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Eastern boys

France - 2013 - 2h08
sorti en France le 2 avril 2014
Prix Horizons du meilleur film Mostra de Venise 2013 - Prix du jury et Mention spéciale de la critique Valenciennes 2014 - Meilleur film international Santa Barbara 2014 - sélection Thessalonique 2013 et Toronto 2013
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - film francophone
de

Robin Campillo

scénario : Robin Campillo
direction de la photographie : Jeanne Lapoirie
musique ou chansons : Arnaud Rebotini
avec : Olivier Rabourdin (Daniel), Kirill Emelyanov (MareK/Paul), Danil Vorobyev (Boss), Edea Darcque (Chelsea), Camila Chanirova (Camila), Beka Markozashvili (Petit Marek), Bislan Yakhiaev (Bislan), Mohamed Doukouzov (Mohamed), Aitor Bourgade (Guillaume)
séances : semaine du mercredi 21 janvier 2015
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
20:30*
18:30
11:00
20:30
séance spéciale :
* Festival Télérama / Afcae du 21 au 27 janvier 2015. En échange du Pass, complété de vos noms et adresses, une carte valable pour 2 personnes durant toute la durée de la manifestation vous sera remise à la caisse du cinéma. Sur présentation de cette carte, tous les films du festival Télérama / Afcae sont au tarif de 3,50 € la place (par personne). Tarif unique 3,50 € pour tous grâce au Pass (valable pour 2 personnes) à découper dans le magazine Télérama des 14 et 21 janvier 2015 - séances "Ciné passion 16" au Club de Barbezieux le 22 à 20h30, le 24 à 18h00, le 25 à 18h00, le 26 à 14h00.

synopsis

Daniel aborde Marek dans une gare parisienne où ce dernier traine avec sa bande. Il lui propose de le retrouver chez lui le jour suivant. Mais lorsque Daniel ouvre la porte de son appartement le lendemain, il est loin d’imaginer le piège dans lequel il s’apprête à tomber et qui va bouleverser sa vie...

notes de production

Après Les Revenants (1), le réalisateur Robin Campillo a fait appel à certains membres de l’équipe technique de ce précédent film. On retrouve ainsi Valérie Deloof et Olivier Mauvezin au département du son.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Revenants_(film)

Les deux producteurs d’Eastern boys, Marie-Ange Luciani et Hugues Charbonneau, avaient déjà produit ensemble le film J’aime regarder les filles (2) en 2011, réalisé par Frédéric Louf, avec notamment Pierre Niney.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film650

Le film ne présente pas d’éléments précis permettant de s’identifier au personnage de Daniel, comme l’a voulu le réalisateur : je ne suis pas obsédé par la notion d’identification au cinéma. La question de l’éthique m’intéresse davantage : à quel moment entre-t-on en phase ou pas avec un personnage ? Par moments, pendant le tournage, j’avais honte de Daniel, de sa cruauté, de sa lâcheté. Chaque partie redéfinit le film, son rythme, son territoire.

La scène d’ouverture du film qui se déroule à la gare du Nord a été inspirée par le film Les Hommes le dimanche (3), réalisé par Robert Siodmak et Edgar G. Ulmer en 1929.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Hommes_le_dimanche

Entretien avec Robin Campillo
Comment est née l’idée de ce film ?
Tout d’abord d’une histoire réelle. L’histoire d’un homme qui avait adopté un jeune homme qui avait été son amant quelques années plus tôt. Cette histoire m’avait rappelé le projet de Foucault qui bien avant les débats sur le Pacs (4) et le mariage proposait d’adopter son amant pour pouvoir pallier à l’absence de droits et régler les questions d’héritage. Je me suis demandé si derrière cette stratégie, il n’y avait pas une forme de désir de paternité, surtout qu’il y avait souvent à cette époque une différence d’âge, voire de classe sociale dans les couples gays. Et donc j’ai eu très envie d’illustrer ce trouble, de filmer une relation où le désir se métamorphose. Le couple est une aventure complexe, que je voulais saisir à l’aune de cette histoire particulière.
Je voulais parler aussi des sans papiers. J’ai eu l’impression au moment de la tragédie de Lampedusa (5), que les migrants illégaux passaient tout à coup dans les médias, du statut de quasi délinquants à celui de martyrs. J’ai eu envie de raconter une histoire différente, celle de ces "Eastern boys" qui surgissent dans la vie de Daniel à la fois comme une menace et une promesse...

http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/eastern-boys-drame,305133-note-115356
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_civil_de_solidarit%C3%A9
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Naufrage_du_3_octobre_2013_%C3%A0_Lampedusa

Robin Campillo
Né à Mohammedia (Maroc) le 16 août 1962.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Campillo

Jeanne Lapoirie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Lapoirie
http://www.imdb.com/name/nm0487700/

Arnaud Rebotini
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Rebotini

Olivier Rabourdin
voir fiche du film La Rançon de la gloire
http://www.citebd.org/spip.php?film1378

Kirill Emelyanov
http://www.imdb.com/name/nm2539273/

Danil Vorobyev
http://www.imdb.com/name/nm4271182/

Edea Darcque
L’inoubliable Rose dans l’excellente série tv Avocats et associés...
http://www.agence-berthomme.com/artiste.cfm/19032-edea-darcque.html

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Apre histoire d’amour entre un quadragénaire bourgeois et un jeune sans-papiers d’Europe de l’Est, doublée d’une étude fascinante des rapports de domination entre les hommes.
Libération - Robin Campillo a trouvé la fameuse "bonne distance" qui n’est pas un négoce entre l’éloignement ethnologique et la proximité hystérique - au profit du pire, le juste milieu -, mais une diagonale dansante et colérique où chaque point de vue dispute l’autre, le contrarie, le déteste autant qu’il l’aime.
Le Nouvel obs - Architecturalement impressionnant, visuellement élégant, "Eastern Boys" a l'indéniable mérite de fuir les héros empathiques et les discours préfabriqués pour sonder les corps, jouer avec la peur sans pour autant négliger d'interriger l'éthique du spectateur.
Télérama - Sur cette France des miséreux qui errent sans but dans les gares, sur l'homosexualité, la paternité, sur la solitude, aussi, et les liens qui se tissent, néanmoins, entre les êtres, Robin Campillo pose un regard aiguisé. Lyrique.
àVoir-àLire - Le réalisateur du film "Les Revenants" revient dix ans après son premier effort à la réalisation avec une oeuvre troublante et dérangeante, d’une belle acuité psychologique et esthétiquement probante. Une réussite.
Elle - L’ambiance est ultra-tendue, le mal est là, la menace du groupe contre l’individu terrifiante. Robin Campillo réussit à installer son long métrage dans un climat incorrect. Enfin un film déstabilisant !
Le Jdd - "Eastern Boys" met en scène des situations d'embarras et de malaises extrêmes où les personnages ne peuvent plus s'exprimer que par le biais de silences assourdissants, de jeux de regards déterminants. (...) "Eastern Boys" un film tout à fait unique et au-dessus du lot.
Le Monde - Tout en variation de rythme et de régime, la mise en scène de de Campillo réussit à embrasser dans un seul mouvement la complexité du monde et des affects (...). Thriller en mode mineur qui distille sa tension anxiogène par petits jets (...).