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Inupiluk + Le Film que nous tournerons au Groenland

France - 2014 - 1h06
sorti en France le 25 février 2015
Prix Jean Vigo 2014 - Prix du public festival Clermont-Ferrand 2014 - Nommé pour les César 2015
documentaire - film francophone
de

Sébastien Betbeder

scénario : Sébastien Betbeder
direction de la photographie : Sébastien Godefroy
musique ou chansons : Roman Dymny
avec : Thomas Blanchard (Thomas), Thomas Scimeca (Thomas), Ole Eliassen (Ole), Adam Eskildsen (Adam), Gaëtan Vourc'h (M. Tanner)
séances : semaine du mercredi 22 avril 2015
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
18:30
20:40
18:30
18:30

synopsis

"Inupiluk" : ce soir, comme 2 ou 3 fois par semaine, Thomas rejoint Thomas au café, là où ils ont leurs habitudes. Mais l’esprit de Thomas est ailleurs : son père, explorateur, immobilisé suite à un accident, l’a chargé d’accueillir ses amis inuit Ole et Adam pour leur 1ère visite à Paris, leur 1ère sortie hors du Groenland… - "Le film que nous tournerons au Groenland" : Sébastien Betbeder et ses comédiens Thomas Blanchard et Thomas Scimeca se donnent rendez-vous pour imaginer le scénario du film qu’ils tourneront dans un an au Groenland, à Kullorsuaq ; une suite à "Inupiluk" !

notes de production

Inupiluk signifie gangster en inuit.

Tout s’est passé très vite pour mettre en place le projet d’Inupiluk. En effet, désireux depuis longtemps de faire venir des chasseurs inuits (1) en France, Nicolas Dubreuil (2) (frère du producteur du film) a parlé avec le réalisateur Sébastien Betbeder qui lui a proposé de l’aider à mener à bien son idée. Peu enclin à réaliser un documentaire, le cinéaste a alors proposé à Nicolas un scénario de fiction. Deux semaines plus tard, les deux Inuits sont arrivés à Paris et le court-métrage a été tourné.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Inuits
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Dubreuil

C’est la première fois qu’Ole Eliassen et Adam Eskildsen, les deux Inuits du film, quittaient le Groenland pour venir en France. Lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils souhaitaient faire, ils ont évoqué trois choses : voir des animaux (le Groenland ne regroupant essentiellement que des ours et des phoques), marcher dans la forêt (afin de voir des arbres) et se baigner dans la mer (celle-ci étant bien trop froide au Groenland). Les émotions que l’on peut voir sur le visage des deux hommes dans le court-métrage sont donc bien les leurs face à ces nouvelles expériences.

Afin de réaliser Inupiluk, Sébastien Betbeder a fait appel à une équipe réduite de cinq personnes, pour rester dans la logique d’un film léger. L’équipe comptait ainsi un chef opérateur, un ingénieur du son/perchman, un assistant, un régisseur et le réalisateur.

Si toutes les scènes du film où Thomas et Thomas sont ensemble ont été écrites en avance, celles où ils rencontrent les Inuits ont été majoritairement improvisées. En effet, si des pistes de dialogues ont été mises en place, il était difficile d’imposer un texte à deux étrangers qui ne parlent pas français et découvrent le pays pour la première fois.

De plus en plus, les films à petit budget font appel à la générosité du public pour financer leur réalisation. C’est le cas d’Inupiluk qui, via la plateforme Ulule (3), a demandé au public sa contribution pour tourner le film (pour le paiement des acteurs, des hôtels, des déplacements et du matériel).
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ulule

Grâce à Inupiluk, Sébastien Betbeder a reçu carte blanche de la part de l’atelier de création de France culture (4) pour réaliser un film de son choix. Le cinéaste pense alors à un film se passant au Groenland (5), chez Ole et Adam. Mais avant de réaliser ce film, il a décidé, dans la même optique de fiction/documentaire utilisée dans Inupiluk, de réaliser un moyen-métrage sur la préparation du projet au Groenland, intitulé : Le Film que nous tournerons au Groenland. Il explique : je décide alors d’un programme en partie scénarisé, fait de déambulations dans le quartier de Ménilmontant (6) et de situations propices à la discussion, dans le but réel de poser les bases du scénario du long métrage.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/France_Culture
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Groenland
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1006

Après Inupiluk et Le Film que nous tournerons au Groenland, Sébastien Betbeder tournera Le Voyage à Kullorsuaq, qui se passera dans le village d’Ole et Adam où les deux Thomas iront découvrir la civilisation des Inuits.

