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Queen and country

Gb - 2014 - 1h55
sorti en France le 7 janvier 2015
Quinzaine des réalisateurs Cannes 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

John Boorman

scénario : John Boorman
direction de la photographie : Seamus Deasy
musique ou chansons : Stephen McKeon
avec : Callum Turner (Bill Rohan), Caleb Landry Jones (Percy Hapgood), David Thewlis (sergent Major Bradley), Tamsin Egerton (Ophelia), Pat Shortt (soldat Redmond), Richard E. Grant (major Cross), Vanessa Kirby (Dawn Rohan), Aimee-Ffion Edwards (Sophie Adams), Miriam Rizea (Peggy), Sinéad Cusack (Grace Rohan), David Hayman (Clive Rohan), John Standing (grand-père George), Brían F. O'Byrne (Rsm Digby), David Michael Claydon (Jones), Julian Wadham (colonel Fielding), Tom Stuart (lieutenant Fortesque-Brown), Alfie Stewart (Henderson), Gerran Howell (Kitto), Dan Clucinschi (Lionel Barker), Edgar Nistor (Osbourne), Jonah Russell (Dr. Smythe), Adrian Nartea (Paul), Alister Austin (Matthews), Mihai Iliescu (sergent Gym), Simon Day (homme du MI5), Constantin Florescu (homme du MI5), Serban Cismarescu (médecin du camp militaire), Anisoara Doroftei (réceptionniste de l'hopital militaire), Andrei Gonczi (employé de la poste), Theodor Racorean (Robert), Maria Flacau (Linda), Paul Ansdell (présentateur du journal télévisé)
séances : semaine du mercredi 11 mars 2015
mercredi 11 jeudi 12 vendredi 13 samedi 14 dimanche 15 lundi 16 mardi 17
16:15
séances : semaine du mercredi 18 mars 2015
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
18:30
21:00
11:00
16:00
18:30

synopsis

1952. Bill Rohan a 18 ans et l’avenir devant lui. Pourquoi pas avec cette jolie fille qu’il aperçoit sur son vélo depuis la rivière où il nage chaque matin ? Cette idylle naissante est bientôt contrariée lorsqu’il est appelé pour effectuer deux années de service militaire en tant qu’instructeur dans un camp d’entraînement pour jeunes soldats anglais en partance pour la Corée. Bill se lie d’amitié à Percy, un farceur dépourvu de principes avec lequel il complote pour tenter de faire tomber de son piédestal leur bourreau : le psychorigide Sergent Major Bradley. Tous deux parviennent néanmoins à oublier un peu l’enfermement et la discipline à l’occasion de rares sorties. Mais leur est-il encore possible d’y rencontrer l’âme soeur ?

notes de production

Queen and country fait suite au film semi-autobiographique Hope and glory (La Guerre à sept ans) (1) réalisé par John Boorman en 1987. Le premier film suivait le destin d’un jeune garçon, Bill Rowan, qui subissait les affres de la Seconde Guerre mondiale dans une ville de Londres saccagée par les bombardements. Queen and country s’intéresse au sort de ce même garçon après la Seconde Guerre mondiale. Bill Rowan effectue alors son service militaire en Corée alors que la guerre y fait rage.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hope_and_Glory

Queen and country s’inspire directement de la vie du réalisateur John Boorman. Ce dernier déclare qu’à l’instar du personnage principal du film, il a été appelé deux ans sous les drapeaux comme tous les autres jeunes garçons de 18 ans en Grande-Bretagne. Il ajoute que de nombreux personnages ont été inspirés par des membres de sa famille et de ses amis de l’époque. L’histoire de Bill Rowan est donc très similaire à la sienne : tous les événements du film se sont déroulés de manière quasiment identique, conclut-il.

Si le film contient de nombreux éléments autobiographiques, John Boorman avoue avoir parfois transformé la réalité pour qu’elle soit plus cinégénique. Par exemple, le vol d’une simple horloge par le personnage de Percy dans le film ne correspond pas tout à fait à la réalité. En vérité, Percy a volé de nombreux objets pendant son service militaire et bouleversait ainsi régulièrement la vie du camp. Sa personnalité est donc différente dans le film.

John Boorman s’est plongé avec plaisir dans une époque vieille de soixante ans : cela a été un réel plaisir de reconstituer tous les détails de cette époque – que ce soit le langage, le maniérisme, les vêtements et le mobilier, déclare-t-il. Ce tournage s’est même parfois avéré troublant pour le réalisateur tant les similitudes entre les acteurs et les personnages réels étaient nombreuses : Vanessa Kirby, ma soeur dans le film, lui ressemble tellement que j’avais parfois l’impression de faire un voyage dans le passé lorsqu’elle jouait ses scènes.

C’est Stephen McKeon qui a composé la bande originale de Queen and country. Le compositeur avait déjà signé la musique de la précédente réalisation de John Boorman : The Tiger’s tail (2).
(2) inédit en France http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Tiger%27s_Tail

Queen and country a entièrement été tourné à Bucarest (3) en Roumanie.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bucarest

Hope and glory était inspiré de mon enfance à l’époque du Blitz (4) et, à l’opposé, lors des jours idylliques passés au bord de la Tamise (5) après avoir fui avec ma mère lorsque notre maison a été détruite.
Queen and country se déroule neuf ans après, en 1952, lorsque j’ai été appelé deux ans sous les drapeaux comme tous les autres jeunes garçons de 18 ans en Grande-Bretagne. La plupart des personnages du film sont inspirés de ma propre famille et des personnes que j’ai pu rencontrer à cette époque. Tous les événements du film se sont déroulés de manière quasiment identique...

