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Jimmy P. (psychothérapie d’un indien des plaines)

France, Usa - 2013 - 1h56
compétition officielle Cannes 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Arnaud Desplechin

scénario : Arnaud Desplechin, Julie Peyr, Kent Jones
d'après l'oeuvre de : Georges Devereux
direction de la photographie : Stéphane Fontaine
musique ou chansons : Howard Shore
avec : Benicio Del Toro (Jimmy Picard), Mathieu Amalric (Georges Devereux), Gina McKee (Madeleine), Larry Pine (Dr. Karl Menninger), Joseph Cross (Dr. Holt), Elya Baskin (Dr. Jokl), Gary Farmer (Jack), Michelle Thrush (Gayle)
séances : semaine du mercredi 11 septembre 2013
mercredi 11 jeudi 12 vendredi 13 samedi 14 dimanche 15 lundi 16 mardi 17
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séances : semaine du mercredi 18 septembre 2013
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
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séances : semaine du mercredi 25 septembre 2013
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 1er
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séances : semaine du mercredi 2 octobre 2013
mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4 samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8
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synopsis

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition... En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux... "Jimmy P. (psychothérapie d'un indien des plaines)" est le récit de la rencontre et de l’amitié entre ces deux hommes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et qui n’ont apparemment rien en commun. L’exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu’ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d’un couple d’enquêteurs.

notes de production

Arnaud Desplechin explique être devenu fou du livre de Georges Devereux (1908-1985) qui l’accompagne depuis les années 1990 et dont il imagina longtemps faire une adaptation cinématographique. Pour réaliser la phase d’écriture qu’il mène principalement dans son studio de travail du quartier du Panthéon à Paris, Arnaud Desplechin discute certains points du livre et de la psychanalyse de Jimmy Picard avec l’historienne Élisabeth Roudinesco, qui avait préfacé une réédition de l’ouvrage en 1998...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_P._%28Psychoth%C3%A9rapie_d%27un_Indien_des_plaines%29

Le scénario de Jimmy P. (psychothérapie d’un indien des plaines), comme la seconde partie de son titre l’indique, est adapté du livre de Georges Devereux, Psychothérapie d’un indien des plaines, publié en 1951, qui lui-même retranscrit l’analyse de Jimmy Picard par son auteur, psychanalyste et anthropologue.

Mathieu Amalric, qui interprète le rôle de George Devereux dans le film, confie avoir lui-même commencé une analyse pour se préparer au film, et mieux savoir de quoi il retournait : je ne connaissais pas ce monde. C’est vrai que ça devient un monde d’aventures, qui a à voir avec la plongée sous-marine, explique l’acteur.

Arnaud Desplechin a simplifié au maximum sa mise en scène dans Jimmy P., notamment en raison des conditions de tournage. Le film a en effet été réalisé très rapidement à cause de son budget réduit. Il s’agit également d’un choix délibéré du cinéaste : simplifier me permettait de me concentrer sur les deux hommes, et sur ce qui peut naître de conflit ou d’amitié entre eux, précise-t-il. Il revendique également l’influence de François Truffaut et de John Ford, deux grandes figures du cinéma auxquelles il se réfère constamment : John Ford et Truffaut, j’y pense tous les matins et tous les soirs, souligne-t-il.

L’acteur Benicio Del Toro explique qu’il s’est en majorité appuyé sur le scénario pour construire son personnage. Toutefois, il ajoute que le livre de Georges Devereux, Psychothérapie d’un indien des plaines, lui a permis de se renseigner au maximum sur la figure de l’Indien Jimmy Picard, qu’il incarne à l’écran.

