La Part du feu - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > La Part du feu

La Part du feu

France - 2012 - 1h33
film soutenu par la région Poitou-Charentes
documentaire - film francophone
de

Emmanuel Roy

scénario : Emmanuel Roy, Rania Meziani
direction de la photographie : Emmanuel Roy, Jean-Christophe Beauvallet
voix : Franck Trillot (lisant le journal d'Henri Roy)
séances : semaine du mercredi 18 septembre 2013
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
20:30*
séance spéciale :
* mar 20:30 ciné mardi / avant première tarif unique 3,5 €

synopsis

La part du feu, c'est ce que l'on sacrifie pour sauver l'essentiel. L'amiante protégeait de presque tout, à moindre coût, pour un profit maximum. C'était l'essentiel. La part du feu, c'est l'écho de la parole de mon père, celle d'un enseignant mort d'un mésothéliome, cancer de l'amiante, cancer d'ouvrier. La part du feu, c'est l'inquiétude qui m'accompagne depuis sa mort et que je décide d'affronter aujourd'hui, dans des paysages contaminés, auprès de ceux qui éprouvent ce même sentiment, pour changer ensemble la peur en action...

notes de production

Tout va bien. Tout est normal. Les analyses n’ont rien révélé d’inquiétant. Le médecin se montrait confiant. Ma mère semblait rassurée. Mon père venait de mourir d’un mésothéliome. Cancer de la plèvre, cancer de l’amiante. Et le médecin craignait qu’il nous ait contaminé. Le risque était minime mais c’était arrivé à d’autres. Il l’avait dit. Des enfants empoisonnés par des fibres d’amiante accrochées aux vêtements de leurs parents. Ce n’était pas le cas. Le laboratoire n’avait rien trouvé. Tout allait bien. J’avais perdu mon père. J’avais 16 ans...

L’année de mes 17 ans, en 1993, mon père est mort d’un mésothéliome, cancer de la plèvre, cancer de l’amiante. J’en ai gardé une incurable inquiétude. J’ai retrouvé récemment son journal intime. Ce sont les matières premières du film.
Faire la part du feu, c’est sacrifier ce qui semble négligeable pour sauver l’essentiel. L’amiante protégeait de presque tout, à moindre coût, pour un profit maximum, c’était l’essentiel. Les risques pour la santé étaient connus mais négligés. Son utilisation massive a entretenu un feu bien plus terrible, moins immédiat, moins visible, insidieux.
C’est ce feu refoulé, qu’on ne peut plus ignorer, que le film explore. Mon père n’est qu’une victime parmi d’autres. Mon inquiétude m’entraîne à la découverte des contrecoups personnels, concrets, quotidiens, de cette histoire collective. J’ai voulu regarder l’amiante au présent, au plus près, à hauteur d’homme.

Emmanuel Roy

Emmanuel Roy a constitué la matière première de son film, à partir du journal intime de son père décédé en 1993, d’un cancer de la plèvre, cancer de l’amiante. Faire la part du feu, c’est sacrifier ce qui semble négligeable pour sauver l’essentiel. L’amiante protégeait de presque tout, à moindre coût, pour un profit maximum, c’était l’essentiel. Les risques pour la santé étaient connus mais négligés.

Emmanuel Roy
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/331891/emmanuel-roy