A Girl walks home alone at night - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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A Girl walks home alone at night

Usa, Iran - 2014 - 1h39
Festival du cinéma américain Deauville 2014 - Sundance 2014 - L'Etrange festival 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Ana Lily Amirpour

scénario : Ana Lily Amirpour
direction de la photographie : Lyle Vincent
avec : Sheila Vand (la fille), Arash Marandi (Arash), Marshall Manesh (Hossein), Dominic Rains (Saeed), Mozhan Marnò (Atti), Rome Shadanloo (Shaydah), Milad Eghbali (Urchin), Reza Sixo Safai (Rockabilly), Pej Vahdat (DJ Porno), Ray Haratian (Le Boss)
séances : semaine du mercredi 26 novembre 2014
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
18:30*
séance spéciale :
* soirée "Vampires, vous avez dit..." en présence de Bruno Maïorana (auteur de bédé) - organisée en partenariat avec Hidden circle, la Nef et le Lisa, dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "Nosferatu le vampire")

synopsis

À Bad City, ville étrange, lieu de tous les vices où suintent mort et solitude, les habitants n'imaginent pas qu'un vampire les surveille… Alors, quand l'amour s'en mêle, c'est une passion peu commune qui soudain s'embrase. Une passion couleur de sang !

notes de production

Produit par SpectreVision, la société de production d’Elijah Wood, A Girl walks home alone at night raconte une histoire de vampires se passant dans une ville fantôme iranienne, pleine de prostituées, de junkies, de macs, où erre un vampire à la recherche d’une proie…
http://www.s2pmag.ch/2013/06/26/elijah-wood-il-se-specialise-dans-les-films-dhorreur/

Oubliez tout ce que vous avez entendu ces dernières années en matière de film de vampires. Mis à part le très envoûtant et addictif film de Jim Jarmush, Only lovers left alive (1), qui utilise également l’errance nocturne comme leitmotiv, le film trouve son inspiration bien loin des films vampiriques à gros budgets et prend racine dans un héritage cinématographique où les ombres de David Lynch (2) et de Sergio Leone (3) se laissent apercevoir. A Girl walks home alone at night est de ces œuvres qui prennent des risques et flirte ainsi effrontément avec une multitude de genres : du thriller à la romance, en passant par le fantastique et le western. Sous des dehors aussi variés, le film fait preuve d’une véritable maîtrise scénaristique qui lui évite l’écueil de se perdre dans ses références, de se noyer sous les stéréotypes. Le premier long d’Ana Lily Amirpour est une œuvre riche et ambitieuse qui joue précisément avec les codes et possède un aspect transgressif tout à fait captivant...
http://www.avoir-alire.com/a-girl-walks-home-alone-at-night-la-critique-du-film
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1262
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film808
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Leone

Les choix de mise en scène sont radicaux et élégants, ou drôle : un magnifique scope (4) noir et blanc très contrasté, expressionniste, cite Nosferatu (5) de Murnau sans ostentation, voire le Mario Bava du Masque du démon (6), ou renvoie aux romans graphiques. Elle pense d’ailleurs prolonger son film sous cette forme en six tomes ! Le tchador (7) ouvert sur le devant, que revêt la vampire voilée, équivaut à la fameuse cape des grands nocturnes, avec un humour à la Monty python (8). Le rythme est lent, comme dans le récent Only lovers left alive de Jim Jarmush, car les vampires ont tout leur temps. Même si les morts vont vite quand ils tuent. La cinéaste situe ses scènes dans des rues désertes, majoritairement la nuit, ou des zones industrielles où prévalent une raffinerie et des forages pétroliers, première source économique en Iran Très sombre sur bien des aspects, A Girl walks home alone at night se finit bien, ce n’est pas grand secret de le dévoiler. Ce qui apparente le film non pas à l’immoralité, que d’aucuns lui reprocheront, pas même à l’amoralité, mais à la quête d’une moralité sociétale entre hommes et femmes.
http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/deauville-a-girl-walks-home-alone-at-night-vampire-a-liranienne-186761
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/CinemaScope
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1346
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1201
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchador
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Monty_Python

