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A touch of sin

天注定 (en hanyu pinyin : Tian zhu ding)
Chine - 2013 - 2h10
sorti en France le 11 décembre 2013
prix du meilleur scénario Cannes 2013
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Jia Zhang Ke

scénario : Jia Zhang Ke
direction de la photographie : Yu likwai
musique ou chansons : Lim Giong
avec : Wu Jiang (Dahai), Vivien Li, Lanshan Luo (Xiao Hui), Baoqiang Wang (Zhou San), Jia-yi Zhang, Tao Zhao (Xiao Yu)
séances : semaine du mercredi 15 janvier 2014
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
18:30*
17:00
21:00
14:00
séance spéciale :
* Festival Télérama / Afcae du 15 au 21 janvier 2014. En échange du Pass, complété de vos noms et adresses, une carte valable pour 2 personnes durant toute la durée de la manifestation vous sera remise à la caisse du cinéma. Sur présentation de cette carte, tous les films du festival Télérama / Afcae sont au tarif de 3 euros la place (par personne). Tarif unique 3 euros pour tous grâce au Pass (valable pour 2 personnes) à découper dans le magazine Télérama des 8 et 15 janvier 2014 - séances Ciné passion 16 au Club de Barbezieux le 15 à 20h30, le 17 à 18h00, le 19 à 18h00, le 21 à 20h30.

synopsis

Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l’action. San’er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu. Xiaoyu, hôtesse d’accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d’un riche client. Xiaohui passe d’un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes. Quatre personnages, quatre provinces, un seul et même reflet de la Chine contemporaine : celui d’une société au développement économique brutal peu à peu gangrenée par la violence...

notes de production

Sélectionné lors du dernier festival de Cannes, A touch of sin a séduit le jury présidé par Steven Spielberg qui lui a remis le prix du meilleur scénario.

Afin de dépeindre la Chine telle qu’il la voit, le réalisateur Jia Zhang Ke a choisi d’ancrer son récit dans la réalité : la transformation rapide de la Chine s’est faite au profit de certaines régions mais également au détriment d’autres. L’écart entre riches et pauvres se creuse de plus en plus (…) Pour les plus faibles la violence peut devenir le moyen le plus rapide et le plus efficace de conserver leur dignité. (…) Je me suis donc lancé dans l’écriture d’un film qui serait une série de portraits de la violence plutôt que l’histoire d’un seul protagoniste. Afin d’illustrer la Chine moderne comme je la comprends, je suis parti de quatre faits divers incroyablement violents et j’en ai fait une œuvre de fiction, avance le réalisateur.

Pour mettre en scène son film, Jia Zhang Ke s’est allégrement inspiré de La Forêt des sangliers (1). Il s’agit d’un opéra pékinois filmé en 1962 par Chen Huaikai et Cui Wei, tiré du roman classique chinois Au bord de l’eau.
(1) http://aubord_de_l_eau.perso.sfr.fr/chapitres1.html

Jia Zhang Ke a mis un point d’honneur à respecter les traditions de son pays. Ainsi, il a observé une technique identique à celle des romans historiques chinois pour construire son histoire, à savoir partir d’un fait réel pour construire autour une histoire et des personnages originaux.

Ce n’est pas un hasard si Jia Zhang Ke a arqué son film autour de quatre faits divers disséminés au travers de la Chine. Le fait que ces quatre histoires couvrent une si grande partie du territoire me rappelle indirectement les peintures de paysage traditionnelles. Les peintres classiques essayaient de représenter des panoramas de tout le pays. Je partage cette ambition, et j’aimerais que le film soit comme une représentation générale de la Chine, se réfère le cinéaste chinois.

