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L’Ultimatum des trois mercenaires

ciné répertoire
Twilight's last gleaming
Usa, Allemagne - 1977 - 2h24
sorti en France le 13 décembre 1978
film - version originale sous-titrée en français
de

Robert Aldrich

scénario : Ronald M. Cohen, Edward Huebsch
d'après l'oeuvre de : Walter Wager
direction de la photographie : Robert B. Hauser
musique ou chansons : Jerry Goldsmith
avec : Burt Lancaster (Général Lawrence Dell), Richard Widmark (Général Martin MacKenzie), Charles Durning (Le Président), Roscoe Lee Browne (James Forrest), Joseph Cotten (Arthur Renfrew), Melvyn Douglas (Zachariah Guthrie), Leif Erickson (Ralph Whittaker), Richard Jaeckel (Towne), William Marshall (William Klinger), Charles McGraw (Général Crane), Vera Miles (Victoria Stevens), Burt Young (Augie Garvas), Morgan Paull (Louis Cannellis)
séances : semaine du mercredi 20 novembre 2013
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
20:30*
séance spéciale :
* mar 26 à 20:30 séance présentée par Philippe Rouyer de la revue Positif en partenariat avec le Lisa tarif unique 3,5 €

synopsis

Le dimanche 16 novembre 1981 s’annonce comme une journée tranquille pour David Stevens. Le président des Usa ignore qu’au même moment des évadés de prison sont en train de s’infiltrer dans une base militaire du Montana, afin de prendre le contrôle de neuf missiles nucléaires. Leur meneur, Lawrence Dell, est un ancien général de l’US Air Force condamné pour meurtre. Introduit avec succès dans le silo 3, Dell contacte l’état-major et impose ses conditions : de l’argent ainsi qu’une extradition à bord d’Air Force One pour lui et ses hommes. En sus, le renégat ordonne au Président de révéler un document confidentiel sur l’intervention américaine au Vietnam. En cas de refus, les fusées nucléaires seront lancées sur l'Urss...

notes de production

Adapté du roman Viper three de Walter Wager, L’Ultimatum des trois mercenaires marque la quatrième collaboration entre Burt Lancaster et Robert Aldrich après Bronco Apache (1), Vera Cruz (2) et Fureur apache (3).
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bronco_Apache
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Cruz_%28film%29
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Fureur_apache
Le film sera l’un des derniers à être projeté en incluant un entracte.

L’Ultimatum des trois mercenaires est le dernier film des acteurs Charles McGraw, Leif Erickson et Lionel Murton.
Paul Newman s’est vu offrir le rôle du Président des Etats-Unis mais a refusé.
Robert Aldrich a refusé un salaire élevé et 10% de participation aux bénéfices pour mettre en scène Un Pont trop loin (4) afin de réaliser L’Ultimatum des trois mercenaires.
(4) c’est finalement Richard Attenborough qui l’a réalisé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_pont_trop_loin

