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The Go-go boys

The Go-go boys : the inside story of Cannon films
Israel - 2014 - 1h30
sorti en France le 22 octobre 2014
Cannes classics Cannes 2014 - Les Docs de l'oncle Sam Festival du cinéma américain Deauville 2014
documentaire - version originale sous-titrée en français
de

Hilla Medalia

scénario : Hilla Medalia, Daniel Sivan
direction de la photographie : Oded Kirma, Guy Mossman
musique ou chansons : Jonathan Bar Giora
avec : Sylvester Stallone, Jon Voight, Charles Bronson, Chuck Norris, Michael Dudikoff, Billy Drago, Franco Zeffirelli, Tom Pollock, Boaz Davidson, Menahem Golan, Yoram Globus, Andrei Konchalovsky
séances : semaine du mercredi 11 février 2015
mercredi 11 jeudi 12 vendredi 13 samedi 14 dimanche 15 lundi 16 mardi 17
18:30*
séance spéciale :
* mar 17 à 18:30 : ciné mardi : "coup de Cannon à Hollywood" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "Love streams") - soirée en partenariat avec Hidden circle

synopsis

L'histoire des studios Cannon vue de l'intérieur est un documentaire retraçant l'épopée de Menahem Golan and Yoram Globus, qui dans leur poursuite du rêve Américain ont révolutionné Hollywood, produisant plus de 300 films et devenant la société de production indépendante la plus puissante au monde. Ce film explore la relation complexe entre deux personnalités opposées, dont la combinaison a été à la fois le moteur de leur succès et la raison de leur chute...

notes de production

Cannon group
Aussi intitulé dans les génériques Cannon films et Golan-Globus, c’était une société américaine de production de films à petits budgets, créée le 23 octobre 1967 et rachetée en 1979 par deux producteurs d’origine israélienne, Menahem Golan et Yoram Globus...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannon_Group

A ma gauche, The Go-go boys, le documentaire officiel sur la Cannon, patronné par Golan et Globus, et présenté en grandes pompes à Cannes cette année. A ma droite, Electric boogaloo (1), l’outsider, non approuvé par Golan et Globus, et en provenance d’Australie. Les deux documentaires ont été présentés la semaine dernière durant l’Etrange festival au Forum des images, l’occasion rêvée pour voir ce qui les rapproche et ce qui les distingue.
Car ces deux docs sont davantage complémentaires que concurrents.
(1) http://www.journaldugeek.com/2015/01/15/critique-electric-boogaloo-reportage-au-coeur-de-la-plus-grande-usine-a-nanar-du-monde/
Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Electric boogaloo a été initié bien avant Go-go boys. En commençant la production, Mark Hartley avait contacté les deux producteurs de la Cannon en vue de les interviewer. Et comme au bon vieux temps de la Cannon, les deux hommes ont décidé de prendre les devants et de produire leur propre documentaire, afin de raconter leur version de cette histoire.
Ce revirement sert finalement le film de Mark Hartley qui est donc plus libre dans sa démarche, mais cela se fera au détriment d’un autre documentaire Menahem Golan : life of a cinemaniac (2), aujourd’hui annulé. Je vous recommande quand même la bande-annonce posté ici l’année dernière.
(2) http://www.forgottensilver.net/2013/04/17/menahem-golan-life-of-a-cinemaniac/
The Go-go boys se propose de raconter le parcours de Menahem Golan et de son cousin Yoram Globus, en partant d’Israel où ils ont fait fortune jusqu’à la chute de l’empire Cannon à la fin des années 80. Le documentaire interviewe donc les deux nababs, mais aussi Michael Dudikoff, Jean-Claude Van Damme et plusieurs exécutifs et réalisateurs, le tout complété par des images d’archives, dont celle du documentaire de la Bbc datant de 1986, The Last moguls (3), déterré l’année dernière sur Youtube mais aujourd’hui retiré...
http://www.forgottensilver.net/2014/09/17/cannon-fever/
(3) http://www.forgottensilver.net/2013/07/04/cannon-documentaire-sur-le-studio-1986/

Célébrés, condamnés, adorés ou méprisés, l’impact et l’héritage culturel de Cannon est indéniable. Ils ont crée une pop culture bien particulière qui a et continue d’influencer des cinéastes aussi prestigieux qu’ Eli Roth (4) ou Quentin Tarentino (5).
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Eli_Roth
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1070

Hilla Medalia a écrit, produit et réalisé ce documentaire sur les studios Cannon. La réalisatrice s’est spécialisée dans le documentaire et produit les siens depuis 2009.

The Go-go boys : the inside story of Cannon films a été présenté au Festival de Cannes 2014 dans la section Cannes classics.

Les producteurs Menahem Golan et Yoram Globus ont fait leur première apparition au Festival de Cannes dans les années 1960 pour présenter des films israéliens.
1986 est l’année où les studios Cannon ont présenté trois films en compétition au Festival de Cannes :
- Othello de Franco Zeffirelli
http://fr.wikipedia.org/wiki/Othello_%28film,_1986%29
- Runaway train de Andrei Konchalovsky
http://fr.wikipedia.org/wiki/Runaway_Train_%28film%29
- Fool for love de Robert Altman
http://cinema.jeuxactu.com/film-fool-for-love-3506.htm

C’est grâce aux studios Cannon que Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris ont vu décoller leur carrière.

