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L’Opération diabolique

ciné répertoire
Seconds
Usa - 1966 - 1h46
sorti en France le 12 avril 1967
compétition officielle Cannes 1966
film - version originale sous-titrée en français
de

John Frankenheimer

scénario : Lewis John Carlino
d'après l'oeuvre de : David Ely
direction de la photographie : James Wong Howe
musique ou chansons : Jerry Goldsmith
avec : Rock Hudson (Antiochus 'Tony' Wilson), Salome Jens (Nora Marcus), Will Geer (Vieillard), John Randolph (Arthur Hamilton), Jeff Corey (Mr. Ruby), Murray Hamilton (Charlie Evans), Karl Swenson (Dr. Morris), Frank Campanella (l'homme de la gare), Frances Reid (Emily Hamilton), Barbara Werle (secrétaire), Edgar Stehli (employé du pressing), Thom Conroy (surveillant), Aaron Magidow (meat man), Richard Anderson (Dr. Innes), Khigh Dhiegh (Davalo), Wesley Addy (John), John Lawrence (Texan), Nedrick Young (Henry Bushman), Dodie Heath (Sue Bushman), Elisabeth Fraser (jolie blonde), Dorothy Morris (Mrs. Filter), Françoise Ruggieri (fille du boudoir), Robert Brubaker (Mayberry), Kirk Duncan (Mr. Filter), William Wintersole (docteur dans la salle d'opération)
séances : semaine du mercredi 7 janvier 2015
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
20:45
16:15
18:30

synopsis

Arthur Hamilton, un banquier quinquagénaire, est lassé de la vie qu'il mène. Il est contacté par une mystérieuse organisation qui lui propose de changer d'identité. Après sa disparition, maquillée en suicide, il subit une opération chirurgicale. C'est ainsi qu'il débute sa carrière de peintre sur la côte californienne, sous le nom de Tony Wilson. Il habite une belle maison à Malibu et emploie un valet de chambre qui veille à tout. Il ne tarde pas à séduire Nora, sa ravissante voisine. Un soir, sous l'effet de l'alcool, il livre son secret. La société qui a orchestré son changement de vie souhaite alors le retrouver pour l'éliminer...

notes de production

L’Opération diabolique est avec Un Crime dans la tête (1) et Sept jours en mai (2) le dernier film constituant ce qu’on a baptisé : la trilogie paranoïaque de John Frankenheimer. Avec ces films il donne naissance à un genre nouveau au cinéma : la politique fiction (3).
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_crime_dans_la_t%C3%AAte_%28film,_1962%29
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_jours_en_mai
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique-fiction

A l’origine, il s’agit d’un roman de David Ely découvert par Frankenheimer et Edward Lewis (4) son producteur depuis ses débuts au cinéma. L’adaptation est confiée à Lewis John Carlino (il écrit là son premier scénario - vinrent ensuite The Fox (5) de Mark Rydell et Les Frères siciliens (6) de Martin Ritt).
(4) http://www.imdb.com/name/nm0507151/
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Renard_%28film%29
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Fr%C3%A8res_siciliens

Présenté en compétition au Festival de Cannes en 1966 (7) (comme Le Docteur Jivago (8) pour les Usa), l’accueil du film est désastreux si bien que Frankenheimer qui tournait au même moment Grand prix (9) à Monte Carlo, refuse de se rendre à la conférence de presse. Seul Rock Hudson y assistera. L’originalité, la noirceur et l’esthétique de Seconds ont certainement déconcerté la présidente Sophia Loren et son jury qui donnèrent la Palme d’Or ex-aequo à Claude Lelouch (Un Homme et une femme) (10) et Pietro Germi (Ces messieurs dames) (11).
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_1966
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Docteur_Jivago_%28film%29
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Prix_%28film,_1966%29
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_homme_et_une_femme
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ces_messieurs_dames
Dès le générique de début pensé par Saul Bass (12), le film intrigue avec cet enchainement de gros plans d’un corps humain déformé et accompagné par la musique expérimentale et dissonante de Jerrry Goldsmith. Le film de John Frankenheimer est d’autant plus singulier qu’il utilise à contre emploi, un Rock Hudson (star de comédies légères à succès ou de mélodrames signés Douglas Sirk (12 bis)) qui n’apparaît qu’après quarante minutes de film et surtout il met en place à travers le travail remarquable de son chef opérateur, James Wong Howe (nommé à l’Oscar pour ce film) un style visuel très original.
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Saul_Bass
(12 bis) http://fr.wikipedia.org/wiki/Douglas_Sirk

