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Melody

France, Belgique, Luxembourg - 2014 - 1h32
sorti en France le 6 mai 2015
Compétition festival du film francophone Angoulême 2014
film - film francophone
de

Bernard Bellefroid

scénario : Bernard Bellefroid, Carine Zimmerlin, Anne-Louise Trividic
direction de la photographie : David Williamson
musique ou chansons : Frédéric Vercheval
avec : Rachael Blake (Emily), Lucie Debay (Melody), Catherine Salée (Catherine), Don Gallagher (Gary), Laure Roldan (Marion), Clive Hayward (Norman), Julie Maes (Coleen), Janine Horsburgh (prof Fostel), Julian Nest (Willis), Jules Werner (Dr. Helwitt)
séances : semaine du mercredi 20 août 2014
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
13:00*
20:00
13:00
séance spéciale :
* sam 23 et lun 25 à 13h00 (salle Nemo, cinéma de la Cité) - dim 24 à 20h00 (salle Bunuel, espace Franquin)
séances : semaine du mercredi 6 mai 2015
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
14:00
16:00
18:30
20:30
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séances : semaine du mercredi 13 mai 2015
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
16:00
18:30
20:30
18:30
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20:30
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séances : semaine du mercredi 20 mai 2015
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
16:20
16:20
16:20
séances : semaine du mercredi 27 mai 2015
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
16:20
16:20
16:20

synopsis

Melody, une jeune femme de vingt-huit ans, décide de devenir mère porteuse contre une grosse somme d’argent qui lui permettra d’acheter le salon de coiffure dont elle rêve. Emily, la mère commanditaire, une riche Anglaise de 48 ans qui ne peut plus avoir d’enfant, fait venir Melody chez elle : elle veut pouvoir contrôler le bon déroulement de la grossesse. Si tout les sépare au départ, les deux femmes finissent cependant par s’adopter : Melody, née sous X, trouve en Emily la mère qu’elle n’a jamais eue, et Emily reconnaît en Melody la fille qu’elle aurait pu avoir...

notes de production

Ne pas confondre avec :
Melody, film britannique de Waris Hussein (1971).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Melody_%28film,_1971%29

Après son premier film, La Régate (1), où il explorait la violence intra-familiale à travers le portrait d’un adolescent maltraité par son père, le réalisateur Bernard Bellefroid poursuit, dans Melody, son étude de la filiation.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film371

Un thème qui suscite autant de questions morales et éthiques que celui des mères porteuses (2) a été peu traité au cinéma. Bien qu’ayant travaillé plus de trois ans sur ce phénomène pour les besoins de Melody, Bernard Bellefroid reconnait que la complexité de ce sujet est toujours aussi importante à ses yeux. Il déclare : le tournage d’un film, c’est assez proche d’une reconstitution criminelle… Quand on ne comprend pas un crime, on met en présence le criminel présumé, l’arme, les témoins… Faire un film, pour moi, c’est assez proche. Face à quelque chose qu’on ne comprend pas, on écrit une histoire, on crée des personnages, on met en place notre reconstitution.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestation_pour_autrui

Bernard Bellefroid tenait également à aborder dans Melody le sujet délicat de l’accouchement sous X, car il considère ce dernier comme un acte extrêmement violent et posant des questions graves : le droit d’amputer un enfant de son passé ? Comment un être humain qui ignore tout de ses origines peut-il se (re)construire ? La connaissance de ses origines est-elle absolument indispensable à la construction d’un individu ou bien son équilibre est-il avant tout assuré par les liens affectifs et sociaux ?

Bien que d’origine belge et francophone, le réalisateur a souhaité situer son histoire en Angleterre car la gestation pour autrui y est autorisée. De plus, Bernard Bellefroid voulait également raconter l’histoire de deux langues à travers le français et l’anglais, parlées respectivement ici par Melody et Emily.

