Jacques Tati tout court - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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Jacques Tati tout court

France - 1978 - 1h50
court(s) métrage(s) - film francophone
de

collectif

séances : semaine du mercredi 12 mars 2014
mercredi 12 jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 lundi 17 mardi 18
10:00*
séance spéciale :
* sam 15 mars 10:00 - séance organisée par le Festival du film court d'Angoulême, en présence de Jacques Kermabon, rédacteur en chef de la revue Bref - entrée libre (dans la limite des places disponibles)

synopsis

Un aperçu de l'oeuvre de Jacques Tati à travers plusieurs courts métrages réalisés et (ou) interprétés par lui...

notes de production

On demande une brute
France 1934, 23’
de Charles Barrois
scénario Jacques Tati, René Clément, Alfred Sauvy
musique Marcel Landowski
avec Jacques Tati, Rhum, Hélène Pépée, Raymond Turgy, Jean Clairval
Un grand jeune homme timide et réservé est amené par les circonstances à disputer une très violente partie de boxe…

Gai dimanche
France 1935, 20’
de Jacques Berr, Jacques Tati
scénario Jacques Tati et le clown Rhum
photo Marcel Paulis
musique Michel Levine
avec Jacques Tati, Rhum
Jacques Tati et le clown Rhum forment un couple de vagabonds-gentlemen qui tentent de redonner forme à leurs costumes trois pièces après avoir passé la nuit sur une bouche de métro…
Tati et Rhum font preuve d’un bel abattage pour vendre, tels des marchands de cravates, leurs billets, on a droit à un petit passage joliment mis en musique où les portes de la caisse se montrent plus que récalcitrantes, et Rhum fait quelques tours de magie à la Garcimore pour occuper les clients au resto. Les deux compères se donnent à fond pour gagner leur beurre, et l’aventure finit en catastrophe avec la bagnole, déjà bien décatie, broyée par un train. Le ton est enjoué, voilà, et cela permet de finir toute en légèreté une journée bien remplie.
http://shangols.canalblog.com/archives/2010/04/13/17563000.html

Soigne ton gauche
France1936, 12’
de René Clément
scénario Jacques Tati
photo René Clément
musique Jean Yatove
avec Jacques Tati, Max Martel, Louis Robur, Cliville, Jean Aurel, Champel
Un garçon de ferme assiste aux séances d’entraînement d’un boxeur et se laisse entraîner sur le ring dans un combat aux multiples rebondissements…
Dans ce court métrage mettant en scène un garçon de ferme (interprété par Jacques Tati) qui sert de punching-ball à un boxeur, Tati adapte au cinéma un personnage et une gestuelle issus de ses numéros de music-hall. Une pantomime d’ailleurs déjà utilisée dans On demande une brute, un court métrage qu’il a écrit et joué, et qui était réalisé par Charles Barrois en 1934. Tati a toujours été passionné par le sport : il a joué au rugby dans le Racing club de France et a aussi pratiqué le football, l’équitation, le tennis et donc la boxe. Cette passion, il l’a mise en pratique sur scène (les impressions sportives jouées au Théâtre Michel et à l’ABC) et il disséminera ces numéros tout au long de sa filmographie, jusqu’à son dernier film, Parade, où il reprendra des numéros directement issus de sa carrière sur les planches des cabarets. Ici, Tati pose les prémisses du personnage de cinéma que l’on retrouvera dans ses longs métrages d’après-guerre, ainsi que son art du détournement : apprenant la boxe en direct sur le ring, avec l’aide d’un manuel, il finit par mélanger les pages et se retrouve à pratiquer des mouvements d’escrime face à son adversaire On retrouve également dans Soigne ton gauche ce sens de l’observation qui fait du quotidien une source de comique intarissable ainsi que son goût pour les personnages secondaires, dont un facteur qui annonce déjà le François de Jour de Fête...
La boxe est un grand classique du burlesque du cinéma muet et, si Tati montre une inévitable influence du comique slapstick, il y ajoute déjà une touche supplémentaire bien à lui, ici par les personnages annexes. Il y a un facteur (joué par Max Martel) qui pédale et même parle comme le facteur François de Jour de fête : le film s’ouvre d’ailleurs avec le gag classique du facteur qui tend son bras à gauche alors qu’il tourne à droite. Et il y a les enfants qui observent tout cela à leur façon et apportent une note de poésie. Il est étonnant de voir comment Jacques Tati avait déjà bien développé son style.
http://films.blog.lemonde.fr/2013/08/20/tati-soigne-ton-gauche/