Le titre anglais A touch of sin est une référence ouverte au film d’action de King Hu A touch of zen (2). Ce dernier est considéré comme l’un des films d’arts martiaux chinois les plus influents du cinéma.
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/A_Touch_of_Zen

Jia Zhang Ke aime Cannes et le festival le lui rend bien. En mai, A touch of sin devenait son quatrième film présenté en compétition depuis 2002 et Platform (3). En 2008, 24 city (4) intégrait la compétition officielle et deux ans plus tard, I wish I knew (5) concourrait dans la catégorie Un certain regard.
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Platform
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/24_City
(5) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181173.html

On l’oublie parfois, mais la Chine n’est pas une démocratie et dispose d’un système de censure très développé comme tout Etat communiste. Jia Zhang Ke en a été longtemps la victime. Ce n’est qu’en 2004 que l’un de ses films The World (6) a été autorisé dans l’Empire du Milieu.
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/The_World_%28film%29

Depuis 2000 et Platform, Tao Zhao a joué dans tous les films de son mari Jia Zhang Ke. A touch of sin marque ainsi leur 9ème collaboration.

Entretien avec Jia Zhang-Ke
Pourquoi avez-vous choisi la violence dans la société chinoise comme thème central de votre film ?
Lorsque je parcours l’énorme quantité d’informations à caractère social postées sur Weibo (l’équivalent chinois de Twitter), les comptes rendus d’événements violents – plus précisément d’événements au cours desquels la violence n’aurait pas dû être utilisée – me mettent mal à l’aise. La transformation rapide de la Chine s’est faite au profit de certaines régions mais également au détriment d’autres. L’écart entre riches et pauvres se creuse de plus en plus. Les gens ont le moral en berne car ils sont constamment confrontés à des exemples de richesses mais aussi à l’injustice sociale. À l’exception de Weibo, notre société manque de canaux de communication. Pour les plus faibles, qui n’ont pas l’habitude de communiquer, la violence peut devenir le moyen le plus rapide et le plus efficace de conserver leur dignité. Face à autant d’incidents violents, j’ai senti qu’il fallait que je parle du problème de la violence dans un film. C’est peut-être le seul moyen de réduire sa place dans nos vies...
http://www.commeaucinema.com/interviews/a-touch-of-sin-drame,288497-note-108242

Jia Zhang Ke
Né en 1970 à Fenyang.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jia_Zhangke

Yu likwai
Né à Hong Kong le 12 août 1966.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yu_Lik-wai

Lim Giong
Né le 7 juin 1964 à Taiwan.
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-22576/filmographie/
http://www.cinezik.org/compositeurs/index.php?compo=giong

Wu Jiang
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-18509/filmographie/

Baoqiang Wang
http://www.commeaucinema.com/personne/baoqiang-wang,104731

Jia-yi Zhang
http://www.zoom-cinema.fr/people/jiayi-zhang/9229/

Tao Zhao
Née le 28 janvier 1977 à Taiyuan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhao_Tao

extrait(s) de presse

Paris match - A ceux qui critiquaient Jia Zhang-ke pour son rapprochement présumé avec le pouvoir de Pékin, "A touch of sin" est la plus éclatante des réponses.
Positif - Un des (films) les plus forts du festival de Cannes : l'émotion, la beauté plastique, le témoignage sur une société en crise sont l'expression d'un metteur en scène qui (...) est un peu le chef de file de sa génération...
Fiches du cinéma - Rageur et tragi-comique, "A touch of sin" est l'oeuvre d'un auteur décidé à ne pas camper sur ses acquis...
Film de culte - La touche de péché promise par le titre est un bel euphémisme dans ce décor insensé, déshumanisé, traversé par des chevaux de sang et des serpents venimeux.
Tf1 news - Il se produit quelque chose d'inattendu, de l'ordre de la félicité, agissant sur tout le monde, spectateurs y compris. C'est beau comme un mirage, mélancolique comme une stase. Et Jia Zhang-Ke de s'adresser au monde entier, dans un langage simple, accessible et universel.
Filmosphère - La Chine produit des monstres et l’être humain s’en évapore, les fondations du géant sont vacillantes, difficile de trouver constat plus amer.
àVoir-àLire - Un film important, frontal, et qui s’impose comme l’un des paris les plus réussis de cette année de cinéma.
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