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L’Oranais

France, Algérie - 2013 - 2h08
sorti en France le 19 novembre 2014
Valois du meilleur acteur (Lyes Salem) Angoulême 2014
film - film francophone
de

Lyes Salem

scénario : Lyes Salem
direction de la photographie : Pierre Cottereau
musique ou chansons : Mathias Duplessy
avec : Lyes Salem (Djaffar), Khaled Benaissa (Hamid), Djemel Barek (Saïd), Amal Kateb (Halima), Miglen Mirtchev (Feodor Koulyguine), Sabrina Ouazani (Nawel), Najib Oudghiri (Farid), Anne Zander (Elizabeth), Abdou Boukefa (Bachir)
séances : semaine du mercredi 20 août 2014
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
16:00*
20:00
10:30
séance spéciale :
* ven 22 à 16h00 (salle Nemo, cinéma de la Cité) - sam 23 à 20h00 (salle Bunuel, espace Franquin) - dim 24 à 10h30 (salle Nemo, cinéma de la Cité)
séances : semaine du mercredi 19 novembre 2014
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
14:00
18:30
21:00
21:00
18:30
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11:00
14:00
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11:00
14:00
18:30
21:00
18:30
21:00
18:30
21:00
séances : semaine du mercredi 26 novembre 2014
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
16:00
18:30
21:00
18:30
11:00
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18:15
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synopsis

L'Algérie vient de retrouver son indépendance. Un vent de liberté souffle sur Oran. Des possibles s'ouvrent aux Algériens. Hamid et Djaffar sont amis depuis toujours et leur avenir ne semble avoir aucune limite. Mais la trahison s'immisce dans leur relation presque fraternelle et met à mal leurs beaux projets...

notes de production

Le mot oranais peut désigner différentes choses :
- un habitant de la ville d’Oran en Algérie.
- une variante dialectale régionale de l’arabe algérien.
- une pâtisserie également appelée croissant aux abricots.
- l’Oranais peut être aussi assimilé à la région d’Oran ou wilaya d’Oran (département d’Oran à l’époque française), et, par extension, à son arrière-pays. Au sens régional, on parlera d’Oranie, terme désormais plus usité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oranais

Pour faire un film en Algérie, il faut vivre un film avant : celui du périple du rêveur pour tous (le réalisateur) dans le pays qui n’aime pas les images, n’a pas de salles obscures, n’est pas le Maroc, et se méfie des caméras, des photos et de la lumière du jour. Petites anecdotes sur un tournage à Oran...
http://www.algerienews.info/les-difficiles-making-off-du-film-en-algerie/

