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Party girl

France - 2013 - 1h36
sorti en France le 27 août 2014
Prix d'ensemble "Un certain regard" & Caméra d'or Cannes 2014 - Grand prix Cabourg 2014
film - film francophone
de

Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis

direction de la photographie : Julien Poupard
musique ou chansons : Nicolas Weil, Sylvain Ohrel, Alexandre Lier
avec : Angélique Litzenburger (Angélique Litzenburger), Joseph Bour (Joseph Bour), Mario Theis (Mario Theis), Samuel Theis (Samuel Theis), Séverine Litzenburger (Séverine Litzenburger), Cynthia Litzenburger (Cynthia Litzenburger), Chantal Dechuet (madame Dechuet), Alyssia Litzenburger (Alyssia), Nathanaël Litzenburger (Nathanaël), Meresia Litzenburger (Meresia)
séances : semaine du mercredi 27 août 2014
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
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séances : semaine du mercredi 3 septembre 2014
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séances : semaine du mercredi 10 septembre 2014
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
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11:00
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synopsis

Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser...

notes de production

C’est le mariage d’Angélique Litzenburger qui a donné aux réalisateurs l’idée d’axer le scénario de leur premier long-métrage autour de son personnage. Ils expliquent : le point de départ, c’est un évènement qui a véritablement eu lieu. Le mariage atypique qu’a fait Angélique il y a quelques années. A presque soixante ans, cette union posait question. C’était comme le bilan d’une vie, celle d’une femme qui n’a connu que le milieu de la nuit et qui s’est résolue tardivement à se ranger. Il y avait là une situation de cinéma formidable à nos yeux.

Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis, les trois coréalisateurs, se sont connus à la Fémis (1) où ils ont étudié le scénario et le montage. Après plusieurs courts métrages (Forbach (2), C’est gratuit pour les filles (3), Demolition party) (4), ils passent au long avec Party girl.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_F%C3%A9mis
(2) http://www.formatcourt.com/2009/12/forbach-de-claire-burger/
(3) http://www.formatcourt.com/2009/07/c%E2%80%99est-gratuit-pour-les-filles-de-claire-burger-et-marie-amachoukeli/
(4) http://www.unifrance.org/film/37609/demolition-party

Party girl s’inspire librement du parcours d’Angélique, la mère de Samuel Theis, co-réalisateur et co-scénariste du film, et met en scène sa véritable famille. Chaque membre y joue son propre rôle. Le reste de la distribution, quant à elle, est composée d’acteurs non-professionnels : nous sommes partis du contexte autobiographique (…) Il fallait ensuite fictionnaliser les événements, les organiser pour en faire une histoire de cinéma. Avec ses enfants, nous sommes donc partis des vrais rapports. Sur ce terrain-là, on n’invente rien. C’est suffisamment fort, c’est la base. Nous avions décidé que le mariage était le fil conducteur qu’on allait tirer tout au long du film. Et en partant de ces éléments réels, il fallait ensuite trouver au personnage d’Angélique une trajectoire forte (…) C’était donc un travail d’équilibristes : nous marchions sur un fil tendu entre la fiction et la réalité.

Tout comme une majorité du casting, Angélique Litzenburger signe ses débuts au cinéma avec Party girl. Auparavant, l’actrice principale était danseuse de cabaret. D’abord hésitante à l’idée de mettre sa vie en scène, la mère du réalisateur a accepté de se lancer dans l’aventure, convaincue par son fils qui a su trouver les mots justes.

Au départ, il était prévu que le film s’intitule Angélique, nom du personnage principal, mais le trio de réalisateurs a finalement préféré le titre Party girl.
Le projet a bénéficié de l’avance sur recettes, une aide financière apportée par le Centre national du cinéma et de l’image animée, à des longs-métrages de nationalité française.

