Une histoire américaine - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > Une histoire américaine

Une histoire américaine

France - 2014 - 1h26
sorti en France le 11 février 2015
film - film francophone
de

Armel Hostiou

scénario : Vincent Macaigne, Armel Hostiou, Léa Cohen
direction de la photographie : Mauro Herce
musique ou chansons : Arcan, Thomas De Pourquery, Frank Williams and the ghost dance, Babx
avec : Vincent Macaigne (Vincent), Kate Moran (Barbara), Sofie Rimestad (Sofie), Murray Bartlett (Murray), Audrey Bastien (Louise), Jean Lebreton (le père)
séances : semaine du mercredi 22 avril 2015
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
16:15
18:30
21:00

synopsis

Par amour, Vincent a suivi Barbara à New York. Mais elle ne veut plus de lui. Obsédé par l'idée de la reconquérir, il décide d’aller jusqu’au bout…

notes de production

Désireux de retravailler avec Vincent Macaigne, Armel Hostiou a profité que l’acteur soit libre au moment où il devait aller à New York pour lui proposer de tourner avec lui. Le cinéaste a alors rejoint Vincent Macaigne à Grenoble où une ébauche de scénario a été travaillée. Mais c’est dans l’avion, puis sur place, que le film s’est petit à petit construit. Ainsi, Vincent Macaigne s’est lancé dans l’aventure sans réellement savoir de quoi il retournerait.

Le tournage d’Une histoire américaine a duré vingt jours, grâce à l’efficacité d’une petite équipe.
Si beaucoup de scènes ont été écrites à l’avance, l’équipe du film a tourné plusieurs fois à l’arrachée, avec un appareil photo, directement dans les rues et le métro de New-York, sollicitant des personnes dans la rue.

Au départ, Armel Hostiou souhaitait que le rôle de la copine soit joué par Eleonore Hendricks (1). Mais l’actrice n’ayant pas pu se libérer, le cinéaste a dû partir à la recherche d’une autre actrice. C’est au détour d’une rue, dans une école de théâtre, qu’il a rencontré Sofie Rimestad, une jeune Danoise de passage à New-York.
(1) http://www.imdb.com/name/nm0376720/

Une histoire américaine était à l’origine un court-métrage intitulé Kingston avenue (2), tourné durant l’hiver 2012. Mais voyant que le film avait le potentiel de devenir un long-métrage, Armel Hostiou a écrit une seconde partie avec Vincent Macaigne, qui a été tournée à l’été 2013.
(2) http://www.arte.tv/fr/kingston-avenue-d-armel-hostiou/184414,CmC=7592606.html

Entre le premier tournage et le deuxième, Vincent Macaigne a perdu énormément de poids. Armel Hostiou a justifié ce changement par une ellipse temporelle entre la première partie, où son personnage est dans l’espoir de retrouver sa petite amie et la deuxième où il s’est résigné.

L’entêtement et l’obsession sont les thèmes centraux du film. D’ailleurs, le titre anglais reflète bien ces thématiques puisqu’Une histoire américaine a été traduit par Stubborn, qui signifie l’entêté. Armel Hostiou explique : la question de l’obsession me parle beaucoup. Pas seulement parce que faire des films en demande une sacrée dose. Et pas seulement l’obsession amoureuse. J’aimais l’idée que l’obsession pour cette femme soit aussi une obsession pour un lieu, un espace. Quand l’obsession vire à la pathologie, quand l’entêtement bascule de la comédie vers la tragédie.

Après Tonnerre (3), Vincent Macaigne endosse à nouveau le rôle d’un homme qui tente désespérément par tous les moyens de récupérer son ancienne petite amie.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1214