Au départ John Frankenheimer rechigne à choisir Rock Hudson et pense proposer le rôle principal de ce reborn de cet homme qui abandonne sa vie, pour se construire et en construire une nouvelle à des comédiens d’une plus grande stature, comme Laurence Olivier (13) (considéré à l’époque comme le plus grand comédien au monde) ou Kirk Douglas (14). Le premier n’est pas assez populaire, bankable (15) dirait-on aujourd’hui pour les producteurs et le second est trop reconnaissable, trop identifiable pour pouvoir incarner Arthur Hamilton dans sa première vie et endosser un autre physique dans la première partie du film. C’est l’agent de Rock Hudson qui réussit à convaincre Frankenheimer et c’est Rock Hudson qui imagine avoir deux acteurs différents pour jouer le rôle d’ Arthur Hamilton et le rôle de Tony Wilson, plutôt qu’un seul acteur jouant les deux rôles avec des effets de maquillage. Aussi Rock Hudson ne se sentant pas convaincant en Arthur Hamilton accepte de faire le film à condition de jouer le rôle de Tony Wilson qui rappelons le apparait tout après quarante minutes de film. Frankenheimer approuve et propose l’autre rôle, le banquier, marié et déçu par la vie à un acteur oublié, ou plutôt absent des écrans parce que écarté depuis plusieurs années, blacklisté : John Randolph.
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurence_Olivier
Ironiquement, Olivier fut nominé pour la septième fois aux Oscar pour son interprétation dans Othello, de Stuart Burge, l’année même où sortit L’Opération diabolique.
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film1157
(15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bankable
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Othello_%28film,_1965%29

Censuré à sa sortie américaine pour les scènes de nu de la séquence d’orgie où plusieurs personnages dont ceux de Tony Wilson (Rock Hudson) et Nora Marcus (Salomé Jens) écrasent des grappes de raisin - la version proposée en salles en 2014 et restaurée par Criterion est la version intégrale voulue par John Frankenheimer.
Il y a quelques années Roger Avary (17), fan de Frankenheimer a écrit un remake sous le titre de 2nds pour le réalisateur Jonathan Mostow (18) mais le projet n’a jamais abouti.
(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Avary
(18) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Mostow

La maison qui fut offerte au personnage joué par Rock Hudson appartenait en réalité à John Frankenheimer lui-même. Elle fut vendue après le tournage. La maison de Nora, dans le film, fut également une des demeures que loua et habita pendant un temps le réalisateur. Ce dernier prêta aussi son trophée de tennis à John Randolph, incarnant Artur Hamilton, pour les besoins du tournage.

L’Opération diabolique est le premier film dans lequel jouait John Randolph en quinze ans car celui-ci avait été placé sur liste noire (19) à cause de ses sympathies communistes dans les années 50. Sa femme Sara Cunningham avança par la suite qu’il était l’acteur à être le plus longtemps resté sur cette liste noire hollywoodienne. Deux autres comédiens du film, aux rôles notables, Jeff Corey et Nedrick Young, ont également été sur cette liste pendant toute une période.
(19) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maccarthysme

Seconds doit sa grande singularité à sa facture visuelle, composite et dissonante, et à ce récit flottant. Les moments les plus réalistes côtoient les déformations les plus impromptues. Le film se maintient dans cet entre-deux monstrueux, d’un grotesque bancal, plein d’ambigüités réalistes et cauchemardesques. Son registre incertain est d’une accommodation malaisée, comme dans le générique d’ouverture de Saul Bass, qui multiplie les gros plans déformés et semble mimer les efforts de mise au point du héros. A la croisée du film noir et du fantastique le plus dystopique, Seconds demeure malgré des imperfections, un film de série B (20) très inventif, d’une noirceur peu commune. Il dresse le miroir inversé d’une société contrefaite, avide et normative. Plus qu’une simple bizarrerie visuelle ou narrative, c’est une fable critique qui mérite largement d’être (re)découverte.
http://www.culturopoing.com/cinema/john-frankenheimer-seconds-loperation-diabolique-1966
(20) http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_B

