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Husbands

ciné répertoire
Usa - 1970 - 2h10
sorti en France le 24 mars 1972
film - version originale sous-titrée en français
de

John Cassavetes

scénario : John Cassavetes
direction de la photographie : Victor J. Kemper
musique ou chansons : Ray Brown
avec : Ben Gazzara (Harry), John Cassavetes (Gus Demetri), Peter Falk (Archie Black), Jenny Runacre (Mary Tynan), Jenny Lee Wright (Pearl Billingham), Noelle Kao (Julie), John Kullers (Red), Meta Shaw Stevens (Annie), Leola Harlow (Leola), Dolores Delmar (la comtesse), Eleanor Zee (Mme Hines), Claire Malis (femme de Stuart), Peggy Lashbrook (Diana), Eleanor Gould (Normandy), Sarah Felcher (Sarah)
séances : semaine du mercredi 1er avril 2015
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
21:00*
séance spéciale :
* 7 avril - ciné mardi : "parlons d’images" - 17h45 : rencontre avec André S. Labarthe, projection du "Cinéaste de notre temps" consacré à John Cassavetes, conférence d' A.S Labarthe et échange avec le public - 20h15 : cocktail pour tous - 21:00 : "Husbands" tarif unique 3,50 € - soirée organisée sur une proposition de l’Eesi, en partenariat avec le Pôle Image Magelis, le Pôle régional d'éducation artistique et de formation au cinéma et à l'audiovisuel, le Réseau Canopé de la Charente.

synopsis

Trois quadragénaires, le publicitaire Harry, le journaliste Archie et le dentiste Gus, à la tête de familles apparemment sans histoire, apprennent la mort de leur quatrième ami, Stuart. Après l'enterrement, ils ne peuvent se quitter et se lancent dans une nuit de dérive dans le métro, sur un terrain de sports, dans une piscine, pour échouer dans l'habituel bar de nuit où interminablement ils boivent. Le lendemain, ils tentent, en vain, de reprendre la vie quotidienne, et sur un coup de tête de Harry, ils décident de tout plaquer là et de partir pour Londres...

notes de production

Qu’est ce que le cinéma ?
S’il me fallait, d’un mot , désigner ce qui, depuis plus de cinquante ans,
ne cesse de me hanter - et de m’occuper - oui, cette question, empruntée à André Bazin, est devenu ma question. Cette question, en effet, je n’ai, en cinquante ans, cessé de la tourner en tous sens et d’en multiplier les points d’application. Je peux même dire qu’elle m’a accompagné toute ma vie, depuis l’époque où , dans les années 50, j’ai rejoint la jeune équipe des "Cahiers du cinéma" réunie autour de Bazin, jusqu’à ces dernières années ou, grâce à Janine Bazin, la collection "Cinéma , de notre temps" s’est donnée pour tache d’en poursuivre et d’en développer les objectifs, par d’autres moyens. Désormais cette histoire s’écrit toute seule. Quant à moi, je n’ai renoncé à rien, mais j’ai découvert que le cinéma est partout et pas seulement au cinéma.

André S. Labarthe

André S. Labarthe et Hubert Knapp ont réalisé un très riche documentaire (tourné en 2 parties, 1965 et 1968), John Cassavetes, pour la série Cinéastes de notre temps (1), qui est pratiquement consacré au tournage de Faces.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cassavetes_%28documentaire%29

Husbands a pour sous-titre A comedy about life, death and freedom (une comédie sur la vie, la mort et la liberté).

Il s’agit du premier film en couleurs de John Cassavetes. De même, c’est le premier de ses films où tourneront Peter Falk et Ben Gazzara, qui rejoindront définitivement l’équipe d’amis dans l’aventure cassavetienne. Pour leurs rôles, Anthony Quinn (2) et Lee Marvin (3) avaient d’abord été pressentis. C’est aussi la première fois que John joue dans un de ses films. Le film est très préparé, même si c’est en plusieurs phases fluctuantes, mais comporte une très longue scène d’improvisation où, dans le bar de nuit, les trois amis persécutent une femme (l’actrice, Leola Harlow, n’est manifestement pas prévenue de ce qui va lui arriver) en l’obligeant à recommencer à chanter sans cesse une chanson. Cassavetes ne peut retenir ses rires au second rang, on a pu y voir une sorte de métaphore des rapports entre l’acteur et son metteur en scène. De même, le personnage de la Comtesse (Dolores Delmar) dans le casino londonien est manifestement pris sur le vif.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Quinn
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lee_Marvin