Entretien avec Armel Hostiou
Quand vous partez à New York la première fois, avez-vous en tête des exemples américains particuliers ? Vous parliez des frères Safdie (4) .
Certains de leurs films m’avaient marqué par leur entrain, leur enthousiasme dans la façon de travailler, notamment The Pleasure of being robbed (5). Mais l’idée était plutôt de jouer avec le fait d’être Français dans une ville très singulière, un endroit à part aux États-Unis, où se retrouvent des gens venus des quatre coins du monde.
Lorsqu’on arrive là-bas, ce n’est pas exactement l’Amérique qu’on rencontre : en tant qu’étranger, on est toujours un peu New-Yorkais. L’amour que j’ai pour cette ville touche d’ailleurs souvent à ce qui n’est pas proprement américain. Et je pense que le cinéma new-yorkais de ces dernières années est de la même manière pétri de cinéma européen, français en particulier. Après le tournage, je suis resté quelques temps à New York pour travailler sur le projet de vidéo de danse. Quand je suis rentré en France, la sortie de Rives (6) m’a occupé pendant plusieurs mois. Je me suis ensuite lancé dans le montage avec Nicola Sburlati (7) et cela a donné le court-métrage Kingston avenue, qui a été présenté en festivals puis été acheté par Arte (8), ce qui nous a permis de rembourser les sommes engagées. Mais j’avais toujours l’impression qu’il y avait une matière à creuser. Je me suis dit que ça valait la peine d’organiser un second tournage pour en faire un long métrage. L’idée était de creuser une certaine noirceur qui avait germé lors du premier tournage. J’ai réécrit cette deuxième partie avec Vincent et Léa Cohen, une amie scénariste, et nous sommes repartis avec la même petite équipe à New York. Le premier tournage s’était déroulé en hiver 2012, et le second a débuté en été 2013...

http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/une-histoire-americaine-comedie-romantique-comedie-dramatique,334282-note-122228
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_Safdie
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Pleasure_of_Being_Robbed
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rives_(film)
(7) http://www.imdb.com/name/nm4177241/
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Arte

Armel Hostiou
Né en 1976 à Rennes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Armel_Hostiou

Léa Cohen
http://www.femis.fr/index.php?page=fiche_ancien&id_ancien=5147

Mauro Herce
http://www.imdb.com/name/nm1761501/

Babx
http://fr.wikipedia.org/wiki/Babx

Vincent Macaigne
voir fiche du film Tristesse club
http://www.citebd.org/spip.php?film1288

Kate Moran
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/302286-kate-moran.html

Murray Bartlett
Né le 20 mars 1971 à Sydney.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Murray_Bartlett

Audrey Bastien
voir fiche du film La Braconne
http://www.citebd.org/spip.php?film1286

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Une belle comédie aux registres variés, portée par des acteurs convaincants.
Culturopoing - Loin de tout formalisme ou esthétisme la mise en scène installe un effleurement du réel très libre, s'attachant au visage de son interprète dont la fragilité se métamorphose au cours du film en un bloc substantiel de rejet de l'existence.
Paris match - Vincent refuse d'oublier Barbara, Vincent rejette la possibilité d'une nouvelle vie - rayonnante Sofie Rimestad - et Vincent répudie son entourage, sa propre existence. Une interprétation borderline mais tellement juste.
Télérama - L'antihéros volubile et attachant s'est enfermé dans le mutisme et la ­dépression. Le film perd au passage un peu de légèreté, mais il gagne en intensité. (...) Grâce à la manière libre, fluide, du jeune réalisateur, qui excelle à saisir la solitude de ses personnages perdus dans la grande ville.
Critikat - Quatre ans après "Rives", où Paris était déjà un personnage à part entière, Armel Hostiou confirme un talent singulier pour s’approprier les espaces urbains, ici New York, et en filmer l’aliénation inhérente.
Fiches du cinéma - Si “long métrage avec Vincent Macaigne” est le nouveau label qualité française, il est à encore constater que l'acteur apporte à un récit mineur l'épaisseur d'une humanité complexe, qu'A. Hostiou “illumine” d'une noirceur très profonde.
Libération - Celles et ceux qui ont déjà vu Vincent Macaigne au cinéma (...) devineront trop aisément la facilité avec laquelle le comédien épouse ici les contours d’une figure dont il reconduit de film en film (...). De chaque plan (serré) ou presque, tuméfié, ivre, lessivé, l’acteur parvient toutefois à entraîner l’errance romantique potentielle (...).
Time out Paris - Bricolé en quelques jours avec un budget dérisoire et porté à bout de bras par un Vincent Macaigne omniprésent à l’image et coscénariste du film, "Une histoire américaine" fait preuve d’une fraîcheur assez immédiate, qui tient largement à ses marges d’improvisation à travers les rues, les rames de métro ou les bars de nuit de New York.