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L’étrange petit chat

Das merkwürdige Kätzchen
Allemagne - 2013 - 1h12
sorti en France le 2 avril 2014
Acid Cannes 2013, Berlin 2013, Toronto 2013, Rencontres internationales Henri Langlois Poitiers 2013, Premiers plans Angers 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Ramon Zürcher

scénario : Ramon Zürcher
d'après l'oeuvre de : Franz Kafka ("Les Métamorphoses")
direction de la photographie : Alexander Hasskerl
musique ou chansons : Thee more shallows
avec : Jenny Schily (la mère), Anjorka Strechel (Karin), Mia Kasalo (Clara), Luk Pfaff (Simon), Matthias Dittmer (le père), Armin Marewski (l'oncle), Leon Alan Beiersdorf (Jonas), Sabine Werner (la tante),Kathleen Morgeneyer (Hanna), Monika Hetterle (la grand-mère)
séances : semaine du mercredi 1er octobre 2014
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
20:30*
séance spéciale :
* précédé de "Hic" dans le cadre du ciné-mardi : "bizarre, vous avez dit bizarre !" - soirée organisée en partenariat avec le Tap cinéma Poitiers et Hidden circle - tarif préférentiel : 2 films = 7 €

synopsis

Simon et Karin rendent visite à leurs parents et à leur petite sœur Clara dans leur appartement berlinois. Ces retrouvailles apparemment ordinaires font basculer les personnages dans un monde étrange où se déploie une exaltante chorégraphie du quotidien...

notes de production

Il y a un point commun entre les chats, les machines à laver et le quotidien. Tous les trois ronronnent, mais la signification que l’on peut mettre derrière ces murmures n’est pas la même. Entre le ronronnement de contentement du félidé, celui mécanique de la machine et la routine de la vie de tous les jours, la palette d’impressions est bien plus vaste qu’il n’y paraît. C’est tout le projet, à la fois insolite et ambitieux, de cet Étrange petit chat, premier long métrage de Ramon Zürcher, que de faire entrer en résonance ces trois types de ronronnements entre les murs resserrés d’un appartement berlinois : à la fois sur le mode de l’auscultation du quotidien, du ballet des instruments mécaniques et des saillies burlesques des animaux domestiques.
Joachim Lepastier in Les Cahiers du cinéma

En 2006, Ramon Zürcher quitte sa suisse natale et intègre l’Académie allemande du film et de la télévision allemande (Dffb) pour y apprendre le métier de réalisateur. Alors étudiant, il participe à un séminaire d’écriture dans un atelier dirigé par le réalisateur hongrois Béla Tarr où le travail consistait à proposer un projet cinématographique s’appuyant sur une œuvre de Franz Kafka. Le réalisateur en herbe a choisi Les Métamorphoses, point de départ de L’Etrange petit chat : dans le film fini, le texte de Kafka n’est qu’accessoirement perceptible, dans l’idée de la cuisine comme un lieu de rendez-vous et d’interaction sociale, à la différence des chambres, dans lequel les personnages peuvent se retirer pour isoler et être antisocial.
L’Etrange petit chat est son premier long-métrage.

Pour son premier passage derrière la caméra, le réalisateur suisse a opté pour un décor unique puisque la quasi intégralité du film se déroule dans un appartement berlinois : je voulais que le monde cinématographique créé par le film reste compact, que le spectateur y navigue avec un sentiment grandissant de claustrophobie qui l’enveloppe peu à peu un comme une robe. Une unité de lieu sobre pour une mise en scène que le réalisateur qualifie de rythmée, ce dernier ayant fait le choix de laisser sa caméra statique face à une famille en ébullition qui s’affaire dans un logement un brin fantastique.

Le film a failli changer de titre pour s’appeler The Moth, signifiant littéralement Papillon de nuit. En effet, une fois le film monté, un ami du réalisateur s’est fait la réflexion sur le personnage du chat, en argumentant qu’il était peu présent à l’image et que l’adjectif inquiétant ne convenait pas vraiment au caractère du chat. Mais le réalisateur s’est justifié en disant qu’il ne voulait pas centrer le titre de son film sur un protagoniste en particulier, puisqu’il n’y en a pas réellement, préférant mettre l’accent sur un élément périphérique.

Le réalisateur Ramon Zürcher et le directeur de la photographie Alexander Hasskerl ont déjà collaboré ensemble en 2010 sur le court-métrage Yesterday my friend bought a bike : nous sommes très similaires, dans la mesure où nous prenons des décisions sur une scéne le plus en amont possible. A cet égard, Alex est très précis et se focalise sur les détails.

Entretien avec Ramon Zürcher
Quel a été le point de départ du film ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de raconter cette histoire ?
Au tout début de l’élaboration du projet, j’avais en tête certaines images concrètes, mais aussi tout un éventail d’idées quant à la mise en scène, au fond et à la forme du film. Je tenais d’une part à faire un film qui se déroule en temps réel, et je souhaitais aussi m’en tenir à un décor unique. Dès le départ, il y avait donc ces unités de temps et d’espace, une « prison dans le temps » et une « prison dans l’espace ». Cela peut suggérer une dimension théâtrale, mais ces paramètres m’intéressaient surtout dans le sens où j’estime important de devoir travailler avec des restrictions. Je voulais que le monde cinématographique créé par le film reste compact, que le spectateur y navigue avec un sentiment grandissant de claustrophobie qui l’enveloppe peu à peu un comme une robe...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/l-etrange-petit-chat-comedie-dramatique,289580

Ramon Zürcher
Né le 20 juin 1982 à Aarberg (Suisse).
http://www.imdb.com/name/nm3885065/

Jenny Schily
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-35150/filmographie/

Anjorka Strechel
Née le 12 Janvier 1982 à Lüneburg.
http://www.imdb.com/name/nm2100161/

Mia Kasalo
http://www.imdb.com/name/nm5186397/

extrait(s) de presse

Critikat - "L’Étrange petit chat", sans faire appel à un récit signifiant, dresse le portrait d’une famille de la classe moyenne allemande, orchestrant avec brio leur circulation en une chorégraphie du quotidien qui se teinte d’une certaine désillusion du présent...
Le Monde - Le film, en l'état, en est pratiquement dépourvu (d'intrigue) et mise sur une ligne minimaliste, tendue à l'extrême. Ce sortilège tient à l'excellence de la mise en scène. Subtile et maîtrisée à l'extrême, elle fait jaillir les frustrations et les animosités qui se cachent sous le glacis des apparences.
Libération - Le beau premier long métrage de Ramon Zürcher, manière de film choral ramassé sur la surface d’un F4 berlino-bourgeois, observe sans hâte les membres d’un clan cheminer vers une réunion de famille dînatoire.
Télérama - Le film est ambitieux, maîtrisé, plutôt réussi...
Film de culte - "L’Étrange petit chat" bout d’une tension sourde et singulière, comme une cocotte-minute au bord de l’implosion mais qui ne déborde jamais, et qu’on ne peut s’empêcher de scruter, fasciné par tant de remous internes. Un premier film qui laisse pantois.
Acid - On pense bien sûr à Resnais dans cette ambition de filmer l’inconscient...
àVoir-àLire - Lles spectateurs avides de découvrir de nouvelles tentatives cinématographiques ne doivent pas bouder leur plaisir puisque ce premier essai inégal contient de bien belles promesses quant à l’avenir d’un réalisateur à suivre de près.
Ciné club de Caen - Une bien curieuse expérience de cinéma.