Afin de déstabiliser le spectateur et instaurer une ambiance oppressante dès les images du générique (superbe, et signé Saul Bass, sur une partition inquiétante de Jerry Goldsmith), Frankenheimer opte pour des très gros plans au grand angulaire, ayant très souvent recours à l’objectif fisheye (21) qui déforme les visages et les perspectives. Cette utilisation du grand angle est amplifiée par la construction de décors déformés comme pour la scène du rêve ou la fixation de la caméra sur un harnais accroché à l’acteur, notamment dans l’impressionnante ouverture dans la gare centrale de New York, où l’on ressent l’angoisse de Hamilton suivi au milieu de la foule. Cette esthétique quasiment expérimentale est le fruit de la collaboration de Frankenheimer avec le génial directeur de la photographie James Wong Howe, maître du noir et blanc réputé pour son perfectionnisme et son inventivité sans limite, capable de créer des images hors du commun, et qui travailla avec les meilleurs cinéastes hollywoodiens du temps du muet jusqu’au début des années 70. Un film comme Seconds, au formalisme délirant et au pessimisme radical, peut être considéré comme une aberration cinématographique sans doute moins maîtrisée que les films de Kubrick (22). Mais le film de Frankenheimer demeure une expérience fascinante et une sorte de point de non retour à la fois dans la filmographie du cinéaste et dans l’histoire d’un cinéma américain soucieux de revisiter ses mythologies sous un angle moderniste.
http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2014/07/22/loperation-diabolique-de-john-frankenheimer/
(21) http://fr.wikipedia.org/wiki/Objectif_fisheye
(22) http://www.citebd.org/spip.php?film1222

(…) Frankenheimer possède, comme tous les grands cinéastes, une capacité à saisir l’humeur du temps, à en délirer les impasses, les tares, puis à les grossir à la loupe jusqu’à risquer le malaise du spectateur. Certaines séquences de Seconds - la filature à Grand central (23), la seconde opération chirurgicale qui clôt le film - atteignent des sommets d’invention et d’inconfort, et témoignent surtout de la façon dont Frankenheimer, en ce moment hésitant du cinéma hollywoodien, a su trouver une manière très personnelle d’inventer de nouvelles formes qui,plutôt que de lorgner maladroitement vers l’Europe et ses nouvelles vagues (voir Mickey one (24) de Penn par exemple, autre fable paranoïaque de 1964), a puisé au sein même de la mythologie nationale le matériau de sa renaissance esthétique. Situé quelque part entre l’Antonioni de L’Éclipse (25), les gestes violemment auteuristes d’Orson Welles (26) et Twilight zone (27), la série phare de l’époque et vaste réservoir des maux de l’Amérique post-MacCarthyste, Seconds offre le plus beau des points de vue sur celui qui fut, dans les années 1960 et 1970, le grand cinéaste américain de l’aliénation moderne.
http://journalcinephilelyon.com/2014/07/20/mercredi-23-juillet-2014-au-cinema-comoedia-seconds-loperation-diabolique-de-john-frankenheimer/
(23) http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Central_Terminal
(24) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mickey_One
(25) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89clipse
(26) http://fr.wikipedia.org/wiki/Orson_Welles
(27) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Quatri%C3%A8me_Dimension_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29

