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Hungry hearts

Italie - 2014 - 1h53
sorti en France le 25 février 2015
Prix d'interprétation féminine (Alba Rohrwacher) et masculine (Adam Driver) Venise 2014
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

Saverio Costanzo

scénario : Saverio Costanzo
d'après l'oeuvre de : Marco Franzoso
direction de la photographie : Fabio Cianchetti
musique ou chansons : Nicola Piovani
avec : Adam Driver (Jude), Alba Rohrwacher (Mina), Roberta Maxwell (Anne), Al Roffe (Marguerito), Geisha Otero (Rosa), Jason Selvig (J), Victoria Cartagena (Monica), Jake Weber (Dr. Bill), David Aaron Baker (Dr. Jacob), Natalie Gold (avocate), Victor Williams (assistant social)
séances : semaine du mercredi 25 février 2015
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 1er lundi 2 mardi 3
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séances : semaine du mercredi 4 mars 2015
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
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séances : semaine du mercredi 11 mars 2015
mercredi 11 jeudi 12 vendredi 13 samedi 14 dimanche 15 lundi 16 mardi 17
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synopsis

Jude est Américain, Mina Italienne. Ils se rencontrent à New York, tombent fous amoureux et se marient. Lorsque Mina tombe enceinte, une nouvelle vie s’offre à eux. Mais l’arrivée du bébé bouleverse leur relation. Mina, persuadée que son enfant est unique, le protège de façon obsessionnelle du monde extérieur. Jude, par amour, respecte sa position jusqu’à ce qu’il comprenne que Mina commence à perdre contact avec la réalité...

notes de production

Le réalisateur Saverio Costanzo a écrit le scénario de Hungry hearts en 7 jours, après avoir lu le roman de Marco Franzoso intitulé Il bambino indaco. Néanmoins, même si le film est inspiré de ce roman, une modification majeure a été apportée à l’histoire, puisque le récit se situe en Italie dans le livre, alors que dans le long métrage, il s’agit de New York. Le metteur en scène s’explique : dans mon esprit, il fallait que les personnages évoluent dans une mégalopole violente où ils puissent se perdre et ressentir de la solitude, afin que le spectateur comprenne mieux le désarroi de cette mère. Or aucune ville italienne ne correspond à cette définition.

Il s’agit du deuxième film où le réalisateur Saverio Costanzo offre l’un des rôles principaux à Alba Rohrwacher. Leur première collaboration date de 2011, dans le long-métrage La Solitude des nombres premiers (1), où elle est aussi mise en avant au sein d’un couple qu’elle forme avec l’acteur Luca Marinelli.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Solitude_des_nombres_premiers_%28film%29

L’interprète de Jude, Adam Driver ne devait pas participer à Hungry hearts, en raison de son emploi du temps trop chargé surtout du fait de la série Girls (2). Après avoir vu des dizaines de candidats pour le rôle, le réalisateur pensait ne jamais trouver la bonne personne, mais le miracle est arrivé, puisque Adam avait entre temps reçu le scénario et était partant pour le tournage. L’équipe du film a alors accéléré le mouvement afin que le planning du tournage corresponde à celui du comédien.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Girls_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29

Entretien avec Saverio Costanzo
Pourquoi avoir choisi de situer l’action de "Hungry hearts" à New York et non en Italie comme dans le roman ?
Dans mon esprit, il fallait que les personnages évoluent dans une mégalopole violente où ils puissent se perdre et ressentir de la solitude, afin que le spectateur comprenne mieux le désarroi de cette mère. Or aucune ville italienne ne correspond à cette définition. En revanche, je connais bien New York pour y avoir vécu quelques années, plus jeune. Et, comme Mina, cette ville possède plusieurs visages. Etincelante, fascinante et accueillante évidemment mais aussi bruyante, nauséabonde et violente. En situant mon action dans ses rues, je pouvais faire d’emblée ressentir une Mina seule au monde, coupée de sa famille italienne et de ses amis. Et à l’écran, j’ai voulu montrer un New York sans âge. Je n’avais pas envie d’inscrire mon intrigue dans l’imagerie du New York contemporain. Voilà pourquoi, par exemple, j’ai tourné en super 16, ce qui apporte à l’image cet aspect vintage que je recherchais...
http://www.se-unsa.org/spip.php?article7606

Saverio Costanzo
Né le 28 septembre 1975 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saverio_Costanzo

Fabio Cianchetti
http://www.imdb.com/name/nm0161796/

Nicola Piovani
Né le 26 mai 1946 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicola_Piovani

Adam Driver
Né le 19 novembre 1983 à San Bernardino (Californie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Driver

Alba Rohrwacher
Née le 27 février 1979 à Florence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alba_Rohrwacher

Roberta Maxwell
http://www.imdb.com/name/nm0561809/

Al Roffe
http://www.imdb.com/name/nm1465727/

Geisha Otero
http://www.imdb.com/name/nm2159112/

Jason Selvig
http://www.imdb.com/name/nm3865194/

Victoria Cartagena
http://www.imdb.com/name/nm1742739/

Jake Weber
Né le 19 mars 1964 à Londres.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jake_Weber

David Aaron Baker
Né le 14 août 1963 à Durham (Caroline du nord).
http://www.imdb.com/name/nm0048379/

Natalie Gold
http://www.imdb.com/name/nm1932619/

extrait(s) de presse

Première - La chute est brutale, imprévisible et logique, mais ne cède aucunement à la facilité comme c’est parfois le cas lorsqu’il faut régler le problème d’un personnage gênant.
àVoir-àLire - Dans un final douloureux, sombre et âpre, qui enterre plus que jamais la comédie romantique des premiers instants pour côtoyer aisément les sommets de la tragédie, Savernio Costanzo frappe les esprits et confirme donc l’auteur italien majeur qu’il est devenu à 40 ans, en une poignée de fictions.
Le Jdd - Dès les premières minutes, on est captif de l’atmosphère délétère de ce film qui, sous ses apparences de comédie romantique pleine de charme, se transforme insidieusement en drame psychologique glaçant. (...) Un huis clos angoissant qui met mal à l’aise mais fait preuve de courage.
Le Monde - Construisant habilement son récit, Costanzo creuse le sillon d'un réalisme onirique où la chronique se mêle aux fantasmes. Il écorne au passage la comédie romantique, dont il livre un précipité presque ironique, pour montrer sans ambages quel séisme la naissance d'un enfant peut représenter pour un couple.
Le Parisien - "Hungry Hearts" crée ainsi une atmosphère étouffante qui fait penser au "Rosemary's Baby" de Polanski.
Fiches du cinéma - Pas d'argumentaire psychanalytique dans ce récit impressionniste, judicieusement fondé sur la force des sensations et l'interprétation impeccable de ses acteurs.
Libération - Dans une image vieillie et tremblotante filmée par Costanzo lui-même, et qui accentue la claustrophobie de ce climat familial, s’esquisse une féroce dénonciation des ayatollahs du bien-être green et de la pureté. Mais celle-ci n’est que la toile de fond à un film psychologique très réussi, qui atteint des sommets d’horreur.
Télérama - "Hungry Hearts" bascule dans le film de terreur psychologique (...) Saverio Costanzo (...) abuse parfois des effets d'anamorphose, surligne un peu trop l'ambiance oppressante. Mais il sait nous tenir en haleine, grâce une direction d'acteurs impeccable.