Un insuccès notoire aux Usa a suffi pour que ce film possède le triste privilège d’être assurément le plus mutilé de son réalisateur. D’une durée originelle de 2h26 minutes, il fut d’abord amputé de 24 minutes par le distributeur anglais. Pour son exploitation en France, il se vit réduit à la sacrosainte 1h30 (95 minutes très exactement), soit 51 minutes en moins par rapport à l’œuvre initiale. Là ne s’arrêtent pas ses malheurs... Présenté avec deux ans de retard, et à la sauvette, il fut affublé d’un titre particulièrement stupide pouvant convenir à mille productions de série. La Dernière lueur du crépuscule, titre sous lequel il est parfois repris dans certaines salles de quartier, est la traduction d’une phrase de l’hymne étatsunien. Il est également disponible en vidéocassette sous un troisième titre, Piège pour un président...
Adapté d’un roman qui, tout comme En quatrième vitesse (5), traite de la menace atomique, le film est devenu un simple morceau de suspense, au demeurant très efficace, mais sans plus rien de commun avec les intentions du réalisateur. Les nombreuses coupures qui ont affecté les relations entre le président et ses conseillers ainsi que la nature du document dans lequel le Pentagone était mis en cause à propose du prolongement et de l’exploitation de la guerre du Vietnam, rendent tout à fait incompréhensibles les véritables motivations du général rebelle. Il en est de même pour tout ce qui a trait au passé de Dell et de MacKenzie dont les rapports restent fort obscurs. Plusieurs personnages se trouvent ainsi réduits à de simples silhouettes tel le secrétaire d’Etat joué par Joseph Cotten ou le Général Crane qu’interprète Charles McGraw. Le rôle de Vera Miles enfin qui incarnait la femme du président a tout simplement disparu...
Fable politique dans la lignée de Docteur Folamour (6) et de Point limite (7), ce film dénonce ouvertement les agissements de certains militaires préférant sacrifier la vie du président des Usa plutôt que de céder aux exigences d’un général rebelle. Héros désabusé, Dell est à l’image de ces personnages qu’Aldrich affectionne et qui, refusant tout arrangement, luttent souvent sans grande conviction pour un combat qu’ils savent perdu d’avance. Une fois encore, il s’agit donc d’un affrontement, mais traité par l’intermédiaire d’écrans vidéo sur lesquels les personnages suivent le déroulement des opérations. L’utilisation du split-screen qui morcelle l’écran en plusieurs parties, trouve alors sa pleine justification.
Jean-Pierre Piton in Robert Aldrich (Edilig, février 1985)
(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/En_quatri%C3%A8me_vitesse
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Folamour
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Point_limite

Il faut revoir les derniers films d’Aldrich, longtemps décriés ou ignorés, comme les plus beaux de sa riche filmographie. Deux Filles au tapis (8) est un sublime testament moral et artistique (de nouveau en salles dans quelques semaines), La Cité des dangers (9) un déchirant poème urbain sur une histoire d’amour impossible, Bande de flics (10) une farce violente au nihilisme implacable. Parmi ses chefs-d’œuvre tardifs il y en a un qui avait sombré dans l’oubli, victime de son échec commercial.
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Deux_filles_au_tapis
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cit%C3%A9_des_dangers
(10) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bande_de_flics
J’ai vu la version intégrale de L’Ultimatum des trois mercenaires à la Cinémathèque française il y a près de vingt ans, dans une copie d’époque, mais aussi sa version française écourtée par le distributeur de quarante-sept minutes, dans une salle de quartier. L’ampleur et la virulence du film avaient disparu. Du brûlot politique il ne restait rien. Aldrich vers la fin de sa carrière radicalise son discours et laisse éclater sa colère devant le désastre de la guerre du Vietnam (11). Cela est perceptible dans son western Fureur apache mais c’est le sujet même de L’Ultimatum des trois mercenaires dans lequel un général renégat ordonne au Président des Etats-Unis de révéler un document confidentiel sur les véritables raison de l’intervention au Vietnam, en le menaçant de faire exploser des missiles nucléaires s’il refuse. Le Président est montré comme un homme intègre mais seul, dernier rempart de la démocratie américaine isolé au milieu d’une meute de politiciens et militaires vieillissants et ivres de pouvoir. L’Ultimatum des trois mercenaires est une production indépendante qui fut entièrement tournée en Allemagne, dans des studios munichois puisque le film est un huis-clos et que l’action est délimitée à une base militaire et aux bureaux de la Maison Blanche. L’Ultimatum des trois mercenaires avec le génial Burt Lancaster en antihéros ambigu (idéaliste ou psychopathe ?) entouré d’une pléiade d’acteurs aldrichiens est aussi une fable paranoïaque sur le péril atomique (le grand sujet d’Aldrich, cinéaste explosif). De tous les derniers films d’Aldrich c’est sans aucun doute le plus personnel et le plus ambitieux en terme de sujet mais aussi de mise en scène avec la systématisation de l’emploi du split screen (12), notamment lors de deux morceaux d’anthologie : la tentative ratée d’assaut de la base militaire contrôlée par les terroristes et le dénouement tragique. Le split screen renforce la sensation de simultanéité et du déroulement en temps réel de l’action, mais aussi d’ubiquité puisque de nombreuses images sont retransmises par des écrans de télévision à l’intérieur du plan, filmées par des caméras de surveillance. Aldrich fut l’un des grands cinéastes (avec Richard Fleischer dans L’Etrangleur de Boston (13) et John Frankenheimer dans Grand prix) (14) à expérimenter cette technique de plan scindé en plusieurs images, dès Plein la gueule (15) pour filmer un match de football. Le jeune Brian de Palma (16) l’utilisera aussi dans ses premiers films, bien plus aldrichiens qu’hitchcockiens dans la forme.
http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2013/05/02/lultimatum-des-trois-mercenaires-de-robert-aldrich/
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Vi%C3%AAt_Nam
(12) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cran_divis%C3%A9
(13) http://www.citebd.org/spip.php?film333
(14) http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Prix_%28film%29
(15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Plein_la_gueule
(16) http://fr.wikipedia.org/wiki/Brian_De_Palma

