroutante.
Le Nouvel obs - En résulte un malaise vertigineux et un envoûtement dont le sommet, une interminable séquence de succion d’orteils sales par un client fétichiste incarné par Clark lui-même, pourrait rendre jaloux Bunuel et Lynch.
Tf1 news - On goûtera les outrances stylistiques selon sa sensibilité mais le réalisateur de Ken Park n'a rien perdu de sa fougue, encore mû par l'envie de montrer comment sa génération égoïste sacrifie la jeunesse, de filmer des corps ado en mouvement ou en panne et de raconter une sexualité nouvelle.
Cahiers du cinéma - Depuis combien de temps un film n’a-t-il pas scellé aussi exactement une vérité de l’émotion ? "The Smell of Us" appartient à ces films rares qui reconfigurent tout lorsqu’on les voit : on en sort en se disant que c’est pour cela qu’on va voir des films.