Avec ce film, la réalisatrice d’origine iranienne milite, ça ne fait aucun doute. Mais elle livre aussi une subtile romance platonique où les regards sont plus évocateurs que les mots. Il est facile de s’y perdre voire de s’y ennuyer, d’autant que certaines scénettes se relient parfois mal à l’ensemble et que le final, optimiste, reste prévisible. Ceux et celles qui préfèrent voir leurs suceurs de sang préférés agir comme des bêtes affamées en sortiront déçus, voir dépités. Les autres, plus sensibles à la poésie morbide et aux métaphores politiques, apprécieront. Les fans de Stephenie Meyer (9), eux, sont hors-jeu depuis belle lurette. D’autant que ce film-ci s’adresse aux cinéphiles, Ana Lily Amirpour étant à l’évidence bercée depuis sa plus tendre enfance par les auteurs classiques (Murnau, Bava, mais aussi Leone) qu’elle cite sans esbroufe. Un premier film loin d’être parfait mais indéniablement prometteur et enivrant, aidé par une excellente bande son convoquant pop rock, électro et musique traditionnelle...
http://www.cinemafantastique.net/A-Girl-Walks-Home-Alone-at-Night.html
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Stephenie_Meyer

Dans la vraie vie, Ana Lily Amirpour est plutôt fan de musique électronique (house, minimale allemande et techno de Chicago). Celle qui fut chanteuse-bassiste dans un groupe de rock a aussi vécu à Berlin pendant quatre mois. J’y ai trop fait la fête. Là-bas, contrairement aux Usa, c’est quelque chose d’absolument normal. Il n’y a aucune culpabilité face à l’hédonisme. A la fin, j’étais un zombie, mais ça me manque. Pour son prochain film, ni vampires ni zombies, mais une histoire d’amour cannibale et post-apocalyptique, tournée cette fois au Texas, et en anglais.
http://www.telerama.fr/cinema/a-deauville-avec-ana-lily-amirpour-perse-et-pas-lisse,116489.php

Entretien avec Ana Lily Amirpour
Vous multipliez les références au cinéma américain, pourquoi ?
J’adore les films et j’adore aimer les films. Faire un film, c’est une grande opportunité de faire quelque chose que l’on aime obsessivement ! Cela ne s’arrête pas au cinéma, je pense à la danse, à la musique, à James Dean, aux vampires, à la 57 T Bird…
http://misterteesmovieclic.zeclic.fr/2014/09/07/ana-lily-amirpour-sheila-wand-arash-marandi-a-deauville-cest-un-conte-de-fee-iranien/

Ana Lily Amirpour
Née en Grande-Bretagne, Ana Lily Amirpour a passé son enfance aux Usa.
Elle réalise son premier film à l’âge de douze ans, un film d’horreur pendant une soirée-pyjama. Elle se passionne pour la peinture, la sculpture, et la musique indie-rock, avant de partir pour Los Angeles y réaliser des films, dont plusieurs courts métrages sélectionnés dans de nombreux festivals comme Berlin, Londres, Édimbourg et Slamdance.
http://cinema.arte.tv/fr/article/ana-lily-amirpour

Sheila Vand
Née le 27 avril 1985 à Los Angeles.
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=208266.html

Marshall Manesh
Né le 16 août 1950 à Mashhad (Iran).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_Manesh

Dominic Rains
Né le 1er mars 1982 à Téhéran.
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=230798.html

Mozhan Marnò
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=177607.html

Rome Shadanloo
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=484604.html

Pej Vahdat
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pej_Vahdat

Ray Haratian
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=611645.html

extrait(s) de presse

Culture box - Etonnant de voir une coproduction américano-iranienne, sans doute la première de l'histoire du cinéma, vus les rapports houleux entre les deux pays...
àVoir-àLire - "A Girl walks home alone at night" nous entraîne ainsi dans un univers parfois déconcertant et inquiétant, mais souvent fascinant, d’une étrange beauté dont on ne peut détourner le regard.
Film de culte - "A Girl walks home alone at night" est remarquable d’abord parce qu’il n’y a pas tant de premiers films qui font preuve d’un tel sens du mystère...
Daily mars - Un coup d’essai en forme de coup de maître donc, pour cette réalisatrice très prometteuse dont on attend maintenant le prochain long avec impatience.
Cinéma fantastique - Un film de vampire, oui, mais un film beau et envoûtant qui en dit long sur sa réalisatrice et son pays. Un film incroyablement personnel en somme.
Sens critique - Loin de copier l'esbroufe stylistique d'un piteux "Resident evil" ou de l'un de ses trop nombreux ersatz, A Girl... économise ses effets pour représenter le caractère fantastique et fascinant du vampire...
Télérama - Cette fille-vampire qui cherche du sang frais la nuit en marinière et tchador, en avançant sur son skateboard, est venue dans l'esprit de la réalisatrice un peu par hasard...