Aldrich place l’action de son film quatre années dans le futur (soit en 1981) et s’inscrit ainsi dans la vague de films de politique-fiction qui fleurissent dans les années 60 et 70, comme Point limite de Sidney Lumet ou encore Sept jours en mai (17) de John Frankenheimer, film d’ailleurs très proche de celui d’Aldrich thématiquement et dans lequel on retrouve Burt Lancaster mais dans un rôle inversé. Aldrich et Lancaster ont travaillé pour la première fois ensemble en 1954 sur Bronco apache et se sont retrouvés ensuite pour Vera Cruz et Fureur apache. Lancaster est un acteur qui saisit chaque occasion pour casser son image (The Swimmer (18) par exemple) et il trouve en Aldrich un parfait partenaire, le cinéaste aimant de son côté jouer sur les contre-emplois pour casser la logique des genres dans lesquels il s’inscrit. Les deux homme partagent en outre des convictions de gauche et ils se rejoignent beaucoup sur le terrain politique et social. Lancaster a publiquement pris position contre le Vietnam, et après Fureur apache (qui est une parabole limpide du conflit) il ne pouvait qu’être séduit par l’argument de Twilight’s last gleaming, qui dénonce les manipulations gouvernementales et militaires tout en défendant l’idée de démocratie chère à l’acteur.
Fureur apache et L’Ultimatum des trois mercenaires sont le type de projets dont je suis le plus fier car ils avaient quelque chose à dire sur ce pays, son passé, son présent et son futur (…) d’aucuns ont considéré [ces deux films] comme du divertissement, d’autres y ont décelé la vérité sur le bien et le mal en Amérique.
Robert Aldrich
http://www.dvdclassik.com/critique/l-ultimatum-des-trois-mercenaires-aldrich
(17) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_jours_en_mai
(18) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Plongeon

Il semble que l’on a voulu débarrasser le film de toutes ses implications politiques (particulièrement riches et complexes on peut lire à ce sujet l’interview du cinéaste parue dans Film comment de mars-avril 1977) pour virtuellement le réduire aux dimensions d’un simple thriller sans impact social, c’est-à-dire le ramener, ironiquement, aux termes du roman qu’Aldrich et ses auteurs avaient pris comme récit de base pour développer leurs arguments politiques.
Le charcutage du distributeur français n’a fait qu’aggraver les choses, tant sur le plan du discours que sur celui de la continuité du récit (des personnages sont réduits à l’état de silhouettes ; des rapports entre individus deviennent incompréhensibles et des décisions obscures, etc...). Toutefois, ce qu’il en reste demeure admirable tant la patte d’Aldrich est sûre...
Alain Garel in Saison cinématographique 79

