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La Chasse au snark

France - 2013 - 1h40
documentaire - film francophone
de

François-Xavier Drouet

scénario : François-Xavier Drouet
direction de la photographie : François-Xavier Drouet
musique ou chansons : Frédéric D. Oberland
séances : semaine du mercredi 4 décembre 2013
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
20:30*
séance spéciale :
* Cinédoc mar 10 déc 20h30 en présence de François-Xavier Drouet en partenariat avec Créadoc tarif unique 3.5 €

synopsis

À La Louvière, le Snark, établissement belge d’éducation autogérée, basée sur une pédagogie non-répressive, accueille une trentaine d’enfants inadaptés au système scolaire. Une éducation mise à l’épreuve au quotidien...

notes de production

La Chasse au snark suit une année scolaire dans un établissement belge d’éducation autogérée, basée sur une pédagogie non-répressive. La Louvière du nom de cette institution appelée aussi le Snark (1), accueille des adolescents souffrant de troubles du comportement. La plupart portent déjà en eux un douloureux passé familial. Beaucoup cumulent de nombreuses difficultés comme celle d’écouter simplement, de se concentrer, l’incapacité à dialoguer ou à appliquer une consigne simple de travail mais surtout d’assumer leurs écarts de comportement souvent excessifs, voire violents. Le film rend très bien compte de ces situations toujours sur le fil qui peut rompre à tout instant entre les ados entre eux ou entre ceux-ci et leurs éducateurs...
http://www.moisdudoc.com/spip.php?article575
(1) en hommage à La Chasse au Snark de Lewis Carroll
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chasse_au_Snark
http://lesnark.be/LeSnark/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=61

Un humain qui ne pète pas un câble un jour, c’est un fou. Ainsi s’exprime Sullivan Damien David, dont le triple prénom porte la marque d’un passé familial douloureux. Le Snark, institution belge d’éducation autogérée où sont accueillis des adolescents souffrant de troubles du comportement, est donc peuplé d’humains pas fous… Sur le modèle de Nicolas Philibert dans Être et avoir (2), le jeune François Xavier-Drouet a suivi sur une année scolaire les élèves du Snark. L’éducation non-répressive qui y prime laisse souvent libre court à leur malaise et leur violence et les relations entre adolescents et adultes sont d’une grande complexité, devant laquelle le film ne recule pas. A un niveau psychologique se superpose le physique, la violence des gestes incontrôlés comme principale expression de jeunes peu habiles avec le langage. Le documentariste saisit tout cela avec une simplicité et une tendresse qui parviennent à nous faire aimer ceux qu’on pourrait détester. Certaines œuvres de fiction nous reviennent alors en tête face à la puissance du réel : des 400 coups de Truffaut (3) à Rosetta (4) ou au Gamin au vélo (5) des frères Dardenne. Espérons une sortie en salles prochaine !
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Atre_et_avoir
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Quatre_Cents_Coups
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosetta_%28film,_1999%29
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film615

Entretien avec François-Xavier Drouet
Quel a été votre statut vis-à-vis des élèves et des travailleurs de l’institution ?
Les jeunes me testaient énormément, au même titre que les travailleurs du Snark. Mais en même temps, je n’avais pas à être dans la coercition avec eux. Et ils ont donc très vite compris que j’étais un pur observateur, notamment parce que j’ai assisté à des coups qu’ils faisaient en douce et qu’ils ont vu que je n’allais pas les dénoncer, que ce n’était pas mon rôle. A partir de là, ils ont commencé à me faire confiance et j’ai pu créer un lien avec eux...
http://bobinophilie.wordpress.com/2013/05/06/entretien-la-chasse-au-snark-cinema-du-reel-2013/

extrait(s) de presse

Onlike - Un film à l’effet d’une bouffée d’air frais, qui montre qu’il est fou de prendre ces gens pour des fous.