Si la structure de Party girl répondait à un scénario précis, les acteurs, eux, étaient libres de leurs propos, l’histoire étant la leur. A de nombreux moments, ils se sont permis quelques improvisations : les acteurs connaissaient l’histoire, mais on ne leur donnait pas de texte à apprendre. Ils arrivaient sur le plateau et on leur expliquait la séquence au moment où on la tournait. Nous partions des scènes écrites, de la trajectoire d’Angélique, pour pouvoir les faire improviser et attraper des moments de vie à la volée. On leur donnait le contexte, la situation, le conflit. On les laissait jouer, puis on recadrait au fur et à mesure. C’est pourquoi le scénario était fondamental, il fallait que nous soyons bien préparés. Les acteurs rejouaient les séquences plusieurs fois, jusqu’à ce qu’on obtienne ce dont on avait besoin.

En faisant tourner des acteurs non-professionnels, jouant leur propre rôle, dans une fiction autobiographique, Party girl se rapproche du concept cinéma-vérité. Les réalisateurs confient néanmoins ne pas se réclamer de ce mouvement. Ils précisent : si le cinéma‑vérité ou le néo-réalisme nous parlent, nous inspirent et nous intéressent, on ne s’en réclame pas. Cassavetes (5), Pasolini (6) ou Pialat (7), entre autres, sont aussi des références pour nous. Pour Party girl, on a beaucoup regardé Mama Roma, Une femme sous influence, Wanda (8), qui sont des films portrait, de femmes libres et hors norme.
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cassavetes
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pier_Paolo_Pasolini
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pialat
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Wanda_%28film%29

Party girl a été présenté au Festival de Cannes de 2014, en ouverture de la section Un Certain regard et y a remporté la Caméra d’or et le Prix d’ensemble.

Entretien avec Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis
Comment vous êtes-vous réunis tous les trois autour du projet ?
Nous n’avons pas que des rapports professionnels, nos liens intimes nous ont permis de nous lancer dans une aventure de co-réalisation comme celle-ci. Nous sommes de vrais amis dans la vie, on se connaît depuis longtemps. Il fallait une bonne dose de confiance pour faire ce film ensemble. Nous avons uni nos forces. Marie et Claire avaient déjà réalisé plusieurs courts- métrages ensemble, dont C’est gratuit pour les filles (César 2010 du meilleur court-métrage). Avec Samuel, le trio a collaboré une première fois à l’écriture et à la mise en scène d’un moyen- métrage, Forbach (2ème prix de la Cinéfondation (9) 2008), tourné dans le cadre de La Fémis. Ce film mettait déjà en scène la famille de Samuel. Il a eu ensuite le désir de réaliser un long-métrage sur eux. Naturellement, nous nous sommes retrouvés tous les trois à travailler ensemble sur ce nouveau projet...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/party-girl-drame,318767
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9fondation

Marie Amachoukeli
Née le 16 juillet 1979 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Amachoukeli

Claire Burger
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Burger

Samuel Theis
Né le 12 novembre 1978 à Forbach.
Officier de la Wehrmacht dans l’excellente série Un village français...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Theis

Julien Poupard
http://www.imdb.com/name/nm2043592/

Sylvain Ohrel
http://www.imdb.com/name/nm2254494/

Alexandre Lier
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/340191/alexandre-lier

Angélique Litzenburger
http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2014/05/15/angelique-litzenburger-certains-clients-m-appelaient-la-puppchen_4418897_766360.html

extrait(s) de presse

Première - Le sublime portrait d’une vieille petite fille qui a décidé de ne pas être raisonnable.
Cinéma teaser - De la sobriété émotionnelle de ses personnages, "Party girl" tire une sublime retenue, une économie de mot, une simplicité d’action...
Le Nouvel obs - Cru, rentre-dedans, fusionnel, abrasif et doux, c’est incontestablement du cinéma.
Paris match - Le trio impose une signature forte qui flirte avec le cinéma vérité de Cassavetes. Angélique Litzenburger est une Gena Rowlands brune et rock n’ roll.
Clap mag - "Party girl", un film simple, sans prétention, sans artifice, qui nous embarque par le col dès la séquence d’ouverture. Une petite pépite de découverte...
Le Passeur - Un petit film prometteur.
Film de culte - "Party girl" nous venge de tous ces portraits-de-femmes-dignes dont les héroïnes sont généralement des saintes passives empaillées...
Fiches du cinéma - "Party girl" est un film chaleureux et sincère...