Jimmy P. a été présenté parmi la compétition officielle du Festival de Cannes 2013. Arnaud Desplechin y concourait pour la septième fois. En effet, le cinéaste était en lice pour la Palme d’Or en 2008 avec Un conte de Noël, en 2000 avec Esther Kahn, en 1996 avec Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) et en 1992 avec La Sentinelle. En 2003, son film Léo en jouant dans la compagnie des hommes avait également été sélectionné à Cannes, mais dans la catégorie Un certain regard. Quant au moyen métrage La Vie des morts, il faisait partie de la sélection de la Semaine de la critique en 1991. Par ailleurs, Mathieu Amalric, qui incarne l’un des deux protagonistes de Jimmy P., jouait dans deux films de la compétition cannoise lors de l’édition 2013, puisqu’il était aussi à l’affiche de La Vénus à la fourrure de Roman Polanski.

Jimmy P., tourné à l’été 2012 entre dans le Montana et le Michigan, est le premier film étatsunien du metteur en scène français Arnaud Desplechin. Toutefois, ce n’est pas son premier film en langue anglaise, puisque dans Esther Kahn l’héroïne était anglaise et l’intrigue se déroulait à Londres au 19ème siècle.

Jimmy P. est le cinquième film dans lequel Arnaud Desplechin dirige son acteur fétiche Mathieu Amalric, après La Sentinelle, Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), Rois & reine et Un conte de Noël.

Mathieu Amalric avoue avoir été très intimidé par son partenaire, Benicio Del Toro, mais il s’est néanmoins servi de cette intimidation pour nourrir son personnage, lui-même troublé par Jimmy Picard, qui en impose : j’ai travaillé sur le fait que j’étais impressionné par cet homme, par Benicio. J’ai essayé d’utiliser le fait d’être impressionné. [Le personnage de] Devereux le masque, physiquement, il prend des risques, déclare-t-il.

Arnaud Desplechin
Né le 31 octobre 1960 à Roubaix.
A vu ses films sélectionnés dans de nombreux festivals de cinéma depuis le début de sa carrière...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Desplechin

Julie Peyr
Co-scénariste de Douches froides d’Anthony Cordier, prix Louis Delluc 2005...
http://www.winckelmuller.com/Peyr.html

Kent Jones
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/80492

Georges Devereux
Né Győrgy Dobó le 13 septembre 1908 à Lugoj et décédé le 28 mai 1985 à Paris.
Un des fondateurs de l’ethnopsychanalyse...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Devereux

Stéphane Fontaine
2 César de la meilleure photo pour des films de Jacques Audiard...
http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Fontaine

Howard Shore
Né le 18 octobre 1946 à Toronto.
2 Oscar de la meilleure musique de film pour Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Shore

Benicio Del Toro
voir fiche du film 7 jours à la Havane
http://www.citebd.org/spip.php?film836

Mathieu Amalric
voir fiche du film Vous n’avez encore rien vu
http://www.citebd.org/spip.php?film919

Gina McKee
Née Georgina McKee le 14 avril 1964 à Sunderland (Royaume-uni).
Un petit rôle dans Le Repaire du ver blanc de Ken Russell avant Les Borgia (2011)...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gina_McKee

Larry Pine
Né à Tucson le 3 mars 1945.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Pine

Joseph Cross
Né le 28 mai 1986 dans le New Jersey.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Cross

Elya Baskin
Né Elya Zalmanovich Baskin (en russe : Илья́ (Э́лиа) За́лманович Ба́скин) le 11 août 1950 à Riga (Urss, aujourd’hui en Lettonie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Elya_Baskin

Gary Farmer
Né le 12 juin 1953 à Ohsweken (Ontario).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Farmer

Michelle Thrush
http://www.cinemotions.com/Michelle-Thrush-nm93714

extrait(s) de presse

Télérama - Arnaud Desplechin est un humaniste : il est aussi décalé dans ce monde que ses héros. Donc, forcément rare et précieux.
Arte - L’une des premières révélations du film est de montrer qu’entreprendre une cure analytique, pour le patient comme pour le thérapeute, c’est faire œuvre de fiction...
Positif - Du grand art, sollicité puis capté par l'oeil attentif d'un grand metteur en scène.
Le Monde - Gros pari et gros culot pour une première confrontation avec ce mythe américain si cher aux cinéphiles...