Le prix Jean-Vigo
Récompense cinématographique française décernée depuis 1951, créée par Claude Aveline (7), en hommage au réalisateur Jean Vigo (8).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Jean-Vigo
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Aveline
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Vigo

Le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand
Festival de cinéma consacré au film court, ouvert au grand public, qui se tient annuellement dans la capitale arverne. En nombre d’entrées, c’est probablement le plus important festival consacré au court métrage dans le monde. En France, c’est le deuxième festival de cinéma après le Festival de Cannes pour la fréquentation (public et professionnels).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_court_m%C3%A9trage_de_Clermont-Ferrand

Entretien avec Sebastien Betbeder
Comment est née l’idée d’"Inupiluk" ? Comment s’est-elle développée jusqu’à former "Le Film que nous tournerons au Groenland" ?
Nous sommes à la fin du printemps 2013 et Nicolas Dubreuil, le frère de mon producteur, m’annonce que dans trois semaines, Ole et Adam, deux de ses meilleurs amis inuits, viendront en France pour une dizaine de jours. Nicolas est explorateur et vit la moitié de l’année à Kullorsuaq, un des villages les plus excentrés du Groenland. Ole et Adam n’ont jamais quitté Kullorsuaq. Nicolas me demande si je suis intéressé par la réalisation d’un film sur cette expédition inédite. Je lui dis que je ne me sens pas la légitimité de faire un documentaire, mais lui propose de créer, à partir de cette venue, une fiction. Une fiction où le réel aurait la première place. Nicolas accepte la proposition. Il ne me reste que peu de temps pour imaginer ce que sera ce film. Je décide alors d’inviter deux comédiens, Thomas Blanchard et Thomas Scimeca, à participer au projet. J’écris en deux semaines la trame d’un scénario les mettant en scène face à deux chasseurs d’ours débarquant pour la première fois à Paris. Quand Ole et Adam atterrissent à l’aéroport de Roissy, nous ignorons si nous sommes prêts. Nous n’avons pas le temps de réfléchir. Ainsi commence le tournage du moyen-métrage qui deviendra Inupiluk...
En savoir plus sur http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/inupiluk-les-films-que-nous-tournerons-au-groenland-drame,334041#kYpzUgpahkcTydLF.99

Sébastien Betbeder
voir fiche du film Les Nuits avec Théodore
http://www.citebd.org/spip.php?film1009

Sébastien Godefroy
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/358743/sebastien-godefroy

Roman Dymny
http://www.imdb.com/name/nm1312923/

Thomas Blanchard
voir fiche du film Lulu, femme nue
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Blanchard

Thomas Scimeca
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/391558/thomas-scimeca

extrait(s) de presse

Fiches du cinéma - Prologue et promesse d'un futur film, ces deux moyens métrages dégagent un charme, une liberté et un humour indéniables.
Libération - Comme dans ses films précédents, depuis ses premières œuvres courtes, Betbeder démontre encore ici combien son inspiration peut s’élever soudain et accéder à une délicatesse remarquable dès qu’il s’attelle à capter et transcrire à l’image quelques secrets de l’intangible.
àVoir-àLire - Si "Inupiluk" séduit par ces petits riens qui forment un regard plus profond qu’il n’y paraît, "Le Film que nous ferons au Groenland" recourt à un dispositif qui trouve vite sa limite. Mais les voir à la suite constitue une expérience intéressante et, par moments, jubilatoire.
Les Inrocks - Fiction et documentaire se renvoient librement la balle, et d'une petite graine bourgeonne bientôt un film de poche mû par une croyance enfantine dans le voyage et le récit. Tout va plus vite, mais un certain sens du périple rend ces trente minutes de comédie à peu près odysséennes.
Positif - C'est charmant, faussement naïf, un rien roublard, et au final assez inoffensif.
Télérama - En attendant "Voyage à Kullorsuaq", beaux exercices de style que ces deux vrais faux brouillons.
Time out Paris - Plutôt que d’aller à la rencontre du hasard, de chercher à le provoquer, Betbeder laisse celui-ci le surprendre, avec, à la clef, toute la poésie et le flottement que cet abandon peut engendrer.
Critikat - "Inupiluk" de Sébastien Betbeder, court métrage nommé cette année aux César, se révèle être une comédie douce-amère...