C’est le cinquième documentaire de la réalisatrice Hilla Medalia après Mourir à Jérusalem (6), After the storm (7), Web junkie (8) et Dancing in Jaffa (9).
(6) http://www.festival-droitsdelhomme.org/paris/index.php?option=com_extend&view=article&id=221%3Amourir-a-jerusalem&catid=9%3Aedition-2008&Itemid=85&lang=fr
(7) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=172007.html
(8) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226766.html
(9) http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/dancing-in-jaffa.html

Hilla Medalia a reçu une multitude de prix dans de nombreux festivals, dont le Prix du jury au Festival international du film des droits de l’Homme de Paris (10), le Grand prix du Festival international du film Jewish motifs et le Prix du jury du Fipa.
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_des_droits_de_l%27homme_de_Paris

C’est la deuxième fois que la réalisatrice Hilla Medalia réalise un documentaire aux Usa, ses trois autres films se déroulant en Israël.

Entretien avec Menahem Golan et Yoram Globus
À votre arrivée aux Etats-Unis, vous n’aviez que mille dollars en poche…
YG : en quittant Israël, nous laissions derrière nous une compagnie de production florissante. Mais la loi interdisait à quiconque de quitter le pays avec plus de 500 dollars. Quand nous avons rencontré les propriétaires de la Cannon, ils avaient un catalogue de 60 films, et n’avaient jamais vendu aucun de leurs films à l’étranger. Ils avaient du mal à comprendre qu’il y avait un monde au-delà des frontières américaines. Nous leur avons proposé de nous confier leur catalogue et de nous laisser aller à Cannes. Nous avions conclu le deal suivant : si nous parvenions à vendre pour 2 millions de dollars de films, alors nous recevrions une commission de 500.000 dollars, que nous réinvestirions dans la compagnie, dont nous obtiendrons 51% des parts. Ils nous ont ri au nez, mais ont accepté. De notre côté, nous avons imprimé des brochures, pris l’avion pour Cannes, nous nous sommes installés au Carlton pour repérer les distributeurs, et en dix jours, nous avions vendu des films pour 2,5 millions ! C’est comme ça que nous avons acquis la Cannon...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/the-go-go-boys-documentaire,320006

Hilla Medalia
http://www.commeaucinema.com/personne/hilla-medalia,298176

Menahem Golan
Né le 31 mai 1929 à Tibériade, décédé à Jaffa le 8 août 2014.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Menahem_Golan

Yoram Globus
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoram_Globus

Sylvester Stallone
Né le 6 juillet 1946 à New York.
Célèbre grâce à ses rôles dans les films Rocky et Rambo...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvester_Stallone

Jon Voight
Né Jonathan Vincent Voight le 29 décembre 1938 à Yonkers.
Inoubliable dans Macadam cowboy de John Schlesinger, il est le père de l’actrice Angelina Jolie...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jon_Voight

Charles Bronson
Né Charles Buchinsky le 3 novembre 1921 à Ehrenfeld (Pennsylvanie), décédé le 30 août 2003 à Los Angeles.
Inoubliable homme à l’harmonica dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bronson

Chuck Norris
Né Carlos Ray Norris le 10 mars 1940 à Ryan (Oklahoma).
Il joue avec Bruce Lee dans La Fureur du dragon...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Norris

Michael Dudikoff
Né Michael Joseph Stephen Dudikoff le 8 octobre 1954 à Redondo Beach (Californie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Dudikoff

Billy Drago
Né William Eugene Burrows le 18 septembre 1946 à Hugoton (Kansas).
Impressionnant en Frank Nitti dans Les Incorruptibles de Brian de Palma...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Drago

Franco Zeffirelli
Né le 12 février 1923 à Florence (Italie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Zeffirelli

Tom Pollock
http://www.commeaucinema.com/personne/tom-pollock,39630

Boaz Davidson
Né le 8 novembre 1943 à Tel Aviv.
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=31000.html

Andrei Konchalovsky
Né Andreï Sergueievitch Mikhalkov (en russe : Андрей Кончаловский) le 20 août 1937 à Moscou.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Kontchalovski

extrait(s) de presse

Les Inrocks - La documentariste Hilla Medalia, avec l’autorisation des intéressés, en fait une aventure picaresque, à la fois très américaine et atypique.
France tv info - Le documentaire d'Hilla Medalia ne laisse rien de côté. On y suit bien sûr l'aventure entrepreneuriale des deux Go-go boys, on y lit en parallèle un pan de l'histoire relativement méconnu du cinéma des années 70 et 80, mais l'intime n'est pas oublié.
Fiches du cinéma - La passionnante aventure de Menahem Golan et de son cousin Yoram Globus, qui partirent à l'assaut d'Hollywood. Touchant et drôle, ce documentaire est un vrai plaisir.
Critikat - Pas très sérieux historiquement parlant, "The Go-go boys" parvient à saisir l’esprit des années Cannon, avec une véritable passion - et c’est bien là l’essentiel.
Le Nouvel obs - Les archives, la dimension ouvertement mégalo du documentaire et les extraits donnent une image assez romantique de cette aventure qui fut le symbole de la folie crapuleuse et colorée des années 80.
L'Humanité - Un bilan, à notre sens, un peu trop anecdotique. On aurait aimé en savoir plus sur l’étrange incursion de ces commerçants un peu ringards dans le cinéma d’auteur. Mais les adeptes de la série Z et du cinoche de quartier, aujourd’hui largement réhabilités, trouveront leur bonheur dans cette hagiographie kitsch.
Télérama - les "Go-go boys" vendaient des films en projet, sans scénario, sans réalisateur, juste en montrant ce que serait l'affiche. Un vrai rêve de gosses.
Cinénews - Que vous soyez fans de séries B à Z ou non, "The Go-go boys" devrait vous passionner !