Cassavetes et Gazzara se sont connus à New York, à l’époque où ils étaient deux jeunes acteurs sans le sou. Le réalisateur lui offrira le rôle principal de Meurtre d’un bookmaker chinois et le dirigera également dans Opening night (5). Falk incarnera l’époux de Gena Rowlands dans Une Femme sous influence (6), et tournera dans Big trouble (7), le dernier film du réalisateur (on peut ajouter un cameo dans Opening night). Il est par ailleurs le partenaire de Cassavetes dans deux films de gangsters, Les Intouchables (8) et Mikey and Nicky (9).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre_d%27un_bookmaker_chinois
The Killing of a chinese bookie est sorti en France le 19 avril 1978 sous le titre Le Bal des vauriens. Curieux choix d’autant que d’après mes souvenirs, il y avait effectivement quelques balles et quelques vauriens, mais de bal, nenni point, même si l’action se situait en grande partie dans une boîte de nuit. La critique parue dans la Saison cinématographique 78 était signée François Guérif (actuel directeur de la collection Rivages/Noir). http://fr.wikipedia.org/wiki/Rivages/Noir
Gilles Marchal
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Opening_Night
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Une_femme_sous_influence_%28film%29
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Trouble_%28film,_1986%29
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Intouchables_%28film%29
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikey_and_Nicky

En 1968, John Cassavetes recherche des financements pour Husbands. Cette année-là, il tourne en Italie avec Peter Falk dans Les Intouchables de Giuliano Montaldo. Ben Gazzara est, lui, à Prague pour jouer dans Le Pont de Remagen (10) de John Guillermin. Ayant réussi à réunir assez d’argent pour monter son film, Cassavetes recontacte ensuite Gazzara, désormais à Rome, où s’achève le tournage du film de Guillermin (en raison des manifestations qui agitent la capitale tchécoslovaque). Le cinéaste et Peter Falk rejoignent alors l’acteur dans la capitale italienne, et tous trois commencent les répétitions d’Husbands.
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Pont_de_Remagen

Comme souvent, John Cassavetes montera deux versions du film. Mais cette fois, ce ne sera pas pour obéir à des impératifs commerciaux, ou de producteurs, mais pour transformer ce qui était d’abord une comédie légère autour du personnage de Harry, en un drame plus grave avec trois protagonistes d’égale importance dramatique.
A l’origine, la durée de Husbands était de 2h34, mais le studio Columbia pictures (11) a exigé que John Cassavetes réduise la durée de son film. Pour gagner du temps, le cinéaste, qui a travaillé au montage pendant six mois (une des versions du film atteignait les 4 heures...) a conçu un générique très court, rassemblant tous les crédits sur un seul carton. Lors de sa sortie en 1970, le film ne durait plus que que 2h10.
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Columbia_Pictures

Initialement, John Cassavetes avait choisi Aldo Tonti (12), chef-opérateur entre autres de Fellini et Rossellini, qu’il avait connu sur le tournage de Rome comme Chicago (1968). Victor J. Kemper n’était alors que son remplaçant. Mais au bout de quelques jours de tournage, la barrière de la langue a obligé le cinéaste américain et le directeur de la photo italien à mettre un terme à leur collaboration. Kemper est alors devenu le chef-opérateur d’Husbands. Après cette première expérience, Kemper travaillera sur des films tels que Le Dernier nabab (13), Un Après-midi de chien (14) ou encore... Mikey and Nicky avec le duo John Cassavetes/Peter Falk.
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldo_Tonti
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Nabab_%28film%29
(14) http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_apr%C3%A8s-midi_de_chien

Pour jouer le rôle des enfants de Gus, qui apparaissent à la fin de Husbands, le réalisateur a fait appel à son fils Nick et à sa fille Alexandra. On retrouve la progéniture de John Cassavetes et Gena Rowlands dans plusieurs autres films, notamment Une Femme sous influence. On remarque également dans Husbands la présence de David Rowlands, frère de Gena.

Interrogé en 2001 par la revue Repérages, l’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin (15) confiait, à propos de John Cassavetes et Husbands : c’est vraiment lui qui m’a donné envie de faire du cinéma, alors que je n’y pensais pas. Husbands a été un gros déclencheur pour moi, c’est l’un de ces films où tu n’es plus pareil avant et après. A l’époque, j’étais assistant et très heureux de l’être (...) Et d’un seul coup, je découvre Husbands que je devais d’ailleurs systématiquement montrer par la suite à tous les metteurs en scène avec qui je devais travailler. Ce fut un déclic, non pas parce que c’était un cinéma facile à faire, mais pour tout ce que le film raconte, pour sa sensibilité, tellement proche de moi. Je me suis c’était ça qui me plaisait alors que je n’étais pas en phase, finalement, avec les trois quarts des films sur lesquels j’étais assistant.
(15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_St%C3%A9venin