Entretien avec John Frankenheimer
On pourrait dire que "Seconds" est l’un des films les plus « gauchistes » du cinéma américain : il est ridicule de vouloir changer, se transformer à l’intérieur de cette société, c’est la société que vous devez transformer...
C’est tout à fait exact... Et je voulais aussi dire que le « rêve américain » c’est du vent... Vous êtes ce que vous êtes. Vous devez vivre avec cette idée et l’accepter tel que vous êtes. Ensuite vous pourrez progresser et faire progresser le monde autour de vous, à condition que vous acceptiez votre passé. Si vous éliminez votre passé c’est foutu. Le rêve que caresse le héros est une échappatoire. Vous n’avez pas le droit d’échapper à ce qui vous entoure, à vos responsabilités. Vous ne pouvez pas y échapper contrairement à ce qu’on vous enseigne en Amérique. Il faut les accepter et essayer de progresser intérieurement.
Ce n’est pas Scarsdale (28) qui le détruit mais la mythologie de Scarsdale, la petite ville où il vit et il pense qu’il pourrait être plus heureux s’il était quelqu’un d’autre. Il le dit durant la scène avec Will Geer : il est vice-président d’une banque et croit que sa vie est finie. Cette scène tournée en un seul plan est l’une de mes favorites d’ailleurs...

Michel Ciment et Bertrand Tavernier in Positif n° 122 (décembre 1970)
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/seconds-l-operation-diabolique-science-fiction-thriller,125331-note-118122
(28) http://fr.wikipedia.org/wiki/Scarsdale_%28New_York%29

Je me demande si j’ai vraiment connu John Frankenheimer. Et pourtant je l’ai beaucoup côtoyé. J’ai travaillé avec et pour lui, me battant pour certains de ses films (Les Cavaliers (29), Les Parachutistes arrivent (30) notamment), faisant sortir contre la volonté de Columbia (31), I walk the line (32). J’ai pu constater à de nombreuses reprises que c’était un gourmet et un remarquable cuisinier. J’ai beaucoup discuté avec lui et j’ai même participé à un très long et passionnant entretien paru dans Positif (33). Quelques semaines avant sa mort, il me présentait dans la salle de la Directors guild (34), avant la projection de Laissez-passer, et évoquait notre passé commun.
Mais il a toujours gardé une part d’ombre, un côté impénétrable. Il faut dire qu’il se protégeait derrière un mur qu’on avait du mal à franchir, cachant derrière une arrogance de façade une insécurité, une timidité d’écorché vif. Le succès lui était peut-être arrivé trop vite. Cela l’avait sans doute paradoxalement fragilisé, et, se sentant toujours menacé, il tentait de préserver à tout prix son image de wonderboy. En même temps, loin de se soumettre aux diktats du box office, il acceptait les paris les plus audacieux : un film de prison méditatif, dénué d’action (Le Prisonnier d’Alcatraz) (35), une pièce d’Eugène O’Neil (36), qui dure quatre heures et qu’il filma magistralement. Comme beaucoup de ses collègues, il s’accrochait aux signes extérieurs de succès, voitures somptueuses, suites ou appartement extraordinairement luxueux. Mais l’on sentait une vulnérabilité une inquiétude permanente. A plusieurs reprises quand il évoquait les scènes de prison du Prisonnier d’Alcatraz, de L’Homme de Kiev (37), je voyais la chair de poule parcourir sa peau. On le sentait hanté par des univers clos, claustrophobiques (38) (qui sous-tend une partie de Sept jours en mai, un film où les fenêtres sont rares, où l’on n’a pas beaucoup l’impression de voir la lumière du jour. La surprise, l’étonnement que provoquent les premiers plans de désert n’en est que plus forte). Peu d’œuvres sont aussi perturbantes que Seconds ou Un crime dans la tête. Peu furent aussi sous-estimées lors de leur sortie (...).
Bertrand Tavernier in Positif n° 500 (octobre 2002)
(29) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Cavaliers_%28film,_1971%29
(30) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_parachutistes_arrivent
(31) http://fr.wikipedia.org/wiki/Columbia_Pictures
(32) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Pays_de_la_violence
(33) http://fr.wikipedia.org/wiki/Positif_%28revue%29
(34) http://fr.wikipedia.org/wiki/Directors_Guild_of_America
(35) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier_d%27Alcatraz
(36) http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugene_O%27Neill
(37) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_de_Kiev_%28film%29
(38) http://fr.wikipedia.org/wiki/Claustrophobie

John Frankenheimer
Né le 19 février 1930 à New York, décédé le 6 juillet 2002 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Frankenheimer

