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une histoire banale

France - 2013 - 1h22
sorti en France le 9 avril 2014
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - film francophone
de

Audrey Estrougo

scénario : Audrey Estrougo
direction de la photographie : Guillaume Schiffman, Julien Malichier
musique ou chansons : James Edjouma
avec : Marie Denarnaud (Nathalie), Marie-Sohna Condé (Sohna), Oumar Diaw (Wilson), Renaud Astegiani (Damien), Vincent Londez (Calixte), Steve Tran (Steve), Frédéric Duff-Barbé (lieutenant de police)
séances : semaine du mercredi 26 mars 2014
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
20:30*
séance spéciale :
* ciné mardi - en présence de Marie Denarnaud et Audrey Estrougo - séance à l'initiative du Cidff (Centre d'information des droits des femmes et des familles) - tarif unique 3,50 €
séances : semaine du mercredi 7 mai 2014
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
14:00
16:00
16:00

synopsis

Jeune femme de 30 ans, Nathalie a une vie active simple et agréable, travaillant dans le domaine de la santé, sortant souvent entre amis et collègues de boulot. Joyeuse, rêveuse, amoureuse, elle se prépare à emménager bientôt avec son fiancé. Mais un soir, tout va basculer en quelques minutes. Une histoire banale, mais qui laisse des traces...

notes de production

Selon la réalisatrice Audrey Estrougo, le projet du film est né du refus d’un autre projet cinématographique par la production. Elle s’attacha à une nouvelle idée significative de son cinéma dans une volonté de partager quelque chose avec le spectateur, au-delà du divertissement et en s’émancipant des contraintes économico-commerciales qu’impose souvent la création d’un film.

Ne pas vouloir dépendre de la production, cela veut aussi dire que la cinéaste devait tourner avec un modeste budget et une équipe réduite. Elle réunit donc les techniciens de ses précédents films qui acceptent de travailler bénévolement sur le film, loue le matériel adéquat à un prix réduit, et finance Une histoire banale grâce à une récolte de fonds sur le web (1). C’est avec ces quelques 8000 euros qu’elle est parvenue à tourner et monter son film.
(1) http://une-histoire-banale.fr/

Pendant les trois semaines que durèrent le tournage, l’équipe du film et les acteurs se retrouvaient chaque jour dans le petit appartement de la réalisatrice où étaient tournées la majorité des scènes, soit dans moins de 40m² pour une dizaine de personnes. La fin de journée se terminait souvent dans la salle de bain où l’actrice principale, Marie Denarnaud, se rhabillait pendant qu’Audrey Estrougo nettoyait ses toilettes et faisait un debriefing des scènes du jour avec la comédienne.

La cinéaste rencontre Marie Denarnaud lors du casting des Taulardes, et décide de garder l’actrice pour le rôle principal d’Une histoire banale. Estrougo dit suivre la comédienne depuis sa participation au film de Xavier Giannoli, Les Corps impatients (2) mais leur véritable rencontre fut comme un coup de foudre : et puis un jour, on s’est rencontrées et on ne s’est plus lâchées. Ça a été immédiat, une évidence. Elle a dans son énergie un truc qui donne tellement envie, en tout cas à moi, ça me fait envie ! Elle pense d’ailleurs la conserver pour son prochain film, Les Taulardes.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Corps_impatients

Selon la réalisatrice, les deux protagonistes du film sont Nathalie et la douleur qu’elle subit après son viol. Estrougo choisit alors de tourner en 4/3 (format carré), cadre de plus en plus rare au cinéma, justement pour se concentrer sur ses personnages principaux, dont un seul apparaît véritablement à l’écran. Le choix est purement discursif et non esthétique, rendant même le directeur de la photographie habituel de la réalisatrice, Guillaume Schiffman, sceptique quant à son utilisation, d’autant plus qu’il n’avait que deux projecteurs à sa disposition pour créer toute une ambiance. Il accepta malgré tout, à la surprise d’Estrougo, de travailler sur Une histoire banale.