Admirable scénario, admirable direction d’acteurs et admirable saisie de ce morceau de vie et de laideur par la caméra de Cassavetes qui sait aussi bien coller à la réalité d’un décor que capter les mouvements d’un visage. Une caméra qui, comme les trois principaux interprètes, réussit ce tour de force de jouer sur le double registre du reportage, du cinéma façon vérité et d’effets dramatiques solidement composés. La liberté du style de Cassavetes, dans Husbands comme dans les meilleurs de ses précédents films, permet de se référer à une forme de cinéma qui est sans doute la plus difficile à réussir : un cinéma d’improvisation maîtrisée. La plus difficile mais aussi, lorsqu’elle aboutit totalement comme c’est ici le cas, la plus superbe.
Guy Braucourt in Ecran 72 n° 5 (mai 1972)

Nouvelle preuve de l’enracinement d’un certain cinéma américain dans le trouble de la société qui l’entoure, ce film de Cassavetes (son cinquième), refuse les facilités d’un scénario démonstratif, de dialogues explicites au premier degré, d’une succession bien dosée de séquences éclairantes. Malgré la durée du film (2h10), le nombre des séquences est fort réduit et les comportements décrits prennent place dans un délai de 48 heures. Ses trois héros sont issus de la vie quotidienne des classes moyennes : niveau de vie aisé, résidence individuelle dans un quartier élégant, etc... Ils sont situés socialement, et surtout familialement et conjugalement...
La brièveté de ce compte rendu ne doit pas induire le lecteur en erreur. Nous tenons en Husbands un très grand film.
Daniel Sauvaget in La Revue du cinéma n° 261 (mai 1972)

Il y a certainement dans Husbands, une heure de trop. Comptons la au discrédit entier de John Cassavetes, qui visiblement a reculé devant le besoin urgent de se priver de quelques contorsions faciales, et celui de réfréner un peu ses partenaires. Auprès de ce film, n’importe quelle œuvre de Rouch (16) ou de Perrault (17) a la sérénité et la pureté d’une brume de Murnau (18).
Robert Benayoun in Positif n° 138 (mai 1972)
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rouch
(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Perrault
(18) http://www.citebd.org/spip.php?film1346

Husbands fonctionne donc suivant un type de règles qui définissent ce qu’on peut appeler le modernisme cinématographique : le sujet (érotique ou politique) ou l’écriture, ont pour fonction essentielle de donner des gages de rupture vis-à-vis des codes de représentation de l’idéologie dominante, permettant au spectateur mal à l’aise - idéologiquement seulement, et à un niveau encore obscur - au sein de sa classe (bourgeoise), de projeter ses fantasmes de rupture et de trouver un exutoire et un calmant (tout rentre dans l’ordre, et, surtout, on en reste au niveau idéologique et moral : il y a rejet total du sexuel comme du politique).
J. M. in Cinéma 72 n° 167 (juin 1972)

On se souviendra longtemps du concours de chansons dans un bar où la bière coule à flots, de la salle de jeux londonienne perturbée par l’exubérance des américains, des conquêtes amoureuses des trois amis...
Et ce n’est pas la moindre qualité de ce film que de préserver un miraculeux équilibre entre l’humour et la dérision. Si le film est souvent drôle il n’est jamais pleinement comique, s’il est amer il évite cette gravité convenue à laquelle d’autres films constats n’échappent pas. Malgré (mais aussi à cause de) la durée inhabituelle de ce film, le spectateur ressent profondément l’amertume de Cassavetes, mais aussi sa lucidité et son émotion.
D. S. in Saison cinéma 72

Au moment de la sortie de Husbands, John Cassavetes était l’auteur de quatre longs métrages. Mais le public le connaissait surtout pour sa performance d’acteur dans Rosemary’s baby (19). Ancien acteur de théâtre, de télévision et de cinéma (dès 1953 dans Taxi (20) de Greggory Ratoff), John Cassavetes avait imposé avec Shadows (21) un style personnel qui, refusant les lourds impératifs de la technique, misait essentiellement sur l’improvisation des interprètes à partir d’un mince élément de scénario. Avec Husbands, John Cassavetes a modifié cette manière de faire car le texte est écrit avec précision, ce qui n’exclut pas une entière liberté laissée aux acteurs pour qu’ils intègrent ce texte à leur personnalité. Ce parti-pris impose forcément l’utilisation de plans longs qui respectent le mieux possible la durée réelle d’une action condensée en quarante-huit heures...
Images et loisirs
(19) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosemary%27s_Baby_%28film%29
(20) http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxi_%28film,_1953%29
(21) http://fr.wikipedia.org/wiki/Shadows_%28film,_1959%29

