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Rêves d’or

La Jaula de oro
Mexique, Espagne - 2013 - 1h48
sorti en France le 4 décembre 2013
prix "un certain talent", "Un certain regard" Cannes 2013 - prix Jean Renoir des lycéens 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Diego Quemada-Diez

scénario : Diego Quemada-Diez, Lucia Carreras, Gibrán Portela
direction de la photographie : María Secco
avec : Brandon López (Juan), Rodolfo Dominguez (Chauk), Karen Martínez (Sara), Carlos Chajon (Samuel)
séances : semaine du mercredi 5 février 2014
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
10:00*
séance spéciale :
* mar 11 février à 10h00, dans le cadre du prix Jean Renoir.
séances : semaine du mercredi 11 juin 2014
mercredi 11 jeudi 12 vendredi 13 samedi 14 dimanche 15 lundi 16 mardi 17
21:00*
séance spéciale :
* jeu 12 à 21:00 : choix du jury national - Dans le cadre de l’éducation à l’image cinématographique, le prix Jean Renoir des lycéens propose aux lycéens de s’engager en tant qu’acteurs et jury dans le processus de choix d’un film, s’ouvrir à la création cinématographique contemporaine et développer leur esprit critique par l'échange et la confrontation à d'autres jugements. Cette année, une classe du lycée Guez de Balzac d'Angoulême a été sélectionnée pour participer à ce dispositif en partenariat avec le cinéma de la Cité - le prix Jean Renoir est organisé par le ministère de l'éducation nationale, en partenariat avec le Cnc, la Fédération nationale des cinémas français, avec le soutien de la fondation Auchan et du Cndp - jeu 12 à 18:30 : "Les Garçons et Guillaume, à table !", choix des élèves du lycée Guez de Balzac d'Angoulême - choix du tarif préférentiel pour la soirée : 2 films = 7 €

synopsis

Originaires du Guatemala, Juan, Sara et Samuel aspirent à une vie meilleure et tentent de se rendre aux États-Unis. Pendant leur périple à travers le Mexique, ils rencontrent Chauk, un indien du Chiapas ne parlant pas l’espagnol et qui se joint à eux. Mais, lors de leur voyage dans des trains de marchandises ou le long des voies de chemin de fer, ils devront affronter une dure et violente réalité…

notes de production

Face à une réalité souvent difficile en Amérique latine, Diego Quemada-Diez éprouvait le besoin de réaliser une œuvre engagée : nous avons écrit cette histoire dans l’espoir de détruire les conventions qui nous emprisonnent, afin de réinventer notre propre réalité. Je rêve que ces barrières qui nous séparent sautent, que nous embarquions dans un train dont la destination est sans importance, dont les passagers savent que nos existences sont interconnectées et que les obstacles rencontrés sur la route nous inspirent pour célébrer la vie avec un respect et une conscience qui transcendent les races, les classes et les croyances.

Suite à un article sur la ville de Mazatlan (1) lu en 2003, Diego Quemada-Diez a sauté dans le premier avion pour le Mexique, persuadé d’y trouver une histoire à raconter. Sur place, il a découvert la dure vie des migrants, prêts à tout abandonner pour tenter de rejoindre les Usa. Bouleversé par ces récits, le réalisateur a alors décidé de collecter pendant plusieurs années les différentes histoires des migrants qui croiseront sa route : j’ai rencontré des gens merveilleux qui m’ont beaucoup appris, notamment la générosité et la valeur de la fraternité. Je voulais que cette histoire soit vraisemblable tout en ayant une structure dramatique. Je l’ai écrite et réécrite de nombreuses fois. C’est peut-être pour ça que j’ai mis tant de temps à la terminer. Je voulais que le film soit au croisement du documentaire et de la fiction. J’ai fini par comprendre qu’il fallait que je concentre tous les témoignages dans un personnage.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mazatl%C3%A1n

Pour trouver les deux acteurs principaux, un casting a été organisé dans un des quartiers les plus pauvres et les plus dangereux de Guatemala. Plus de 3 000 jeunes ont participé.

Si Brandon Lopez fait ses débuts au cinéma avec Rêves d’or, il est de plus en plus connu dans son pays pour sa musique. Le jeune guatémaltèque compose en effet de la musique Hip hop.

Scénarisé à partir de centaines de témoignages, Rêves d’or a été conçu pour se rapprocher le plus possible de la vérité. Le cinéaste Diego Quemada-Diez considère son œuvre comme une fiction basée sur la réalité, qui la reconstitue avec une volonté d’authenticité et d’intégrité. Ce film a donc été tourné en Super 16, un format proche du documentaire, mais également plus pratique pour couvrir le périple de ces jeunes héros.