La réflexion d’Aldrich rejoint dans ce film un courant, dont The Shootist (19) de Siegel est un des exemples les plus marquants, et qui remet en cause l’image qu’ont les étatsuniens de leur propre pays. Les valeurs traditionnelles n’ont plus cours, mais elles assurent la pérennité du système, et permettent l’exercice du pouvoir. Parabole sur l’assassinat de Kennedy, éblouissant suspense, expression de la mort d’une illusion, Twilight’s last gleaming, qui s’ouvre sur un plan de la statue de la Liberté, est la preuve de la lucidité et de l’extraordinaire santé du cinéma étatsunien. Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon ne croyaient sans doute pas si bien dire quand ils regrettaient dans Trente ans de cinéma américain : Aldrich, en somme, a suivi, comme bien d’autres, l’itinéraire qui mène des grandes espérances aux illusions perdues.
Pascal Mérigeau in La Revue du cinéma image et son (n° 336, février 1979)
(19) Le Dernier des géants de Donald Siegel, la dernière apparition de John Wayne au cinéma.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_des_g%C3%A9ants

Enfin on peut estimer avec John Boorman (et comme jadis l’avait déjà remarqué Jacques Lourcelles (20)) que s’il est toujours bon de protester contre les coupes, les films de quelque envergure se reconnaissent à ce que , même mutilés, leur cohérence et leur impact se laissent voir. Mais tout de même, quel "massacre" !
Gérard Legrand in Positif (n° 215, février 1979)
(20) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lourcelles

La force d’Aldrich est d’avoir utilisé ce procédé de l’écran multiple si souvent tocard au cinéma (21) mais forcément révélateur de quelque chose, dans un film où les gens n’existent les uns par rapport aux autres quen tant qu’images. Et il l’exprime vigoureusement par les nombreux plans où c’est la même image qui est démultipliée sur l’écran : ce n’est pas une nécessité , ou une facilité, narratives, que son utilisation de ce procédé , mais l’impression de la multiplicité, de la démultiplication, de la désintégration donc, spectaculaire, de l’événement. Je trouve cette visualisation-là bien plus troublante que le sens envahissant de la même chose que Godard donnait dans Numéro 2 (22).
Autres éléments qui restent : l’opinion que fait Aldrich de l’image présidentielle, dont la dérision bienveillante est telle qu’elle pousse au respect, ou celle qu’il fait de ce terroriste de soixante ans qui croit à quelque chose qui est à la fois ce qu’il y a de plus grave et de moins utile puisque le monde continuera sans lui - options de grandeur complexe où l’on retrouve le pessimisme absolu et la beauté profonde de l’œuvre de celui que je ressens personnellement comme le plus grand cinéaste américain vivant...
Jacques Grant in Cinéma 79 (n° 242, février 1979)
(21) quelques exemples célèbres de films à avoir utilisé le split screen à cette époque : L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewison, L’Étrangleur de Boston de Richard Fleischer, Woodstock de Michael Wadleigh, Sœurs de sang, Phantom of the Paradise et Carrie de Brian De Palma, Annie Hall de Woody Allen.
(22) http://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9ro_deux_%28film%29

Après son insuccès en salles, L’Ultimatum parut brièvement en vidéo en version recadrée (23) : deux limites incompatibles avec l’expérience spectaculaire conçue par l’équipe d’Aldrich, épure traversée de monumental. Même sans destinée manifeste, l’Histoire possède ses logiques qui transcendent les contingences. Par un hasard désormais chargé de résonance, ce condensé de paranoïa et de classicisme politique venait trop tard, offrait une catharsis incomplète et ne trouva pas de public. La page de Nixon et du Vietnam était tournée, Jimmy Carter élu, et un spectacle plus optimiste, Star wars, sortit sur les écrans quelques mois plus tard.
Pierre Berthomieu in Positif (n° 627, mai 2013)
(23) allusion au pan and scan, procédé déplorable qui déformait le format cinéma pour l’adapter au petit écran.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Recadrage_%28vid%C3%A9o%29

Robert Aldrich
Né le 9 août 1918 à Cranston, (Rhode Island), décédé le 5 décembre 1983 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Aldrich

Ronald M. Cohen
http://www.commeaucinema.com/personne/ronald-m-cohen,45255
http://www.toutlecine.com/star/filmographie/0002/00021096-ronald-m-cohen.html

