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Adieu au langage

Suisse - 2014 - 1h10
sorti en France le 21 mai 2014
Prix du jury (ex-æquo avec "Mommy" de Xavier Dolan), Palme Dog pour Roxy (le chien de Jean-Luc Godard) Cannes 2014
film en 3D (lunettes prêtées pour la circonstance)
film - film francophone
de

Jean-Luc Godard

scénario : Jean-Luc Godard
direction de la photographie : Fabrice Aragno
avec : Héloïse Godet, Zoé Bruneau, Kamel Abdelli, Richard Chevallier, Jessica Erickson, Alexandre Païta, Dimitri Basil, Christian Gregori
séances : semaine du mercredi 6 août 2014
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
18:30
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synopsis

Le propos est simple. Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s'aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L'homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L'autre est dans l'un. L'un est dans l'autre. Et ce sont les trois personnes. L'ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l'espèce humaine on passe à la métaphore et ça finira par des aboiements. Et des cris de bébé...

notes de production

C’est le quarante-septième long-métrage du réalisateur, le premier tourné en 3D, et le septième présenté au Festival de Cannes, avec lequel Godard entretient des rapports difficiles.
Avant la sortie du film, une bande-annonce et un résumé sibyllins sont diffusés, qui intriguent la presse française, ce qui est une habitude du réalisateur. Le casting, constitué d’acteurs inconnus du public, surprend également la presse.

Après avoir mis en perspective le phénomène de la 3D dans le segment 3-Désastres de l’énigmatique 3X3D (1), l’octogénaire Jean-Luc Godard a entrepris de tourner Adieu au langage en 3D, son premier long-métrage filmé en relief. C’est le deuxième film de Godard à être tourné au format 3D, et son premier long-métrage, après sa contribution au film collectif 3x3D, pour lequel il avait réalisé une courte saynète.
(1) http://next.liberation.fr/cinema/2013/05/24/33d-resultat-neuf_905572

Jean-Luc Godard a tourné son Adieu au langage en Suisse, un pays qu’il connait bien puisque le cinéaste vit actuellement à Rolle (2), une commune du canton de Vau, et a obtenu la nationalité suisse à sa majorité. Le réalisateur a notamment filmé quelques séquences de son long-métrage en 3D sur les quais de Nyon (3), au bord du Lac Léman.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolle_(Vaud)
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nyon

Sur le tournage d’Adieu au langage, Jean-Luc Godard a fait appel à deux collaborateurs qu’il connaît bien : le premier, Jean-Paul Battaggia, qui avait déjà œuvré comme directeur de production sur le documentaire Notre musique (4) et Film socialisme. Le second : Fabrice Aragno, directeur de la photographie sur Film socialisme (5). Les deux hommes ont fait office d’assistants réalisateurs mais pas que. Véritables touches-à-tout, ils ont apporté leur contribution à la partie technique du film et ont veillé au bon déroulement du tournage.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_musique
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film437

Avant la sortie du film, une bande annonce est diffusée, montrant des plans sans lien apparent, où l’on peut notamment voir un décompte de cinéma, un objectif d’appareil-photo, un bateau, des livres, une femme nue, un chien, un gentleman anglais. Le journal Le Figaro titre Jean-Luc Godard nous laisse sans voix, et montre qu’une nouvelle fois le réalisateur se joue du spectateur, s’amusant à le déconcerter, mais aussi que, pour ce film, ce jeu prend plus de sens car il s’agit bien d’un adieu au langage : la compréhension ne passe pas par les mots. Jean-Luc Godard semble néanmoins avoir repris les motifs qui ont fait sa célébrité : mouvements de caméra, son mal synchronisé, la visibilité de l’œil de l’objectif, l’impression donnée que l’important se passe hors-champ.

C’est le septième film de Jean-Luc Godard à être en compétition au Festival de Cannes. Lors de cette édition, il est également en compétition pour le film collectif Les Ponts de Sarajevo (6), pour lequel il a réalisé un court-métrage. Avant le début du Festival, les rumeurs circulent quant à sa présence ou non, ses rapports avec le Festival étant plutôt houleux, notamment depuis mai 68 où il était venu avec François Truffaut pour faire annuler le Festival.
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ponts_de_Sarajevo

Entretien avec Jean-Luc Godard
Comment analysez-vous ce qui se passe actuellement en Europe ? Vous avez peut-être envie de mettre votre grain de sel…
Oui, j’ai mon opinion… J’espérais que le Front national arriverait en tête. Je trouve que Hollande devrait nommer - je l’avais dit à France Inter, mais ils l’ont supprimé - Marine Le Pen premier ministre...
https://fr.news.yahoo.com/jean-luc-godard-cin%C3%A9ma-cest-oubli-r%C3%A9alit%C3%A9-070128176.html

Jean-Luc Godard
voir fiche du film Film socialisme
http://www.citebd.org/spip.php?film437

Fabrice Aragno
Né en 1970 à Neuchâtel.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Aragno

Héloïse Godet
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/311373/heloise-godet
http://www.imdb.com/name/nm0323938/

Zoé Bruneau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zo%C3%A9_Bruneau

Kamel Abdelli
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/304760/kamel-abdelli

Richard Chevallier
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/301859/richard-chevallier

Jessica Erickson
http://www.imdb.com/name/nm1370604/

Alexandre Païta
http://www.imdb.com/name/nm5052470/

extrait(s) de presse

L'Express - L'octogénaire suisse reste le plus farfelu des cinéastes en activité...
20 minutes - Une belle utilisation de la 3D, avec quelques audaces par moments, l’œil droit voyant une image et l’œil gauche une autre. Un peu moins de formules creuses qu’à l’accoutumée, mais certaines qui font mouche (...).
Le Monde - Mais si ce film émeut tant, c'est qu'il est aussi généreux. "Adieu au langage" est le testament par lequel Godard lègue son œuvre au monde.
Les Inrocks - Un mash-up poétique, critique, philosophique et même scatologique du XXème siècle. Un adieu à l’existence ?
Libération - Tourné en 3D avec des smartphones, des caméras Go-Pro, des appareils photo, "Adieu au langage" peut être accueilli comme une prouesse technique éblouissante. Mais c’est plutôt comme un peintre moderne (Nicolas de Staël à la volée) qu’il faut envisager Godard face au défi du relief et aux disciplines qu’il impose (...).
Télérama - S'il professe encore des théories, il fait surtout en sorte de susciter l'envie, la curiosité. (...) On note, malgré tout, une moindre profusion de références et de signes, un recours plus prononcé au minimalisme, à une nudité du quotidien.
Paris match - Si ses rafales de citations-slogans font toujours mouche, elles n’explosent plus en grenades offensives, mais tombent désormais comme des pavés dans une mare asséchée par une métastase médiatique conformiste.
Le Parisien - "Adieu au langage", qui se passe au bord du Léman, invite le spectateur à se débrouiller avec un gloubiboulga dont on ne doute pas qu'il soit de haute volée mais qui laissera 99 spectateurs sur 100 échoués sur la rive.