John Boorman
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/queen-and-country-drame-comedie-dramatique,310148-note-121351
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Blitz
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tamise

Queen and country, comme beaucoup d’œuvres tardives de grands cinéastes, se caractérise par une forme d’apaisement, une recherche de l’épure. C’est ce que nous dit John Boorman en conclusion du douzième entretien (6) qu’il nous a accordé lorsqu’il évoque sa quête de la simplicité. Vingt-sept ans après Hope and glory, il nous propose un second volet de son autobiographie filmée qui s’achève au moment même où il va faire son passage au cinéma . Ainsi, l’un des réalisateurs qui a su le mieux filmer la violence en conservant toujours sur elle un regard éthique - les travellings on le sait, sont affaire de morale - suggère, après ses souvenirs du Blitz et en racontant cette fois son expérience dans l’armée, quelle influence ont pu avoir sur son œuvre future les affrontements qu’il a connus dans son enfance et son adolescence. Ce romantique sceptique sait aussi faire revivre la naissance de l’amour et le cercle familial, dans cette comédie fordienne (7) où se mêlent le rire et l’émotion.
Positif
(6) entretien avec Michel Ciment in Positif n°647 (janvier 2015)
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Ford

Entretien avec John Boorman
Les premières images de "Queen and country" proviennent de "Hope and glory". Est-ce pour nous faire comprendre d’emblée que c’est la même histoire qui se poursuit ?
Quand j’ai réalisé Hope and glory, l’idée était de faire un film sur ma mère et ses trois sœurs. Mon grand-père avait fait bâtir un gin-palace, une sorte de pub, sur l’Île aux chiens, dans le quartier des docks de Londres, un quartier très pauvre. Il avait quatre filles. Durant la Première Guerre mondiale, les zeppelins (8) allemands avaient l’habitude de remonter la Tamise pour larguer leurs bombes. Mon grand-père avait construit un bungalow sur l’île, et il y avait installé ses filles pour les soustraire aux bombes. C’est là que ma mère a vécu pendant son enfance. Quand notre maison londonienne a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale, ma mère a fui et nous a emmenés là-bas. Ce qui fait que mon enfance et celle de ma sœur ont ressemblé à la sienne. J’ai eu l’idée de faire un film sur la vie de ces quatre filles. Puis de raconter ma période militaire. Mais cela n’a pas été facile de collecter l’argent pour faire un film personnel et autobiographique comme celui-là. Le budget de Queen and country est sans doute le plus bas de tous mes films...
http://www.avantscenecinema.com/entretien-john-boorman-pour-queen-country/
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeppelin

John Boorman
Né le 18 janvier 1933 à Shepperton (Surrey).
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Boorman

Seamus Deasy
http://www.imdb.com/name/nm0213239/

Stephen McKeon
http://www.imdb.com/name/nm0571642/

Callum Turner
http://www.imdb.com/name/nm4360085/

Caleb Landry Jones
voir fiche du film Antiviral
http://www.citebd.org/spip.php?film948

David Thewlis
voir fiche du film Zero theorem
http://www.citebd.org/spip.php?film1279

Tamsin Egerton
Née le 26 novembre 1988 à Portsmouth.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tamsin_Egerton

Pat Shortt
Né le 2 décembre 1966 à Thurles (Irlande).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pat_Shortt

Richard E. Grant
Né Richard Esterhuysen le 5 mai 1957 à Mbabane (Swaziland).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_E._Grant

Vanessa Kirby
Née le 18 avril 1988 à Bristol.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanessa_Kirby

Aimee-Ffion Edwards
Née le 21 novembre 1987.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aimee-Ffion_Edwards

Miriam Rizea
http://www.imdb.com/name/nm5282550/

Sinéad Cusack
Née le 18 février 1948 à Dalkey (Irlande).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sin%C3%A9ad_Cusack

David Hayman
Né le 9 février 1948 à Bridgeton (Écosse).
Connu pour son rôle de Michael Mike Walker dans la série Scotland Yard, crimes sur la Tamise...
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Hayman

John Standing
Né le 16 août 1934 à Londres.
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Standing

extrait(s) de presse

Ecran large - Parfaitement maitrisé, le film prend sa force au moment où le héros tente de comprendre ce qu'il se passe en lui, notamment via son rapport aux femmes qui l'entourent. Une petite merveille.
Cinéma teaser - Le nouveau John Boorman charme par sa sincérité et sa générosité.
Culture box - Chronique tendre, humoristique mais profonde. A 81 ans, John Boorman a retrouvé ses 18 ans
Culturopoing - À y regarder de plus prés, ses thèmes de prédilections sont bien présents, mais traités sous un ton léger comme pour mieux faire front à la violence du réel. Un souffle de liberté, d'impertinence et d'insoumission parcourt "Queen and country" et fait ressentir la rébellion sous le rire.
La Croix - À 81 ans, [John Boorman] dépeint ses 18 ans avec une palette de registres contrastés, pour un film tendre et émouvant.
La Voix du nord - Quelle fraîcheur, quelle jeunesse, quelle insolence ! Quelle allégorie à la gloire du cinéma ! Quelle intro ! Quelle chute !
Le Monde - Un film superbe et vigoureux dans ce lyrisme impertinent de ce cinéma britannique que l'on n'avait plus l'habitude de voir.
Positif - Avec une liberté de ton et une invention formelle constante, Boorman (...) signe une oeuvre qui, derrière sa cocasserie et son refus de l'esprit de sérieux, dessine un subtil autoportrait du cinéaste en jeune homme. Un délice.