L’Ecole des facteurs
France1946, 16’
de Jacques Tati
scénario Jacques Tati
avec Jacques Tati, Paul Demange, Micheline Winter
François, un facteur, effectue une tournée pendant laquelle il rencontrera plusieurs péripéties…
Tourné et diffusé en 1947, L’Ecole des facteurs est le dernier des courts-métrages de Jacques Tati et c’est celui qui servira de base à Jour de fête. Il est intéressant d’ailleurs de les comparer car si pratiquement tous les gags de L’Ecole des facteurs se retrouvent dans Jour de fête, le résultat est fort différent. Entre les deux, Jacques Tati a perfectionné son art du mouvement et les gags dans le long métrage sont mieux enchaînés et plus rythmés. Même s’il ne marmonne pas encore (on comprend ici tout ce qu’il dit), le personnage du facteur est déjà bien en place avec sa silhouette inoubliable sur sa bicyclette. Les trouvailles de gags sont vraiment très nombreuses, il y a une remarquable inventivité dans l’humour de Jacques Tati.
http://films.blog.lemonde.fr/2013/08/03/tati-ecole-des-facteurs/

Dégustation maison
France 1976, 13’
de Sophie Tatischeff, Jacques Tati
photo Pierre Dupouey
musique André Georget
avec Dominique Lavanant, Gilberte Géniat
Dans un petit village de province, une pâtisserie est fréquentée uniquement par des hommes. Ce "salon de thé" bien particulier est un lieu de rencontres pour des habitués qui, sous prétexte de jouer aux cartes, viennent assouvir une passion non avouable…

Forza Bastia
France 1978, 26’
de Jacques Tati et Sophie Tatischeff
photo Yves Agostini, Henri Clairon, Alain Pillet
Le 28 avril 1978, l’équipe locale est opposée au club d’Eindhoven sur le terrain de Furiani, à l’occasion du match aller de la finale de la coupe d’Europe de football de l’Uefa...
Ce court-métrage de Jacques Tati doit son existence à Sophie Tatischeff, fille du réalisateur. Tournées en 78 à la demande de Gilbert Trigano, président du club bastiais, une vingtaine de minutes de rushes croupissaient dans les caves de la Cinémathèque de Corse, jusqu’à ce que Sophie Tatischeff les remonte en 2002 pour en faire le petit film que l’on connaît aujourd’hui, point d’orgue poétique de la carrière du grand cinéaste français. Tati, passionné de foot, a su capter en quelques plans, la douce folie dont l’île de beauté s’était parée en ce printemps 78, qui vit le club de Bastia atteindre la finale de la Coupe d’Europe de Football contre le mythique club d’Eindhoven. Tout en bleu et blanc, le film préfère s’attarder sur d’infimes détails drolatiques, plutôt que de filmer le jeu lui-même. C’est dans ce décalage que se trouve toute la beauté de cet étrange OVNI, ni reportage, ni film de fiction, mais film de Tati, indéniablement.

Jacques Tati
Né Jacques Tatischeff le 9 octobre 1907 au Pecq (Yvelines), près du square portant à présent son nom, il meurt le 4 novembre 1982 à Paris d’une embolie pulmonaire, laissant un ultime scénario intitulé Confusion, qu’il avait achevé avec Jacques Lagrange et plusieurs fois reporté. Ron Mael et Russell Mael, du groupe Sparks, auraient dû jouer un rôle dans ce film...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Tati