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Wajma, une fiancée afghane

Afghanistan, France - 2013 - 1h26
sorti en France le 27 novembre 2013
Programmation Acid Cannes 2013 - Prix du meilleur scénario Sundance 2013 - Représentant l'Afghanistan Oscar 2014 (meilleur film en langue étrangère)
film - version originale sous-titrée en français
de

Barmak Akram

scénario : Barmak Akram
direction de la photographie : Barmak Akram
musique ou chansons : Mathieu Chédid, Barmak Akram, Susheela Raman
avec : Wajma Bahar (Wajma), Mustafa Abdulsatar (Mustafa), Hadji Gul (père de Wajma), Breshna Bahar (mère de Wajma), Assib Ibrahim (Assib, frère de Wajma), Tahera Hashemi (Tahera, amie de Wajma)
séances : semaine du mercredi 8 avril 2015
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
20:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "Quand les femmes font leur cinéma" en présence de Wajma Bahar - soirée organisée en partenariat avec "Femmes solidaires" - tarif unique 3,50 €

synopsis

Wajma, adolescente afghane, vit librement à Kaboul et se prépare à des études supérieures lorsqu’elle tombe sous le charme de Mustafa, jeune serveur qui semble très amoureux d’elle. Ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent. Mais un jour, une nouvelle remet en cause leur relation et provoque le retour du père de Wajma…

notes de production

Second long-métrage de Barmak Akram (après L’Enfant de Kaboul) (1), Wajma, fiancée afghane, offre un portrait inattendu de l’Afghanistan contemporain. En racontant d’abord une jolie histoire d’amour puis le drame qu’elle génère, le film interroge la position problématique de ceux qui, dans ce pays, ont un pied dans la modernité. Bien construit, élégamment mis en scène, servi par des comédiens qui interprètent très justement des personnages forts, c’est subtilement et avec une belle limpidité que le film rend sensible une situation complexe...
Marion Pasquier in Critikat
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film7

Wajma est une histoire d’amour à la fois douce et violente. C’est une pulsion de vie qui se libère spontanément de toutes les déterminations sociales. Le film nous fait goûter la fraîcheur d’une jeunesse pleine des couleurs printanières, qui a envie d’oublier que les résidus de la guerre peuvent exploser à tous moments. Mais comment parler de la liberté, alors qu’on est emprisonné dans sa propre culture ?
Reza Serkanian (cinéaste)
http://www.lacid.org/wajma-une-fiancee-afghane

A travers Wajma, fiancée afghane, le réalisateur Barmak Akram se fait le défenseur des droits de la femme, pas seulement en Afghanistan mais partout dans le monde : au début du projet, j’ai visité une unité de soins pour grands brûlés à Kaboul, pour savoir pourquoi des femmes s’immolent par le feu. C’est de plus en plus fréquent. Chaque année environ 500 femmes ont recours à ce procédé extrême en Afghanistan. La plupart du temps suite à une histoire d’amour déçue, ou à un mariage forcé avec un homme qu’elles n’aiment pas. (…) La violence endurée par les femmes est le sujet majeur de Wajma, une fiancée afghane.

L’acteur Hadji Gul, ici le père de Wajma, retrouve le réalisateur afghan Barmak Akram après avoir incarné Khaled, le rôle principal dans L’Enfant de Kaboul.

A l’image de l’artiste complet qu’il est (parolier, musicien, plasticien, etc.), Barmak Akram multiplie les métiers dans Wajma, une fiancée afghane, puisqu’il est à la fois scénariste, producteur, metteur en scène, directeur de la photographie, compositeur et monteur. Rien que ça !

Wajma, une fiancée afghane fait partie de la programmation de l’Acid (2) de Cannes (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion) et a remporté le prix du meilleur scénario au Festival du film de Sundance (3).
(2) http://www.lacid.org/
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_du_film_de_Sundance

Bien qu’habitant Paris, Barmak Akram ne cache pas son attachement pour sa ville natale. La capitale de l’Afghanistan, déjà au centre de son documentaire Les Clowns à Kaboul et de son premier long métrage L’Enfant de Kaboul, devient ainsi, une nouvelle fois, le théâtre d’un drame.

Ne disposant pas d’un budget considérable, seulement cinq personnes, dont le réalisateur, ont participé à la réalisation du film. Ainsi, Mustafa Abdulsatar, acteur principal, s’improvisait maquilleur tout comme le cinéaste s’improvisait coiffeur ou cuisinier.

Entretien avec Barmak Akram
A quelles difficultés avez vous dû faire face lors du tournage ?
C’est le problème financier qui m’a le plus préoccupé. Quand j’ai commencé le film, je ne savais pas si je pourrais aller au bout. A la fin, j’ai dû emprunter de l’argent. Je voulais faire ce film avec des fonds afghans, qu’il ne soit pas financé par la France ou un autre pays. Je voulais que Wajma, une fiancée afghane soit un film 100% afghan, ce qui était un challenge financier supplémentaire. Comme les autorités afghanes n’investissent pas dans la production de films, j’ai dû tout financer par moi même...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/wajma-une-fiancee-afghane-drame,273092

Barmak Akram
http://www.imdb.com/name/nm0015533/

Mathieu Chédid
Né le 21 décembre 1971 à Boulogne-Billancourt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Chedid

Susheela Raman
Née à Londres le 21 juillet 1973.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Susheela_Raman

extrait(s) de presse

Critikat - Bien construit, élégamment mis en scène, servi par des comédiens qui interprètent très justement des personnages forts, c’est subtilement et avec une belle limpidité que le film rend sensible une situation complexe...
Elle - C’est une histoire de déminages : celui, mené par le père de Wajma, de l’Afghanistan après la guerre, et celui d’une histoire d’amour...
Le Monde - "Wajma, une fiancée afghane" : le combat d'une Afghane pour le simple droit à aimer...
Fiches du cinéma - Barmak Akram met formidablement en scène, dans une société totalement rétrograde, un violent bal de faux-semblants entre un père, sa fille et son amoureux...
Les Inrocks - Tout y est juste, bien que dramatiquement cela reste succinct. Un petit peu rapide donc, mais réaliste, révélateur du climat et du poids de la chape de plomb morale qui pèse sur la société afghane...
L'Humanité - L’équilibre est intelligemment retenu, visant à nous faire sentir à la fois que nous pourrions être n’importe où mais que nous sommes bien là-bas hic et nunc. (...) On avait admiré "L’Enfant de Kaboul", premier long métrage du réalisateur, nous récidivons avec ce nouveau titre...
Positif - Loin des clichés télévisuels, "Wajma" a le mérite de nous proposer un autre visage de Kaboul (...)
Télérama - "Wajma", plaidoyer contre les violences faites aux femmes, se déroule en deux temps. C'est, d'abord, une histoire d'amour clandestine entre une future étudiante et un serveur, à Kaboul (...).