Lewis John Carlino
Né le 1er janvier 1932 à New York.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lewis_John_Carlino

David Ely
http://www.imdb.com/name/nm0255919/

James Wong Howe
Né Wong Tung Jim le 28 août 1899 à Taishan Chine), décédé le 12 juillet 1976 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Wong_Howe

Jerry Goldsmith
voir fiche du film L’Ultimatum des trois mercenaires
http://www.citebd.org/spip.php?film1170

Rock Hudson
Né Roy Harold Scherer Jr. le 17 novembre 1925 à Winnetka (Illinois), décédé le 2 octobre 1985 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rock_Hudson

Salome Jens
Née le 8 mai 1935 à Milwaukee (Wisconsin).
http://www.imdb.com/name/nm0421300/

Will Geer
Né le 9 mars 1902 à Frankfort (Indiana), décédé le 22 avril 1978 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Will_Geer

John Randolph
Né le 1er juin 1915 à New York, décédé le 24 février 2004 à Hollywood.
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Randolph_%28acteur%29

Jeff Corey
Né le 10 août 1914 à New York, décédé le 16 août 2002 à Santa Monica.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeff_Corey

Murray Hamilton
voir fiche du film Les Dents de la mer
http://www.citebd.org/spip.php?film1347

Karl Swenson
Né le 23 juillet 1908 à New York, décédé le 8 octobre 1978 à Torrington (Connecticut).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Swenson

Frank Campanella
Né le 19 mars 1919 à New York, décédé le 30 décembre 2006 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0132100/

Frances Reid
Née le 9 décembre 1914 à Wichita falls (Texas), décédée le 3 février 2010 à Beverly hills.
http://www.imdb.com/name/nm0717265/

Barbara Werle
Née le 6 octobre 1928 à Mount Vernon, décédée le 1 janvier 2013 à Carlsbad (Californie).
http://www.imdb.com/name/nm0921303/

Edgar Stehli
Né à Lyon (France) le 12 juillet 1884, décédé à Upper Montclair (New Jersey) le 25 juillet 1973.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Stehli

Richard Anderson
Né le 8 août 1926 à Long Branch (New Jersey).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Anderson

Khigh Dhiegh
Né le 25 août 1910 à Spring Lake (New Jersey), décédé le 25 octobre 1991 à Mesa (Arizona).
http://www.imdb.com/name/nm0223556/

Wesley Addy
Né à Omaha (Nebraska) le 4 août 1913, décédé à Danbury (Connecticut) le 31 décembre 1996.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wesley_Addy

John Lawrence
Né à New York le 26 avril 1931, décédé le 24 mars 1992 à Los Angeles.
http://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=43617

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Un de ces cauchemars éveillés qui poussent jusqu’à l’incandescence la fonction primale du cinéma, qui est de figurer un rêve collectif, pour le meilleur et pour le pire.
Filmosphère - "Seconds" est un film d’une précision redoutable, sans aucune place pour la moindre erreur de rythme ou une petite digression inutile...
dvdclassik - "L’Opération diabolique", film admirable de John Frankenheimer auquel il est aujourd’hui temps de redonner... une seconde chance.
àVoir-àLire - Cette version restaurée permet d’apprécier un thriller fantastique méconnu, perle rare du cinéma des années 60.
Citizen poulpe - On comprend en partie les raisons pour lesquelles L’Opération diabolique ne plut ni au public, ni à une majeure partie de la critique de l’époque...
Courte focale - Il y a quelque chose de profondément kafkaïen dans "Seconds", surtout au vu d’une mystérieuse organisation que Frankenheimer dépeint avec autant de froideur que ne le faisait Orson Welles dans "Le Procès"...
Ciné club de Caen - Frankenheimer décrit une société américaine schizophrène qui rêve d'une vie idéale et pour cela est prête à toutes les transformations mais qui ne possède pas en elle-même le talent pour changer, d'où l'échec irrémédiable de sa tentative et l'inclinaison paranoïaque à penser que cette société fomente un complot contre soi...
Mauvais genre - Film noir fourni d’une très belle lumière presque expressionniste, "Seconds" dispose également d’une mise en scène audacieuse qui flirte avec l’expérimental...