Walter Wager
Né le 4 septembre 1924 à New York, décédé le 11 juillet 2004 à Manhattan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Wager

Robert B. Hauser
http://www.ecranlarge.com/stars-filmographie-25139.php
http://www.cinemotions.com/Robert-B-Hauser-nm100628

Jerry Goldsmith
Né Jerrald K. Goldsmith le 10 février 1929 à Pasadena, décédé le 21 juillet 2004 à Beverly Hills.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jerry_Goldsmith

Burt Lancaster
Né le 2 novembre 1913 à New York, décédé le 20 octobre 1994 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Burt_Lancaster

Richard Widmark
Né le 26 décembre 1914 à Sunrise (Minnesota), décédé le 24 mars 2008 à Roxbury (Connecticut).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Widmark

Charles Durning
Né le 28 février 1923 à Highland Falls et décédé à New York le 24 décembre 2012.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Durning

Roscoe Lee Browne
Né le 2 mai 1925 à Woodbury (New Jersey), décédé le 11 avril 2007 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roscoe_Lee_Browne

Joseph Cotten
Né Joseph Cheshire Cotten le 15 mai 1905 à Petersburg (Virginie), décédé le 6 février 1994 à Westwood (Californie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Cotten

Melvyn Douglas
Né le 5 avril 1901 à Macon (Géorgie), décédé le 4 août 1981 à New York.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Melvyn_Douglas

Leif Erickson
né William Wycliffe Anderson à Alameda (Californie) le 27 octobre 1911, décédé à Pensacola (Floride) le 29 janvier 1986.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Leif_Erickson

Richard Jaeckel
Né le 10 octobre 1926 à Long Beach, décédé le 14 juin 1997 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Jaeckel

Charles McGraw
Né le 10 mai 1914 à Des Moines (Iowa) et décédé le 30 juillet 1980 à Los Angeles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_McGraw

Vera Miles
Née Vera Ralston le 23 août 1929 à Boise City (Oklahoma).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Miles

Burt Young
Né Gerald Tommaso De Louise le 30 avril 1940 à New York.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Burt_Young

Morgan Paull
Né le 15 décembre 1944 aux États-Unis, décédé le 17 juillet 2012 à Ashland.
http://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=52058

extrait(s) de presse

Critikat - Aldrich ne se contente pas de régler des comptes avec des institutions à la faillibilité meurtrière, ni de nous en faire profiter : quelque part, il tire une discrète sonnette d’alarme sur notre passivité face aux images...
Télérama - Les coupes enfin rétablies font de Twilight's Last Gleaming (« les dernières lueurs du crépuscule », beau titre original, tiré de l'hymne américain), l'un des grands thrillers politiques des années 1970...
àVoir-àLire - Véritable brûlot politique qui met en cause les principales institutions américaines durant la Guerre Froide, ce dernier grand film de Robert Aldrich nous revient dans une version intégrale passionnante...
Ecran large - Ce n'est rien moins qu'une apocalypse intérieure, cachée aux yeux du monde mais dont on ressent encore quelques secousses chaque jour.
L'Ecran fantastique - Toute la force du film repose sur l'équilibre trouvé entre deux modes narratifs, l'un purement physique (...) et l'autre davantage verbal, concentré sur la réunion de crise à la Maison-Blanche et les échanges à distance entre le commando et les autorités...
Les Inrocks - Une merveille de film de casse, visionnaire, avec une brochette d’acteurs upper-class...
Utopia - Réflexion désenchantée sur le pouvoir des images et le pouvoir politique, le film d'Aldrich est avant tout modèle de thriller imparable, aux inventions visuelles constantes (split screen), au montage précis et percutant, intensifié par la musique symphonique et dissonante de Jerry Goldsmith...
Dvd classik - En faisant référence à l'hymne américain mais en ne retenant que les « derniers rayons du crépuscule » du Star-Spangled Banner, Aldrich nous dit d'entrée de jeu, avec une malice teintée de désespoir, que les derniers feux du rêve américain se sont éteints.