Pour marquer la différence de caractère des deux personnages principaux ainsi que l’évolution de leur rapport l’un envers l’autre, Bernard Bellefroid a convenu avec son chef opérateur David Williamson et sa chef décoratrice Régine Constant (3) que Melody serait un personnage qui ne vit qu’en extérieur jour, et qu’Emily serait toujours en intérieur, dans sa maison, une sorte de prison non connectée avec le monde extérieur, jusqu’à la dernière partie du film où, symboliquement, l’intérieur et l’extérieur se rejoignent enfin.
(3) http://www.imdb.com/name/nm0176020/

La jeune Lucie Debay incarne, ici, son premier rôle principal au cinéma. Bien qu’encore inconnue du grand public, elle est très appréciée par le public belge pour ses nombreuses prestations théâtrales et a également côtoyé Daniel Auteuil et Leïla Bekhti le temps d’une séquence du film Avant l’hiver (4). Son metteur en scène a notamment dit à son sujet qu’elle s’est imposée par sa force, sa résistance et sa générosité. Son visage est capable de nous désemparer en une fraction de seconde, avec un jeu minimal. Un visage sans triche.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Avant_l%27hiver

Melody a notamment remporté le prix du public au Festival international du film de Namur (5). Les deux comédiennes qui portent le film, Lucie Debay et Rachel Blake ont, quant à elles, été récompensées par le prix d’interprétation féminine du Festival des films du Monde de Montréal (6).
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_francophone_de_Namur
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_des_films_du_monde_de_Montr%C3%A9al

Bernard Bellefroid s’est fait remarquer avec son projet de fin d’études, le sobre et bouleversant documentaire Rwanda, les collines parlent (7). En 2009, il réalise son premier long métrage, La Régate, l’histoire d’un adolescent qui se jette à corps perdu dans le sport (en l’occurrence l’aviron) pour oublier les coups de son père. Un film sur une adolescence déchirée, toute en violence, mais aussi en dépassement de soi. Bellefroid ne cache pas son admiration pour les frères Dardenne, qui ont d’ailleurs encadré son film de fin d’études, et l’ont aidé à développer La Régate. Avec son nouveau film, Melody, Bernard Bellefroid se penche à nouveau sur une relation complexe qui aurait pu inspirer les fameux frères.
Emily sera interprétée par Rachel Blake, que l’on a vue récemment dans Sleeping beauty (8). Pour le rôle de Melody, le réalisateur a porté son choix sur Lucie Debay, jeune actrice vue au théâtre et dans des courts métrages, qui devrait trouver avec ce rôle intense une belle exposition, comme ce fut le cas à l’époque pour Joffery Verbruggen et David Murgia dans La Régate.
http://cineuropa.org/nw.aspx?t=newsdetail&l=fr&did=249607
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rwanda,_les_collines_parlent_%28film%29
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sleeping_Beauty_%28film%29

Entretien avec avec Bernard Bellefroid
Le thème des mères porteuses a été très peu traité au cinéma jusqu’ici. C’est un thème qui suscite beaucoup de questions morales et éthiques, et donc beaucoup de polémiques. Comment vous situez-vous par rapport à ces débats ?
Ça fait trois ans que je travaille sur ce sujet et plus j’avance, plus la complexité se fait jour. On pourrait dire que le tournage d’un film, c’est assez proche d’une reconstitution criminelle... Quand on ne comprend pas un crime, on met en présence le criminel présumé, l’arme, les témoins... Faire un film, pour moi, c’est assez proche. Face à quelque chose qu’on ne comprend pas, on écrit une histoire, on crée des personnages, on met en place notre reconstitution. Ici, la question de la gpa (2) n’est pas un prétexte au film, le point de départ pour un tout autre sujet, qui se déploie peu à peu...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/melody-comedie-dramatique,318364

Bernard Bellefroid
voir fiche du film La Régate
http://www.citebd.org/spip.php?film371

Carine Zimmerlin
http://www.cinemotions.com/Carine-Zimmerlin-nm350087

Anne-Louise Trividic
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Louise_Trividic

David Williamson
http://www.imdb.com/name/nm0932012/

Frédéric Vercheval
voir fiche du film Pas son genre
http://www.citebd.org/spip.php?film1242

Rachael Blake
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachael_Blake

Lucie Debay
http://www.imdb.com/name/nm3580372/

Catherine Salée
voir fiche du film La Vie d’Adèle
http://www.citebd.org/spip.php?film1101

Don Gallagher
http://www.imdb.com/name/nm0302369/

extrait(s) de presse

Cinevox - On attendait forcément qu’une femme s’y colle, mais c’est le Belge Bernard Bellefroid qui nous propose aujourd’hui ce scénario captivant qui deviendra bientôt son deuxième long métrage. Enfin !
Abus de ciné - Un film marquant qui n'évite pas son sujet, tout en faisant preuve de tact et d'un joli sens de l'incertitude.
Zibeline - Bernard Bellefroid, a réalisé un film attachant, refusant de prendre parti pour l’une ou l’autre des femmes que presque une génération sépare...
Cinéphilia - On comprend la démarche du réalisateur, il colle au plus près de la réalité, très rude parfois...