Dans Husbands, les trois acteurs principaux sont Ben Gazzara, Peter Falk et moi. Il a fallu un an pour y penser, quatre mois pour le tourner e encore six mois pour le montage. Mais le plus important, c’est que le film a créé trois être aussi vivants que ses acteurs...
Depuis le début de Husbands, j’ai décidé que les acteurs n’allaient pas porter le chapeau, qu’ils ne seraient pas entravés ni amoindris par les embûches commerciales habituelles. Le contrat moral était d’être avec les acteurs, et les techniciens pouvaient aller se faire voir. A bas la technique, au diable les sensibilités, écrire n’a aucun sens, c’était ça le marché.
Chaque instant a été consacré à soutenir les acteurs et à diminuer l’importance de l’équipe.
Husbands, à cause de cela, a été l’expérience la plus pénible de a vie, mais tout bon film est une expérience, et tout film qui a quelque chose à exprimer doit être abordé de manière à avoir les coudées franches...
Je ne ferai plus jamais de film commercial. On ne peut pas payer quelqu’un pour sentir et s’investir. C’est morbide, c’est malsain. Si je peux, je ferai des films avec des non-professionnels, des gens qui peuvent se permettre de rêver d’une bien plus grande récompense, qui brûlent de participer à quelque chose de créatif sans savoir exactement ce que c’est. Ce que j’attends d’une équipe, c’est autant d’amour pour le film, l’histoire, les acteurs, et autant d’audace et d’invention que possible...

John Cassavetes in Positif n° 431 (janvier 1997)

John Cassavetes
voir fiche du film Love streams (torrents d’amour)
http://www.citebd.org/spip.php?film1408

Victor J. Kemper
voir fiche du film Pee Wee big adventure
http://www.citebd.org/spip.php?film404

Ray Brown
Né Raymond Matthews Brown le 13 octobre 1926 à Pittsburgh, décédé le 2 juillet 2002 à Indianapolis.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Brown

Ben Gazzara
Né Biagio Anthony Gazzara le 28 août 1930 à New York où il est décédé le 3 février 2012.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Gazzara

Peter Falk
Né le 16 septembre 1927 à New York, décédé le 23 juin 2011 à Beverly Hills.
Principalement connu pour son rôle du lieutenant Columbo dans la série tv...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Falk

Jenny Runacre
http://www.imdb.com/name/nm0750192/

Jenny Lee Wright
http://www.imdb.com/name/nm0496751/

John Kullers
http://www.imdb.com/name/nm0474658/

Meta Shaw Stevens
http://www.imdb.com/name/nm0789875/

Leola Harlow
http://www.imdb.com/name/nm0363361/

Dolores Delmar
http://www.imdb.com/name/nm0217553/

Eleanor Zee
http://www.imdb.com/name/nm0954169/

Claire Malis
http://www.imdb.com/name/nm0539732/

Peggy Lashbrook
http://www.imdb.com/name/nm0489533/

Sarah Felcher
http://www.imdb.com/name/nm0270905/

extrait(s) de presse

Dvd classik - La force du cinéma de John Cassavetes tient à la quête obsessionnelle d'une vérité émanant des êtres...
Ciné-club de Caen - "Une comédie sur la vie, la mort et la liberté" promet le carton du générique. C'est bien les limites de la liberté qui leur reste à vivre que vont tester Gus, Archie et Harry suite au décès prématuré d'un ami proche.
Télérama - "Husbands" est le film de la débauche, du flux permanent, et ce jusqu'à la bêtise et la folie. A revoir ce film, on est frappé par son caractère autant grossier que fraternel...
Mise au point - Considéré comme un film essentiel de la filmographie de l’auteur, étrangement, ce film a suscité peu d’analyses. Brouillant la frontière entre l’intime et le cinéma, il traverse les monographies comme une référence obligée qui contribuerait et confirmerait les analyses de tous les autres films. N’est-ce pas un des films qui nous livre Cassavetes au plus près, au plus juste, au plus vrai ?
Courte focale - Aussi parce qu’il est certainement le film le plus cruel et désespéré de Cassavetes, "Husbands" marque durablement.
Les Inrocks - Le plus précieux, dans "Husbands", c’est que Cassavetes donne l’impression de ne jamais tomber dans le politiquement correct, l’ironie ou le commentaire, et se maintient toujours dans l’ontologie...
Critikat - "Husbands" montre des hommes qui s’extraient de leur rôle de mari pour éprouver l’énergie de la vie et de la liberté. Toujours proche des problématiques du couple et des préoccupations et aspirations des classes moyennes, Cassavetes filme au plus près de ses personnages, interprétés par trois immenses acteurs...