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Hard day

Moo-deom-kka-ji Gan-da 끝까지 간다
Corée du sud - 2014 - 1h41
sorti en France le 7 janvier 2015
Quinzaine des réalisateurs Cannes 2014
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

Kim Seong-hun

scénario : Kim Seong-hoon
direction de la photographie : Kim Tae-sung
musique ou chansons : Mok Young-jin
avec : Lee Sun-kyun (Go Geon-soo), Cho Jin-woong (Park Chang-min), Shin Jung-geun (chef de la police), Jung Man-sik (détective Choi), Shin Dong-mi (jeune soeur de Geon-soo), Kim Dong-young (détective Do), Joo Seok-tae (détective Nam), Heo Jung-eun (Min-ah), Park Bo-gum (agent Lee)
séances : semaine du mercredi 10 septembre 2014
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
18:30*
séance spéciale :
* Le meilleur de la Quinzaine des réalisateurs 2014 - mar 16 septembre à 18:30 - tarif unique 3,5 € - en partenariat avec le groupement national des cinémas de recherche et Bodega films - présenté par Hidden circle.
séances : semaine du mercredi 4 février 2015
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
20:30
20:30
18:30
18:30
16:00
20:30
20:30

synopsis

De retour de l'enterrement de sa mère, Gun-su, détective à la police criminelle, tue un homme dans un accident de voiture. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l'affaire apparaît sur la base de données de la police, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Gun-su, sous pression voit l’enquête avancer au rythme des détails révélés de l’accident. Les choses vont empirer lorsqu’un témoin de l’accident va menacer Gun-su...

notes de production

Du 10 au 23 septembre 2014, des salles du Groupement national des cinémas de recherche (Gncr), proposeront à leurs publics de venir découvrir des œuvres cinématographiques mises en avant par la Quinzaine des réalisateurs (1), lors du Festival de Cannes 2014. Cette reprise du Meilleur de la Quinzaine est l’occasion de mieux faire connaître auprès du public le travail d’exposition et de découverte des auteurs que mène la Quinzaine des réalisateurs depuis 45 ans durant le festival de Cannes. C’est aussi le moyen de valoriser les salles de cinéma qui mettent en avant quotidiennement, dans un esprit de partage et d’ouverture, toute la richesse et la diversité cinématographiques contemporaines.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Quinzaine_des_r%C3%A9alisateurs

Kim Seong-hun aime mélanger les genres et ne pas se prendre au sérieux. Dans Hard day, le réalisateur rend hommage au polar tout en intégrant des éléments de comédie noire. Ainsi, la première partie du film est proche du burlesque, tandis que la seconde partie revient à des codes du polar plus classiques.

Il aura fallu six ans au réalisateur pour écrire le scénario de ce film noir, satirique, comique et tragique. C’est après avoir vu Pénélope Cruz cacher le corps de son compagnon dans le frigo puis le jeter dans la rivière dans Volver, que Kim Seong-hun s’est demandé quelle serait en fait la meilleure façon de dissimuler un corps.

Kim Seong-hun revendique une inspiration directe d’Ethan Coen et Joel Coen (O’brother) et de Bong Joon-Ho (The Host).

Pour la scène de la rizière, à la fin du film, l’équipe technique a dû faire preuve d’efficacité. La scène a été tournée en trois prises, avant que le ciel ne devienne nuageux, mais surtout avant la récolte du riz, qui aurait altéré l’image imaginée par le réalisateur !

Entretiens avec Kim Seong-hun
Le film démarre directement sur l’accident, était-ce un choix délibéré de votre part de mettre le spectateur tout de suite au cœur du film sans une mise en contexte ?
Oui tout à fait, mais ce ne fut pas ma première idée. Le début du film m’a beaucoup fait réfléchir. J’avais filmé une scène où Gun-Su sortait de la morgue après l’embaumement du corps de sa mère et se dirigeait ensuite à sa voiture pour rentrer chez lui. Puis, je me suis dit que le début devait être plus intense, plus rapide et j’ai donc coupé cette scène pour placer le spectateur dans l’intrigue dès les premières minutes...
http://toutelaculture.com/cinema/interview-du-realisateur-coreen-kim-seong-hun-a-hard-day-ressemble-a-un-morceau-de-viande/
Le film a beaucoup de tension, mais aussi beaucoup d’humour. Comment avez-vous trouvé cet équilibre, et n’aviez-vous pas peur que l’aspect comique dédramatise certaines scènes de suspense ?
Le plus important pour mon film était en effet de trouver ce bon équilibre et j’ai beaucoup réfléchi à ce problème. Je voulais d’ailleurs faire un film qui soit un peu plus drôle, mais j’ai abandonné car en effet, l’humour pouvait tuer le suspense. Quand les événements sont trop comiques, le spectateur a du mal à revenir dans l’état de tension dans lequel il était avant. C’est pour cela que j’ai trouvé ce juste équilibre, qui était déjà présent dans le scénario...
http://eastasia.fr/2014/05/20/a-hard-day-entretien-avec-kim-seong-hun-cannes-2014/

extrait(s) de presse

Toute la culture - En toile de fond du polar, le jeune réalisateur montre la corruption du système policier et tout ce qui gangrène les institutions pénales...
Cinecdoche - La traduction littérale du titre coréen - “Emmenez-le jusqu’à la fin” - se veut un clin d’oeil aux multiples rebondissements qui émaillent le film, de la première à la dernière scène...
Film de culte - L’humour n’est pas ici une fin en soi mais un moyen de varier les registres et de faussement semer le spectateur, pour mieux le reprendre par surprise...
Filmosphère - Le film est une proposition de polar alternatif qui ne manque ni de charme, ni d’idées, ni d’humour, et qui dans son dernier acte se montre extrêmement virulent et acide envers le comportement des forces de police.
Envrak - "A Hard day", sans cesse, rebondit, et en bon thriller, ne laisse à personne le temps de souffler – surtout pas à son personnage. Vif et explosif, il s’impose de lui-même comme un divertissement, à ne pas bouder.
Cinémateaser - Le réalisateur Kim Seong-Hun se fait l’architecte d’un jeu de massacre sadique...
Cinéquanon - Lorsque le scénario se resserre pour offrir des scènes de suspense, on s’accroche à son siège et on ne le lâche plus. Du bien bel ouvrage.
Positif - Belle découverte que ce polar coréen (...) Même si elle reste classique, la réalisation sait donner du rythme et de la tension. Vif, abrasif, cet élégant film de genre oppresse et détend, angoisse et amuse.