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Tristesse club

France - 2014 - 1h30
sorti en France le 4 juin 2014
film - film francophone
de

Vincent Mariette

scénario : Vincent Mariette, Vincent Poymiro
direction de la photographie : Julien Roux
musique ou chansons : Rob
avec : Ludivine Sagnier (Chloé), Laurent Lafitte (Léon), Vincent Macaigne (Bruno), Noémie Lvovsky (Rebecca), Dominique Reymond (Claude), Anne Azoulay (Florence), Philippe Rebbot (Yvan), Délia Espinat-Dief (Lola), Théo Cholbi (Guillaume)
séances : semaine du mercredi 20 août 2014
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
18:30*
20:30*
18:30
20:30
séance spéciale :
* En prélude au festival du film francophone

synopsis

Si vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les soeurs qui n'en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets : bienvenue au club...

notes de production

Après avoir réalisé trois courts-métrages (Le Meilleur ami de l’homme (1), Double mixte (2) et Les Lézards) (3), Vincent Mariette passe pour la première fois au format long-métrage avec Tristesse club.
(1) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190388.html
(2) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=203167.html
(3) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=216391.html

Le réalisateur Vincent Mariette retrouve Vincent Macaigne après Les Lézards et Noémie Lvovsky après Le Meilleur ami de l’homme.

Le tournage de Tristesse club a pris pour cadre le département de la Savoie l’été 2013 pour une durée de cinq semaines. Parmi les éléments de décors, on retrouve une vieille maison abandonnée bordée par le lac d’Aiguebelette (4) et une Porsche 944 (5) de couleur rouge datant de 1986.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_d%27Aiguebelette
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Porsche_944

Au-delà des comédiens, une bête à quatre pattes s’est invitée sur le tournage de Tristesse club. Ross, un vieux chien de 14 ans, participe à une scène avec le personnage de Léon, joué par Laurent Laffite.

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Vincent Mariette a modifié un projet de fin d’études qu’il avait rendu pour la Fémis (6), d’où il est ressorti diplômé en 2009 en section scénario.
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_F%C3%A9mis

Le réalisateur Vincent Mariette explique l’association des termes Tristesse et club par la tonalité de son film, qui parle d’un sujet sombre - le deuil - mais avec légèreté. Sans savoir que l’intitulé du film renvoyait à une chanson de Houellebecq (7), le cinéaste aimait beaucoup l’idée de ce titre, qui sonne selon lui comme un nom de cocktail.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Houellebecq

Quand Vincent Mariette évoque les artistes qui l’ont inspiré pour réaliser son premier long-métrage, Wes Anderson (8) arrive en tête. En effet, le cinéaste confie être admiratif de la qualité sonore des films du réalisateur américain, ainsi que de sa façon de ne pas trop souligner les choses, de les mettre légèrement à distance m’intéresse. Quant à sa galerie de personnages, il cite Bill Murray (8) ou encore Jason Schwartzman (9), deux acteurs phares du cinéma andersonien.
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film1229
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film1074

L’image de Tristesse club est un melting-pot de films qui ont marqué le cinéaste cinéphile : les long-métrages liés au chef opérateur Harris Savides (10) (Zodiac, Birth) pour les scènes de jour, Margot va au mariage de Noah Baumbach et Harold et Maude (11) pour les touches automnales, ou encore le travail du photographe Gregory Crewdson (12) pour les séquences nocturnes. Enfin, La Barbe à papa (13) de Peter Bogdanovich hantait chaque jour le cinéaste sur le tournage.
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Harris_Savides
(11) http://www.citebd.org/spip.php?film1196
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Crewdson
(13) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Barbe_%C3%A0_papa_%28film%29

Le compositeur de Tristesse club, Rob, a puisé son inspiration dans les thèmes musicaux des films de Roman Polanski ou encore dans le morceau d’Armando Trovajoli dans Nous nous sommes tant aimés (14) d’Ettore Scola.
(14) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_nous_sommes_tant_aim%C3%A9s

