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viva la libertà

Italie - 2013 - 1h34
sorti en France le 5 février 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Roberto Andò

scénario : Roberto Andò, Angelo Pasquini
d'après l'oeuvre de : Roberto Andò
direction de la photographie : Maurizio Calvesi
musique ou chansons : Marco Betta
avec : Toni Servillo (Enrico Oliveri/Giovanni Ernani), Valerio Mastandrea (Andrea Bottini), Valeria Bruni Tedeschi (Danielle), Michela Cescon (Anna), Renato Scarpa (Arrighi), Eric Nguyen (Mung), Judith Davis (Mara), Andrea Renzi (De Bellis), Gianrico Tedeschi (Furlan), Massimo de Francovich (le Président)
séances : semaine du mercredi 14 mai 2014
mercredi 14 jeudi 15 vendredi 16 samedi 17 dimanche 18 lundi 19 mardi 20
16:15
20:30
20:45
séances : semaine du mercredi 21 mai 2014
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
16:15
18:30

synopsis

Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l’opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique. C’est la panique au sein du parti, tout le monde s’interroge pour essayer de comprendre les raisons de sa fuite pendant que son conseiller Andrea Bottini et sa femme Anna se creusent la tête pour trouver une solution. C’est Anna qui évoque en premier le nom du frère jumeau du secrétaire général, Giovanni Ernani, un philosophe de génie, atteint de dépression bipolaire. Andrea décide de le rencontrer et élabore un plan dangereux…

notes de production

Cas plutôt rare au cinéma, le réalisateur et l’auteur du livre dont le film est tiré sont une seule et même personne : Roberto Andò. Lauréat du prix Campiello (1) première œuvre 2012 pour Le Trône vide, le romancier italien s’est offert la collaboration d’Angelo Pasquini pour en écrire le scénario.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Campiello

C’est la troisième fois que l’acteur italien endosse le rôle d’un homme politique italien à l’écran. Après avoir incarné l’homme d’Etat Giulio Andreotti dans Il Divo (2) et le sénateur Uliano Beffardi dans La Belle endormie (3), l’acteur napolitain prend les traits de Enrico Oliveri, secrétaire du principal parti de l’opposition. Toni Servillo se glisse également dans la peau de Giovanni Ernani, frère jumeau d’Enrico Olivieri, un philosophe à la personnalité complexe : (...) Je n’aurais jamais fait ce film si Toni Servillo avait refusé de prendre part au projet. Je me serais contenté du succès du roman. Il me fallait un visage comme le sien, l’intelligence rigoureuse de ses traits pour incarner un personnage double qui, séquence après séquence, se révèle à travers la confrontation des deux jumeaux, a déclaré le réalisateur à son sujet.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film167
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1059

Viva la libertà a remporté de nombreux prix l’année dernière, en France comme en Italie : ceux du Meilleur scénario et Meilleur second rôle masculin aux David di Donatello 2013, ceux du Meilleur scénario, Meilleur premier rôle maculin et Meilleur second rôle masculin aux Ciak d’oro 2013, et le Prix Sergio Leone lors de l’édition 2013 du Festival du Film Italien d’Annecy.

Roberto Ando déclare avoir voulu prendre le pouls d’une certaine politique menée en Italie, tout en lui assignant une tournure romanesque et comique : amour, dissimulation, pouvoir, échec : plusieurs éléments s’entrelacent tout le long du film. Je pense que tout le monde est concerné. Et qu’on peut y voir aussi une certaine trajectoire suivie par la politique italienne de ces 20 dernières années. Nous sommes en pleine crise d’époque, une crise qui remet en cause tous les principes sur lesquels l’Occident a toujours reposé (...).

Difficile de mêler politique et comédie. Pour ce faire, Roberto Ando et Angelo Pasquini ont conservé l’essence même de l’œuvre originale : l’écriture de ce roman a abouti pour moi à la conquête de cet objectif tant convoité par tous les narrateurs : la légèreté. J’aimerais que les spectateurs du film puissent retrouver cette touche de légèreté que les lecteurs ont tant appréciée dans le roman. Pour que le long-métrage touche un plus large public, le réalisateur a également pris soin de mettre de côté l’encyclopédisme inhérent au roman.

Roberto Andò
Né le 11 janvier 1959 à Palerme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roberto_And%C3%B2

Angelo Pasquini
Né le 1er mai 1948 à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Angelo_Pasquini

Maurizio Calvesi
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/310294/maurizio-calvesi

Marco Betta
Né le 25 juillet 1964 à Enna.
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/365102/marco-betta

Toni Servillo
voir fiche du film La Grande Bellezza
http://www.citebd.org/spip.php?film1086

Valerio Mastandrea
voir fiche du film Piazza Fontana
http://www.citebd.org/spip.php?film996

Valeria Bruni Tedeschi
voir fiche du film Les Mains en l’air
http://www.citebd.org/spip.php?film515

Michela Cescon
voir fiche du film Piazza Fontana
http://www.citebd.org/spip.php?film996

Renato Scarpa
Né en 1939 à Milan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Renato_Scarpa

Eric Nguyen
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-44004/filmographie/

Judith Davis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Judith_Davis

Andrea Renzi
http://www.imdb.com/name/nm0719956/

Gianrico Tedeschi
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-94777/filmographie/

Massimo de Francovich
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-21293/filmographie/

extrait(s) de presse

Culturebox - Roberto Andò signe un film parfaitement burlesque mais traité avec classe et intelligence. Nous sommes conviés au spectacle jouissif d’un dynamitage des codes politique.
Positif - Roberto Ando réussit le miracle de développer une histoire aux allures de suspense en accordant toute son attention aux différents personnages.
Le Figaro - Une fable politique réjouissante...
Télérama - En mélancolique réservé ou en dingue éclairé, Toni Servillo est grandiose. Le cinéma italien tiendra tant qu'il aura de tels acteurs.
àVoir-àLire - A partir d’un thème classique, Roberto Ando signe une comédie citoyenne aussi légère qu’une plume sur la crise de confiance des démocraties envers leur personnel politique. Toni Servillo y est magistral dans un double rôle en or.
Fiches du cinéma - Une réflexion fine, tout à la fois mélancolique et joyeuse, sur la gémellité et ses enjeux, sur l'Italie contemporaines et ses manquements, et sur la capacité qu'ont certains fous à ré-enchanter la vie.
Libération - Ce film jubilatoire, ironique et chaleureux est un éloge de la folie d’une veine toute érasmienne. Cela aurait pu être un chef-d’œuvre si l’intrigue parisienne avec la quête de sens du politicien repenti et la réflexion sur la gémellité ne cassait le rythme de la parabole politique.
Le Nouvel obs - Roberto Ando adapte son propre roman et tisse un film drolatique sur le pouvoir et ses masques, le vide intellectuel et la politique italienne, le fait de jouer ou de ne pas jouer le jeu.