White god - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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White god

Fehér isten
Hongrie, Suède, Allemagne - 2014 - 1h59
sorti en France le 3 décembre 2014
Prix Un certain regard et Palme dog (pour Luke et Body) Cannes 2014 - Octopus d’or festival européen du film fantastique Strasbourg 2014 - Etrange festival 2014
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Kornél Mundruczó

scénario : Kornél Mundruczó, Viktória Petrányi, Kata Wéber
direction de la photographie : Marcell Rév
musique ou chansons : Asher Goldschmidt
avec : Zsófia Psotta (Lili), Sándor Zsótér (Dániel), Lili Horváth (Elza), Szabolcs Thuróczy (vieil homme), Lili Monori (Bev), Gergely Bánki (promeneur de chien), Tamás Polgár (autre promeneur de chien), Orsolya Toth (fille au chenil), Kornel Mundruczó (un Afghan), Alexandra Gallusz (la fille avec le vélo), Natasa Stork (femme au chenil), Janos Derzsi (le sans-abri), Peter Gothar (le chauffeur), Laszlo Galffi (le professeur de musique), Ervin Nagy (le boucher), Gábor Téni (l'homme en costume), Edit Frajt (la policière), Ilona Nagy (la fille sur le vélo), Vanda Verle (Trixi), András Réthelyi (travailleur de l'assainissement), Erika Bodnar (le voisin), László Melis (le preneur de paris), Csaba Faix (le présentateur tv), Bence Csepeli (Diamond), Hans van Vliet (Ivan), Virág Marjai (la femme avec le sac), András Hídvégi (l'homme à Lumberyard), Ferenc Takács (l'homme dans le métro), Károly Ascher (Péter), Ferenc Lakatos (Dick), Krisztián Vranik (l'assistant du boucher)
séances : semaine du mercredi 26 novembre 2014
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
23:30*
séance spéciale :
* sam 29 à 23h30 - Nuit fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" organisé en partenariat avec Hidden circle, la Nef, le Lisa et Rurik Sallé (Distorsion) - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €
séances : semaine du mercredi 3 décembre 2014
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
16:15
18:30
18:30
18:30
11:00
18:30
11:00
18:30
18:30
18:30
séances : semaine du mercredi 10 décembre 2014
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
18:30
18:30
18:30
21:00
18:30
18:30

synopsis

L’homme est-il le meilleur ami du chien ? Suite à une taxe sur les races croisées, le père de Lili décide de relâcher leur fidèle compagnon dans les rues. La jeune fille de 13 ans va alors tout faire pour tenter de le retrouver. Les chiens errants, quant à eux, décident de se rebeller contre une humanité qui les a délaissés. Si la trame peut paraître naïve, elle prend rapidement des dimensions mythologiques et fait montre d’une violence viscérale...

notes de production

J’ai eu une idée, et je me suis demandé s’il était possible de faire un film sur un chien. Mon inspiration est venue de J.M. Coetze et de son livre "Disgrâce" (1) qui a eu un profond impact sur moi. Mais le film est peu à peu devenu un plus gros projet, néanmoins, nous avons essayé de garder l’esprit libre, celui du départ.
Kornél Mundruczó
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Disgr%C3%A2ce_%28roman%29

White god est une référence au film de Samuel Fuller, White dog (2), où une jeune femme recueillait un gros chien blanc avant de découvrir que ses anciens maîtres l’avaient dressé pour tuer les Noirs (à l’affiche au cinéma de la Cité le 16 décembre 2014).
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dress%C3%A9_pour_tuer

La Palm dog (3) ne revient ni au chien de Saint-Laurent (4) ni à celui de Jean-Luc Godard (Roxy dans Adieu au langage) (5).
C’est finalement Luke et Body (6), les chiens de White god, présenté dans la catégorie Un certain regard (7), qui remportent le prix le plus farfelu de Cannes.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Palme_Dog
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Laurent_%28film%29
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1276
(6) Le rôle du chien Hagen a été interprété par deux animaux différents (Luke et Body), car il était difficile de demander au même chien d’être à la fois doux et agressif. Un grand travail de dressage a donc été nécessaire.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_certain_regard

Kornél Mundruczo était dans l’impasse avec un projet de long métrage, intitulé The Flyging man, lorsqu’il décida de réaliser White god, un film plus simple, mais politique et radicalement libertaire. Après une conversation avec sa productrice et co-scénariste, Viktoria Petranyi, ils se lancèrent dans l’écriture du scénario, qui fut bouclé en trois semaines.