Entretien avec Vincent Mariette
Qu’il s’agisse de "Tristesse club" ou de vos courts métrages précédents, on retrouve toujours des personnages un peu dépressifs, marginaux, qui voudraient être dans le monde mais qui n’y parviennent pas complètement.
Je ne peux que le constater aussi, disons que ça vient naturellement. Pour mon premier court métrage, Le Meilleur ami de l’homme, j’ai dirigé Jules-Edouard Moustic en lui demandant de jouer comme Bill Murray dans les films de Wes Anderson, d’en faire le moins possible. Il fallait le tempérer, l’emmener vers une forme de lenteur et qu’il emmène le film avec lui. Que le personnage dicte, en quelque sorte, le tempo du film, son ton. Il en va de même avec Vincent Macaigne que j’ai dirigé dans un autre court, Les Lézards. Par exemple, Vincent a quelque chose qu’avait Depardieu quand il est en écoute : il bouge imperceptiblement les lèvres et répète ce que dit son partenaire. Je ne sais pas si c’est inné ou de la technique, mais cela rend le personnage très vivant, même s’il n’a rien à dire. Adapter le tempo d’un film aux caractérisations de ses personnages rend peut-être plus criante cette impression d’un monde où ils n’arrivent pas à négocier avec le monde comme il va...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/tristesse-club-comedie,299878

Vincent Mariette
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/358386/vincent-mariette
http://www.imdb.com/name/nm3431390/

Vincent Poymiro
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Poymiro

Julien Roux
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/328049/julien-roux
http://www.imdb.com/name/nm1545398/

Rob
Né Robin Coudert en 1978 à Caen.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Coudert

Ludivine Sagnier
voir fiche du film Pieds nus sur les limaces
http://www.citebd.org/spip.php?film452

Laurent Lafitte
Né le 22 août 1973 à Fresnes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Lafitte

Vincent Macaigne
Né en 1978.
C’est en montant Au moins j’aurai laissé un beau cadavre d’après Hamlet de William Shakespeare qu’il se fait repérer à Avignon...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Macaigne

Noémie Lvovsky
voir fiche du film Camille redouble
http://www.citebd.org/spip.php?film964

Dominique Reymond
Née le 12 février 1957 à Genève.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Reymond

Anne Azoulay
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Azoulay

Philippe Rebbot
voir fiche du film Lulu, femme nue
http://www.citebd.org/spip.php?film1185

Délia Espinat-Dief
http://www.cultures.toulouse.fr/-/delia-espinat-dief-une-etoile-metal

Théo Cholbi
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/498481-theo-cholbi.html

extrait(s) de presse

Le Parisien - S'agissant d'un premier long-métrage, on s'aventure un peu à reculons dans ce road-trip familial farfelu. Puis on se laisse gagner par la justesse de ton des acteurs dont l'irrésistible Vincent Macaigne, la mélancolie joyeuse de l'atmosphère et l'efficacité d'un scénario minimal qui, mine de rien, vous embarque pour de bon.
Le Monde - Le talent de Vincent Mariette consiste à marier habilement les genres. Brassant le buddy movie, la comédie romantique et le film d'horreur, son audacieux premier long-métrage séduit. La démarche est pleine d'originalité et les acteurs au diapason.
Fiches du cinéma - Précédé d'une excellente réputation obtenue dans le court métrage, Vincent Mariette signe un premier long au minimalisme assumé et bourré de charme.
Les Inrocks - Un buddy-movie drôle et sensible qui signe la naissance d’un nouvel auteur comique.
Paris match - (...) Pour son premier long-métrage Vincent Mariette impose son savoir-rire jaune avec cette belle fricassée de fratrie fracassée.
Première - Ce premier long métrage en forme de road movie, sous tendu par de petits mensonges et de grosses révélations, est une réussite.
La Croix - Derrière l’humour et les péripéties, Vincent Mariette glisse un propos plus grave, touchant, sur les aléas de la filiation, les fardeaux que l’on traîne avec soi et les familles que l’on tente de réinventer. Une comédie mystère plutôt réussie.
Télérama - Laurent Lafitte, en ex-champion de tennis hétéro beauf, et Vincent Macaigne, dans son traditionnel rôle d'amoureux mal dans ses baskets, confirment qu'ils excellent toujours dans le registre doux-amer.