L’équipe du film a dû emprunter les mêmes chemins que les migrants, car Diego Quemada-Diez souhaitait leur rendre hommage en réalisant le même parcours qu’eux. Pour cette raison, Rêves d’or a été tourné dans un ordre chronologique, du Guatemala jusqu’aux Usa.

Juan, interprété par Brandon Lopez, rêve d’aller aux Usa, convaincu d’y réussir sa vie. Sa vision des choses plutôt matérialiste contraste avec celle de Chauk, d’origine Tzotzil (2), beaucoup plus spirituelle. Cette opposition permet au metteur en scène de souligner la lutte interne qui existe chez l’homme : je crois que chacun de nous a en lui un peu de Juan et un peu de Chauk.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tzotzil

Si Rêves d’or est le premier long métrage de Diego Quemada-Diez, il ne constitue pas pour autant sa première expérience cinématographique. Sa carrière a démarré en 1995 alors qu’il était assistant sur Land and freedom (3) de Ken Loach. Il a alors enchainé les collaborations avec d’autres cinéastes célèbres tels qu’Alejandro González Iñárritu (4), Tony Scott (5), Oliver Stone (6) ou encore Spike Lee (7). En 2006 il réalise I want to be a pilot (8), son deuxième court métrage, présenté au festival de Sundance (9) et mondialement récompensé.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Land_and_Freedom
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Alejandro_Gonz%C3%A1lez_I%C3%B1%C3%A1rritu
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Scott
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Oliver_Stone
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Spike_Lee
(8) http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=5759
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_du_film_de_Sundance

Le nom de Chauk, interprété par Rodolfo Dominguez, est inspiré de Chak, un ami du réalisateur d’origine maya, qui partage la même vision spirituelle que le personnage.

Entretien avec Diego Quemada-Diez
Votre film a fait le tour du monde. Avez-vous noté des différences dans la façon dont le propos politique a été reçu ?
J’ai remarqué que les réactions de par le monde étaient souvent reliées précisément aux questions posées par l’immigration, par les frontières, dans les pays où nous montrions le film. Entre les deux Corées, entre la Chine et la Mongolie, aux États-Unis. Où l’on m’a demandé : "mais ces gens ne sont-ils pas heureux chez nous ?"
http://www.filmdeculte.com/people/entretien/Entretien-avec-Diego-Quemada-Diez-18683.html

Diego Quemada-Diez
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/03/diego-quemada-diez-il-y-a-la-quelque-chose-qui-ressemble-au-fascisme_3524440_3246.html

Lucia Carreras
http://www.imdb.com/name/nm3669468/

Gibrán Portela
http://www.imdb.com/name/nm2157916/

María Secco
http://www.imdb.com/name/nm1601580/

Brandon López
http://www.imdb.com/name/nm5090373/

Rodolfo Dominguez
http://www.imdb.com/name/nm5088963/

Karen Martínez
http://www.imdb.com/name/nm0555184/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Démontrant de manière grandiose qu’il est quasiment impossible de sortir de sa condition première, ce premier long-métrage sans concession est sans aucun doute l’un des coups de poing de la saison.
Le Monde - "Rêves d'or" est un film important, un de ces films qu'on se félicite d'être allé voir après l'avoir vu ; un film que l'on passera son temps, ensuite, à recommander.
Paris match - Si ce drame démarre comme beaucoup d’autres sur le sujet, il prend des virages scénaristiques si serrés qu’il nous plaque le visage sur l’insoutenable. Superbement interprété et réalisé, ce premier film assène son réalisme avec la puissance d’un documentaire trempé dans le poison d’une fiction.
Positif - Un premier long métrage "choc" (...)
Cinéma teaser - Un grand film, à la fois délicat et violent, sur le destin des migrants sud-américains vu par le prisme de l'adolescence.
Elle - Un film abrupt, sans concession, si ce n’est celle de montrer la brutalité de la réalité.
Libération - La brutalité sèche avec laquelle Diego Quemada-Diez taille dans le vif de ses personnages et de leur épopée donne à son film le contrepoids nécessaire à l’empathie trop émotive qui plombe souvent les projets de ce genre.
Le Nouvel obs - "Rêves d’or", aussi poétique que politique, allie documentaire et fiction, sécheresse et humanité. Son réalisateur, qui tient constamment la violence hors champ, signe un très beau premier film à hauteur de gosse sur la perte de l’innocence.