au bord du monde - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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au bord du monde

France - 2013 - 1h38
sorti en France le 22 janvier 2014
Programmation Acid Cannes 2013 - Vancouver international film festival 2013 - Grand prix festival du film francophone de Tübingen 2013 - Filmfest Hamburg 2013 - Festival international du film grolandais de Toulouse - Sélection prix Louis Delluc 2014 - Prix La Croix du documentaire 2014 - Grand prix (documentaire) festival de Nador 2014 - Grand prix de la critique Fipresci festival international du documentaire Thessalonique 2014
documentaire - film francophone
de

Claus Drexel

scénario : Claus Drexel
direction de la photographie : Sylvain Leser
musique ou chansons : Wagner, Puccini
séances : semaine du mercredi 21 janvier 2015
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
18:30*
14:00
16:00
16:00
séance spéciale :
* Festival Télérama / Afcae du 21 au 27 janvier 2015. En échange du Pass, complété de vos noms et adresses, une carte valable pour 2 personnes durant toute la durée de la manifestation vous sera remise à la caisse du cinéma. Sur présentation de cette carte, tous les films du festival Télérama / Afcae sont au tarif de 3,50 € la place (par personne). Tarif unique 3,50 € pour tous grâce au Pass (valable pour 2 personnes) à découper dans le magazine Télérama des 14 et 21 janvier 2015 - séances "Ciné passion 16" au Club de Barbezieux le 21 à 18h00, le 22 à 20h30, le 26 à 20h45, le 27 à 18h00.
séances : semaine du mercredi 7 octobre 2015
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
20:30*
séance spéciale :
* soirée-débat proposée par le "collectif 17 octobre" dans le cadre de la "journée du refus de la misère" - tarif unique 3,50 €

synopsis

Paris, la nuit. C’est ici que vivent Jeni, Wenceslas, Christine, Pascal et les autres. Sans-abri, ils hantent trottoirs, ponts et couloirs du métro, au bord d’un monde où la société ne protège plus. Ils nous font face, ils nous parlent...

notes de production

Claus Drexel nous emmène ailleurs. C’est-à-dire au centre de Paris. Un Paris de carte postale, voire d’apparat, baigné d’or nocturne. Mais un Paris désert, comme vidé de ses habitants, de toute vie, dans le secret de la nuit. C’est dans ce Paris sublimé mais totalement exsangue que la beauté confine soudainement à l’obscénité. Peu à peu, derrière ce hiératisme mortifère, apparaissent comme rescapés d’une civilisation déchue, des amas frémissants, des blocs de carton, des haillons. Une vie est là, fragile, précaire, qui va sûrement être balayée au prochain orage. Des clochards nous parlent. De plain-pied, la caméra les filme, leur fait épouser le décor. Remisés au bord du monde, le cinéaste les ramène au centre du plan.
Ces êtres humains se confient au cinéaste, lui disent leurs subsistances, leurs peines, leurs espoirs. La parole est là, puissante, folle, mais toujours sophistiquée, elle prend sa place dans le décor. Nous sommes face à eux, avec eux, pour un moment, au cœur de leur nuit. Le film nous emmène, à la façon de la science-fiction, au bord du monde, tout près du gouffre, jusqu’au vertige. Vertige de l’altérité, mais également vertige de la proximité, tout se situe ici et maintenant.
Dans le collage qu’ose la mise en scène, entre le trivial et le sublime, entre l’indigence et la beauté séculaire, comment nous situer ? C’est la question que pose ce film. En osant le plus beau, le plus tapageur écrin de beauté pour ces êtres abandonnés, la caméra se pose quelque part entre une quête d’anoblissement et l’ironie dramatique la plus déplacée. Dans ce film, il règne une atmosphère de fin du monde. La carte postale est gâchée. Un film commence.
Aurélia Georges, Fabianny Deschamps (cinéastes)

Les sdf sont interviewés très simplement, sans pathos, sur leurs vies précaires, telle cette vieille dame, très digne au langage choisi émergeant de sa bâche plastique sous pluie et neige et dont les enfants sont aussi à la rue. Je garde en mémoire les superbes plans fixes, caméra au sol et grand angle , surtout celui du tapis roulant arrêté à Concorde magnifiant la perspective et cadré au cordeau...
Jean-Paul Allari (spectateur Acid)
http://www.lacid.org/les-films-42/au-bord-du-monde

Entretien avec Claus Drexel
Comment s’est dessiné l’angle de votre documentaire ?
Ma démarche était l’inverse de celle d’un journaliste. Volontairement, je ne me suis absolument pas documenté avant, parce que je ne voulais pas être influencé par les expériences que d’autres avaient faites avant moi. Je voulais faire ce film un peu comme un extraterrestre arrivant de nuit sur Terre, à l’heure où tous les parisiens dorment, qui se fait une idée de notre monde, grâce aux échanges avec les sans-abri.
Après deux mois de tournage, j’ai constaté qu’il y avait une diversité énorme de problématiques liées à la rue : l’alcool, la drogue, les familles… J’ai voulu me concentrer sur les personnes qui souffrent d’une grande solitude, dont le problème dépasse celui du logement. Les politiques résument souvent le problème des sans-abri au seul logement, alors qu’il y a des gens qui ont une souffrance bien plus profonde...

http://next.liberation.fr/cinema/2014/01/28/dialoguez-avec-le-realisateur-de-au-bord-du-monde_976020

Claus Drexel
http://www.auborddumonde.fr/?chemin=./home/080-CLAUS-DREXEL&langue=fr

Sylvain Leser
http://www.sylvainleser.com/fr/galerie-5439-misere-urbaine.html

Wagner
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Wagner

Puccini
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giacomo_Puccini

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Totalement abouti, parfaitement unique dans son approche, Au bord du monde s’érige comme une absolue nécessité cinématographique et citoyenne, aux chemins croisés entre l’art de Goya, Zola, Dickens et l’abnégation humaine de l’Abbé Pierre ou Coluche.
Le Figaro - Un film remarquable de noblesse et d'humanité.
Paris match - Exceptionnel, ce documentaire bouleversant nous force à regarder et à écouter ceux que l’on ne veut plus voir, tant ils nous renvoient à notre impuissance et à nos propres angoisses.
Critikat - C’est qu’en réalité le documentariste substitue à ce geste un regard, un regard profondément humain et cinématographique, qui non seulement explore un espace méconnu, mais donne aussi à sentir le poids de ces vies marginales.
Ecran large - Un documentaire splendide et vital.
le Jdd - Ce parti pris humaniste et esthétisant, assumé, ne sombre pas dans le geste lourde, il se teinte au contraire de reflets prégnants et féériques.
Le Monde - Sous le charme, le spectateur ne peut détourner le regard, et n'en a nulle envie. Le temps du film, ces Sdf ont quitté l'état de spectre. Ils sont devenus ses frères.
Fiches du cinéma - “Au bord du monde” redonne la parole à ceux qui, en perdant leur logement, leur fonction sociale, leur famille parfois, s'en sont trouvés privés. Un film d'utilité publique.