Avec Une histoire banale, Audrey Estrougo touche encore une fois à un sujet difficile : le viol. Sa filmographie se caractérise notamment par des scénarios qui bousculent le spectateur et qui prennent pour centre une dénonciation. Dès son premier film Regarde-moi (3), la réalisatrice veut faire bouger les choses. Une histoire banale lui sert à filmer le mal invisible qui ronge et qui détruit, donner une caisse de résonance à toutes ces fractures sourdes.
(3) http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/regarde-moi.html

Audrey Estrougo réalise son film du point de vue féminin, en essayant de ne pas passer par le regard de l’homme, chose difficile au cinéma selon la réalisatrice. Elle choisit de parler du viol pour parler de la femme et pour dénoncer ce crime, encore trop souvent tabou dans la société. Et comme je n’ai pas envie de me taire sur ce sujet, je dis que ça m’emmerde, je dénonce, à ma façon.

Le film que voulait à l’origine réaliser Audrey Estrougo et qui fut refusé se nommait Les Taulardes. Bien que passé à la trappe au profit d’Une histoire banale, le film devrait être la prochaine réalisation de la cinéaste. Les deux films se retrouvent néanmoins sur un point : ils s’attachent à des sujets tabous considérés comme invendables par les distributeurs.

Ne pas confondre avec Une histoire banale de Wojciech Has.
http://www.critikat.com/panorama/hors-champ/une-histoire-banale.html

Audrey Estrougo
De son adolescence passée en banlieue Parisienne, est née son envie de cinéma social. Persuadée que le 7ème art peut faire bouger les lignes, elle aime plonger le spectateur dans une réalité crue et authentique afin de poser les questions qui dérangent et lancer les débats et ce, depuis Regarde-moi son premier film sorti en 2007. En 2010, elle a présenté à Saint-Jean de Luz son deuxième long métrage, Toi, moi, les autres (4). Une histoire banale est son troisième long métrage.
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/343816/audrey-estrougo
(4) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=131257.html

Guillaume Schiffman
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Schiffman
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/129126/guillaume-schiffman

Julien Malichier
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/357949/julien-malichier

James Edjouma
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/386245/james-edjouma

Marie Denarnaud
Née en 1978.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Denarnaud
http://www.actricesdefrance.org/filmos/D/Marie_Denarnaud.html
http://www.commeaucinema.com/personne/marie-denarnaud,13880

Marie-Sohna Condé
Née en 1971 à Abidjan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Sohna_Cond%C3%A9
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/143214/marie-sohna-conde

Oumar Diaw
Né le 6 août 1981 à Dakar.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oumar_Diaw

Renaud Astegiani
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/348613/renaud-astegiani
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/469610-renaud-astegiani.html

Vincent Londez
http://www.imdb.com/name/nm1711617/

Steve Tran
Né le 22 avril 1985.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Tran

Frédéric Duff-Barbé
http://www.imdb.com/name/nm2952475/

extrait(s) de presse

Le Parisien - Tourné en trois semaines avec une radicale économie de moyens (8 000 € en tout), ce film uppercut aborde le viol sans effets de manche et raconte le chaos psychologique qui s'ensuit.
20 minutes - Sans concession et sans voyeurisme, "Une histoire banale" témoigne d'un mal invisible et insupportable. Le spectateur reste sous le choc de cette oeuvre majeure.
Critikat - Audrey Estrougo filme avec une précision et une détermination visibles dans chaque plan, comme dans chaque regard de son interprète, Marie Denarnaud, troublante de justesse.
Le Jdd - Propos sensible, cadrage soigné, délicat dans son traitement, bouleversant sans être larmoyant, "Une Histoire banale" n'a rien du brûlot féministe auquel on aurait pu s'attendre. La voix est douce, ce qu'elle filme est fort.
Le Monde - Un film clinique, hyperréaliste et frontal, remarquablement interprété par la jeune Marie Denarnaud (...). Objectif atteint pour Audrey Estrougo : son film, radical et courageux, atteint son but. Etre utile.
Fiches du cinéma - En s'attaquant aux thèmes du viol et du silence, Audrey Estrougo dénonce le mauvais traitement réservé à ce sujet tabou. Utile et servi par la talentueuse Marie Denarnaud.
Télérama - Après la violence entre filles dans les cités ("Regarde-moi") et les amours d'un riche Roméo et d'une Juliette de banlieue ("Toi, moi, les autres"), Audrey Estrougo s'empare d'un sujet lourd et difficile à traiter : le viol. Sans déjouer tous les clichés, son film réussit tout de même à faire passer quelques vérités (...)