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Au nom du fils

Belgique, France - 2012 - 1h20
sorti en France le 7 mai 2014
Primé au Festival international du film francophone de Namur 2012 - Prix du public Absurde séance 2013 - Méliès d'argent du meilleur long métrage européen Festival international du film fantastique de Neuchâtel 2013 - Meilleur espoir masculin (Achille Ridolfi) Magritte du cinéma 2014
déconseillé à un jeune public
film - film francophone
de

Vincent Lannoo

scénario : Vincent Lannoo, Philippe Falardeau, Albert Charles
direction de la photographie : Vincent Van Gelder
musique ou chansons : Michelino Bisceglia
avec : Astrid Whettnall (Elisabeth), Philippe Nahon (Père Taon), Achille Ridolfi (Père Achille), Zacharie Chasseriaud (Jean-Charles), Marie-Jeanne Maldague (la mère de Marc), Jacky Nercessian (l'évêque), Albert Chassagne-Baradat, Lionel Bourguet
séances : semaine du mercredi 13 août 2014
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
18:30
18:30
16:30
21:00*
18:30
18:30
18:30
séance spéciale :
* séances samedi 16 à 21h et lundi 18 à 18h30 présentées par "Hidden circle".

synopsis

Elisabeth est une catholique convaincue. Mère de famille et épouse aimante, elle met sa foi au service des autres en animant sur Radio espoir chrétien une émission de dialogue pour auditeurs en perte de repères. A la demande du diocèse, elle accueille chez elle le Père Achille qui fera dorénavant partie de la famille. Ce qu’elle croit être une vie idyllique va très vite tourner au cauchemar. Son mari meurt d’un accident de chasse lors d’un exercice d’entrainement d’un genre assez particulier et elle découvre que son fils de 14 ans est victime du Père Achille. Confrontée de plein fouet à la réalité de la vie mais surtout au silence et au déni de l’Eglise, elle perd tout sens de la charité chrétienne. Adoptant la loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent, elle se lance dans une folle croisade vengeresse...

notes de production

Une comédie noire 100% belge. Les Tontons flingueurs sous le soleil de Satan.

C’est la succession de scandales de pédophilie au sein de l’Eglise qui a donné au réalisateur, Vincent Lannoo, l’idée de réaliser Au nom du fils. Il confie : même si les média en ont parlé, j’avais l’impression d’une omerta, un silence du monde religieux (...) Quand on est spectateur de tout cela, on a envie d’en parler.

Le débat est ouvert sur l’affiche du film puisque celle-ci reprend une peinture La Vierge à l’Enfant (1), peinte dans l’idée d’un dyptique par le peintre flamand Hans Memling. L’affiche remplace la tête de la Vierge par une photo type polaroïd et le fruit tenu dans la main droite par un revolver. Un nouveau détournement qui pourrait donc être considéré comme blasphématoire. Un débat du même type avait vu le jour avec l’affiche du très controversé Amen (2) de Costa-Gavras.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vierge_%C3%A0_l%27Enfant_entre_saint_Jacques_et_saint_Dominique
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Amen.

Après Vampires (3) en 2010, Little Glory (4) en 2011, Vincent Lannoo retrouve une troisième fois Astrid Whetnall dans Au nom du fils, en lui offrant cette fois le premier rôle. C’est une personne très attentive, très facile à diriger sur un plateau de tournage. Elle est précise dans son jeu tout en étant capable de se lâcher complètement. Elle dégage quelque chose de fort, elle capte l’attention, elle capte l’écran (...) déclare le réalisateur.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film500
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Little_Glory

Du fait de son thème osé, Au nom du fils a bien failli ne pas voir le jour. En effet, il n’a pas été facile de d’obtenir l’autorisation de tourner dans une église. Il a également été difficile d’obtenir des financements puis de distribuer le film. Ce film faisait peur avant même d’exister. Nous nous sommes rendus compte assez vite qu’il y avait une forme de censure, affirme le producteur Lionel Jadot.

Le premier intervenant dans l’émission radio animée par Elisabeth (Astrid Whetnall), n’est autre que le réalisateur lui même.