Le cinéaste a fait appel à des acteurs qui avaient déjà travaillé avec lui, comme Lili Monori, présente au casting de Un Garçon fragile (8), et Orsolya Toth, avec qui il a collaboré pour la majorité de ses films (toutes deux présentes au casting de Delta) (9). C’est également le 8ème long métrage pour lequel il travaille avec Viktoria Petranyi sur le scénario.
(8) http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Un-garcon-fragile-Le-Projet-Frankenstein-3277.html
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Delta_%28film%29

Entretien avec Kornél Mundruczó
Certains de vos précédents films se servaient d’allégories de manière très sobre et minimaliste, comme "Delta" ou "The Frankenstein project". "White god" emprunte lui au cinéma de genre et il se situe pourtant davantage dans une réalité sociale que vos précédentes réalisations. Comment avez-vous travaillé sur ce paradoxe ?
La réalité dans l’Europe de l’est a beaucoup changé ces 5 dernières années. Ce qui était lent est devenu très rapide, il n’y a plus d’idéologies claires, et l’agression a pris la place de la mélancolie. Tout cela constitue un vrai défi pour nous, ça nécessite une autre façon de faire du cinéma. Après avoir longtemps pensé à cela, j’ai décidé d’utiliser les vestiges du cinéma de genre. White god débute comme un film familial, se transforme en film d’action avec des éléments sociaux, et se poursuit comme un thriller. C’est une manière pour le public de ressentir et de comprendre le cauchemar commun de l’Europe de l’est...
http://www.filmdeculte.com/people/entretien/Entretien-avec-Kornel-Mundruczo-20120.html

Kornél Mundruczó
Né le 3 avril 1975 à Gödöllő (Hongrie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Korn%C3%A9l_Mundrucz%C3%B3

Viktória Petrányi
http://www.imdb.com/name/nm0678467/

Kata Wéber
http://www.imdb.com/name/nm0970537/

Marcell Rév
http://www.imdb.com/name/nm2815444/

Asher Goldschmidt
http://www.imdb.com/name/nm3623464/

extrait(s) de presse

Cineuropa - D'un réalisme saisissant, "White god" évolue au rythme des courses de son protagoniste à quatre pattes, traqué et zigzagant dans la ville pour semer ses persécuteurs...
Les Echos - Le film est d’abord déconcertant puis finit par entraîner son spectateur dans une escalade terrible où seul l’art (la musique) et la jeunesse parviennent à sauver les choses...
Versus - Quelque part entre la production hollywoodienne pour enfants type "Beethoven" (la première partie entre la fille et son chien) et "Zombie" (la vague canine causant la désertion des rues), "White god" peint un portrait au vitriol de la société hongroise d’aujourd’hui...
Abus de ciné - La vengeance est une pâtée qui se mange froide...
Scifi universe - "White god" peut être aussi perçu comme un film sur l'exclusion, l'abandon, la différence des catégories sociales ou raciales...
Bande à part - Du film catastrophe américain au "joueur de flûte de Hamelin", aucune référence n’est assez forte pour décrire l’émotion dégagée par la fin de ce film qui se termine sur une série de plans absolument bouleversants...
Cinéma teaser - Frissons, larmes, euphorie : Kornél Mundruczó prouve avec "White god" qu’il sait insuffler du cœur à son cinéma sans perdre une once de la puissance picturale et thématique qui le caractérisait jusqu’à présent.
Film de culte - De gentiment dingo, "White god" vire au film catastrophe naturaliste, au film d’horreur sociale. Et bien plus que les chiens, ce sont les humains qui finissent par avoir froid dans le dos. Voilà un film qui n’a certainement pas peur du ridicule. Une réussite.