Le titre, El-Wahrani, n’est sans doute, pas définitif mais le projet, lui, est bel et bien mis en branle. Le réalisateur qui a supervisé en décembre dernier, des séances de casting à Oran - la ville qui lui a inspiré l’histoire et où le tournage aura lieu - devrait se lancer dans la réalisation dès le mois de mars. Trois ans après Mascarades, un film qui a décroché plusieurs distinctions lors de festivals prestigieux, Lyes Salem se remet au travail avec un défi à la carte : celui de tenir la dragée haute à son premier film. D’une durée de deux heures, El- Wahrani est, selon les propos du réalisateur, rapportés par l’Aps, une histoire 100% oranaise qui s’étale sur trois décennies qui ont suivi l’indépendance du pays (…). Il s’agit d’une fresque sur l’amitié de deux hommes qui se retrouvent après la guerre, l’un, membre d’une délégation du Fln ayant sillonné le monde pour plaider la cause nationale, et l’autre, combattant de l’Aln, revenu après cinq ans passés au maquis. Débutant en 1962, l’histoire se déroule jusqu’en 1988, prenant ainsi fin à la veille des événements d’octobre. Elle retrace le parcours des deux amis et leur évolution dans une Algérie victorieuse, pleine de rêves et de promesses, ajoutera encore Lyes Salem, par ailleurs, scénariste du film. Ce film sur l’identité sera une occasion pour le réalisateur d’aborder des questions inhérentes à cette problématique. En posant les questions idoines, il tentera d’apporter des réponses, notamment par le biais de l’un des personnages-clé de ce film, un enfant né d’un viol commis par un soldat français sur l’épouse de l’un des deux personnages. Ce dernier qui a adopté l’enfant et l’a élevé comme son propre fils, finira pourtant par se retrouver face à ce terrible dilemme : taire la vérité ou tout avouer à son fils ? Concernant le lieu de tournage, Lyes Salem expliquera qu’il a jeté son dévolu sur El-Bahia pour ce qu’elle offre comme diversité identitaire. Cette ville cosmopolite était pour lui, idéale, pour accueillir son histoire. Selon toute vraisemblance, les rôles des deux amis devraient être campés par l’acteur-réalisateur Khaled Benaissa et par Lyes Salem himself qui, tel qu’il le dit écrit des films dans lesquels il joue. Il réitère ainsi l’expérience de Mascarades (1) où il a interprété le rôle de Mounir, le frère de Rym, jeune fille atteinte d’une maladie étrange, la narcolepsie. Natif d’Alger où il a vu le jour en 1973, Lyes Salem après avoir été élève au lycée Molière, étudie les lettres modernes à La Sorbonne, avant de s’inscrire pour une formation à l’Ecole du Théâtre national de Chaillot et au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Sur scène, il a joué dans des pièces du répertoire classique et moderne. En 1998, il met en scène et joue Djelloul, le résonneur d’après Les Généreux de Malek Alloula. Ses débuts au cinéma et à la télévision, il les devra à Maurice Failevic (2), Benoît Jacquot (3) et Hamid Krim (4). Ce qui lui donnera le goût de la réalisation, dans laquelle il se lancera en 1999 avec un premier court-métrage intitulé Lhasa, suivi en 2001 de Jean-Farès (5) qui décroche le Prix du meilleur court-métrage au 12e Festival du cinéma africain de Milan en 2002 ainsi que le Prix jeune public à Montpellier. Un an plus tard, il réalise Cousines (6), un court-métrage sur l’évolution des mentalités dans une société en mutations qui lui vaudra de nombreux prix internationaux et un César. Lyes Salem a joué dans un grand nombre de productions, notamment Banlieue 13 (7) de Pierre Morel, Délice Paloma (8) de Nadir Moknèche, Munich (9) de Steven Spielberg, La Tête en friche (10) de Jean Becker ou encore Il était une fois…peut-être pas (11) de Charles Nemes. 2008 sera une grande année puisqu’avec la sortie de Mascarades, Lyes Salem connaîtra un succès international, allant même jusqu’à représenter l’Algérie aux Oscars.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film79
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Failevic
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Jacquot
(4) http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=4626
(5) http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=413
(6) http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=665
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Banlieue_13
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lice_Paloma
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Munich_%28film%29
(10)http://fr.wikipedia.org/wiki/La_T%C3%AAte_en_friche
(11) http://www.commeaucinema.com/film/il-etait-une-fois-peut-etre-pas-telefilm,218731

Entretien avec Lyes Salem
Pourquoi une histoire liée à la Guerre d’Algérie ?
Ce n’est pas une histoire sur la Guerre d’Algérie. Le début du film se passe pendant la guerre, mais cette dernière est le prologue. Le film commence vraiment au sortir de la guerre. Je pense que j’emploie toujours la même démarche c’est-à-dire je travaille sur mon identité. Qu’est-ce que mon identité algérienne ? Comment elle s’est construite ? D’où elle vient ? Quel est notre héritage ? Qu’est-ce qu’on nous a dit et ce qu’on ne nous a pas dit ? En fait, celui qui rentre de la guerre de maquisard, Jaâfar, découvre en arrivant dans son village que sa femme est morte en couches après avoir donné naissance d’un enfant de viol perpétré par un soldat de l’armée française. Le viol a eu lieu le jour où lui est entré dans la clandestinité mais on ne lui a rien dit pendant les cinq ans de clandestinité. Quand il rentre, sa femme est morte et découvre un petit garçon de quatre ans et demi, blond au yeux bleus...
http://www.lexpressiondz.com/culture/161053-%C2%ABje-continue-%C3%A0-explorer-mon-identit%C3%A9-%C3%A0-travers-le-cin%C3%A9ma%C2%BB.html

Lyes Salem
voir fiche du film Mascarades
http://www.citebd.org/spip.php?film79

Pierre Cottereau
voir fiche du film Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé
http://www.citebd.org/spip.php?film962

Mathias Duplessy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_Duplessy

Khaled Lakhdar Benaissa
http://www.imdb.com/name/nm1983201/

Djemel Barek
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=12075
http://www.imdb.com/name/nm0054403/

Amal Kateb
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=24953

Miglen Mirtchev
http://fr.wikipedia.org/wiki/Miglen_Mirtchev

Sabrina Ouazani
voir fiche du film De guerre lasse
http://www.citebd.org/spip.php?film1277

Najib Oudghiri
http://www.imdb.com/name/nm1840081/