Au nom du fils était nominé lors de la 4e cérémonie des Magritte (5) du cinéma à Bruxelles. Nommé dans 6 catégories, il a remporté le Magritte du meilleur espoir masculin pour Achille Ridolfi. Le film a également été primé à l’European fantastic film festivals fédération, où il a remporté le Méliès d’or.
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Magritte_du_cin%C3%A9ma

Le Film français révèle une situation surprenante : un film belge distribué partout en France, sauf à Paris. C’est ce qui arrivera au film Au nom du fils de Vincent Lannoo.
Pourtant, il y a un public pour ce comique décalé, teinté de noir et de jaune. Et si le film était mauvais, pourquoi le circuit Utopia ou des salles art & essai de références en province l’auraient choisi ? Le sujet (religion, pédophilie) ? Alors cette censure déguisée serait grave. Philippe Falardeau explique au Film français : le film n’est ni scabreux, ni scandaleux. Lars van Trier fait bien pire. Vincent Lannoo me disait qu’avec les manifestations de droite récentes, les exploitants de salle ne voulaient peut être pas passer pour des antireligieux. Sur un terrain plus marécageux, j’ai toujours pensé qu’une intelligentsia cinématographique, tant au niveau de la production que de la distribution est plus en plus réticente à montrer des films de la francophonie quand ils ne sont pas signés par quelques favoris comme Joachim Lafosse, les Dardenne ou Xavier Dolan. Même si je suis mal placé pour me plaindre...
http://ecrannoir.fr/blog/blog/2014/04/22/

Entretien avec Vincent Lannoo
Êtes-vous conscient d’avoir fait un film "dérangeant" ? Un film qui bouscule les croyances mais qui reflète également l’actualité.
Nous en avons été conscients dès l’écriture du scénario et en mettant en place la production. On savoir que cela dérangerait mais on ciblait quelque chose de juste. Je pense que les gens ont envie que l’on en parle. Maintenant, je ne sais pas à quel point le fait d’être dérangeant aujourd’hui empêche une œuvre d’exister...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/au-nom-du-fils-comedie-dramatique,300656

Vincent Lannoo
voir fiche du film Vampires
http://www.citebd.org/spip.php?film500

Philippe Falardeau
Né à Hull (Québec) en 1968.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Falardeau

Vincent Van Gelder
http://www.imdb.com/name/nm0886916/

Michelino Bisceglia
http://www.imdb.com/name/nm4743594/

Astrid Whettnall
http://fr.wikipedia.org/wiki/Astrid_Whettnall

Philippe Nahon
voir fiche du film Seul contre tous
http://www.citebd.org/spip.php?film911

Achille Ridolfi
Né le 15 juin 1979 à Liège.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Achille_Ridolfi

Zacharie Chasseriaud
voir fiche du film La Belle vie
http://www.citebd.org/spip.php?film1236

Marie-Jeanne Maldague
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/469393-marie-jeanne-maldague.html

Jacky Nercessian
Né le 16 novembre 1950 à Saint-Étienne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacky_Nercessian

Lionel Bourguet
Né le 7 novembre 1970 à Uccle (Belgique).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Bourguet

extrait(s) de presse

Culture box - "Au nom du fils" se situe dans le sillage d'un "C'est arrivé près de chez vous" et ne mérite pas d'être la cible d'une poignée de réactionnaires qui agitent le goupillon dès que l'on gratte là où ça fait mal.
Le Monde - Le film, qui reste imparfait à plus d'un égard, souvent plus maladroit que ses intentions, ne tient pas moins son engagement avec un souffle inattendu au regard des difficultés de l'entreprise : il pose les bonnes questions, ou du moins repose avec des mots nouveaux les questions qu'on est peut-être las de se poser.
Libération - Pour nous, c’est entendu, "Au nom du fils" vaut le coup d’œil. A condition qu’on lui permette d’exister...
Paris match - Dans ce cauchemar en soutane qui a atteint son but – agacer les intégristes qui ont protesté contre la sortie du film dans les salles françaises, démontrant ainsi l'utilité de son propos -, l’actrice Astrid Whettnall tire son épingle du jeu en mère aimante et déterminée.
Le Nouvel obs - Vincent Lannoo, réalisateur bruxellois, ne recule pas, et traite le sujet de front. Servi par une actrice inspirée, Astrid Whettnall, le film ne se perd pas en recherche de style ou en fioritures : il va à l’essentiel. C’est du cinéma de combat, efficace et poignant.
Télérama - Sous le vernis de la farce acide, le film dénonce un tabou et un fléau : la pédophilie dans l'Eglise et l'omerta qui l'accompagne. En prêtre opportuniste, vivant aux crochets de ses ouailles fortunées, Philippe Nahon est, comme souvent, effrayant de bonhomie perverse.
La Croix - Au-delà des scènes granguignolesques, "Au nom du fils" laisse filtrer une gravité et un propos plus intéressants que sa forme ne le suggère.
Utopia - Vincent Lanoo réussit le tour de force de faire rire avec des sujets dont on n'est pas censé rigoler du tout du tout : la pédophilie, la mort d'enfants, le fanatisme religieux. Lanoo, comme tout Belge un peu conscient, a été choqué par le scandaleux silence de l’Église face aux affaires de pédophilie dans un pays où le catholicisme est omniprésent jusqu'au sommet de l’État...