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La Grande Bellezza

Italie, France - 2013 - 2h22
sélection officielle Cannes 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Paolo Sorrentino

scénario : Paolo Sorrentino, Umberto Contarello
direction de la photographie : Luca Bigazzi
musique ou chansons : Lele Marchitelli
avec : Toni Servillo (Jap Gambardella), Carlo Verdone (Romano), Sabrina Ferilli (Ramona), Iaia Forte (Trumeau), Isabella Ferrari (Orietta), Vernon Dobtcheff (Arturo), Giorgio Pasotti (Stefano), Luca Marinelli (Andrea) , Fanny Ardant (une rencontre), et aussi Angelina Jolie
séances : semaine du mercredi 7 août 2013
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
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synopsis

Rome dans la splendeur de l’été. Les touristes se pressent sur le Janicule : un Japonais s’effondre foudroyé par tant de beauté. Jep Gambardella – un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse – jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, il donne des fêtes où se met à nu "l’appareil humain" – c’est le titre de son roman – et se joue la comédie du néant. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se remettre à écrire, traversé par les souvenirs d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais y parviendra-t-il ? Surmontera-t-il son profond dégoût de lui-même et des autres dans une ville dont l’aveuglante beauté a quelque chose de paralysant…

notes de production

La Grande Bellezza a été présenté en compétition au festival de Cannes 2013. Il s’agit du cinquième long métrage présenté à Cannes pour le réalisateur italien, qui a remporté le prix du jury oecuménique en 2011 pour son dernier film This must be the place interprété par Sean Penn.
http://www.citebd.org/spip.php?film720

Toni Servillo retrouve Paolo Sorrentino pour la quatrième fois de sa carrière après le premier film du réalisateur L’Uomo in più (2001), Les Conséquences de l’amour (2003) et Il Divo (2008), auréolé du prix du jury à Cannes. Il est également à l’affiche du récent La Belle endormie, drame sur l’euthanasie réalisé par Marco Bellocchio.
http://www.citebd.org/spip.php?film167
http://www.citebd.org/spip.php?film1059

L’actrice américaine Angelina Jolie fait une apparition dans La Grande Bellezza, comme journaliste de mode.

La Grande Bellezza signe le retour de Paolo Sorrentino chez lui, en Italie, après un dernier film qui l’a mené en Irlande et aux Etats-Unis aux côtés de Sean Penn. Après deux merveilleuses années d’errance entre l’Europe et les États-Unis, j’ai vraiment ressenti la nécessité de ne plus bouger, explique le réalisateur, en poursuivant : j’ai voulu entretenir ma paresse avec un travail qui me permettrait de rentrer chez moi tous les soirs ; mais, en réalité, La Grande Bellezza a été un film épuisant, bien que passionnant à faire.

Le long travail d’écriture du scénario, entre Umberto Contarello et Paolo Sorrentino, est assimilé à un jeu de ping-pong selon le réalisateur, qui le retravaille sans cesse jusqu’au tournage : j’écris la première version, je la lui envoie, il écrit la deuxième version, j’en fait une troisième et ainsi de suite, jusqu’à la veille du tournage, car un scénario peut toujours être amélioré. Le mot "fin" n’existe pas dans l’écriture.

Luca Bigazzi a travaillé sur tous les longs métrages de Paolo Sorrentino depuis 2003 et Les Conséquences de l’amour. Il a toute la confiance du réalisateur, et dispose d’une grande liberté d’interprétation du scénario : nous avons la chance de nous comprendre sans parler. Donc, je donne le scénario à Luca et je le laisse l’interpréter et le décliner en termes de lumière, déclare le cinéaste. Il sait que je préfère parcourir de nouveaux chemins inédits plutôt que de s’appuyer sur ce que nous connaissons. Je suis heureux de découvrir la lumière qu’il a créée plutôt que de devoir lui donner des indications au préalable.

Inspiré par ce maître du cinéma italien, Paolo Sorrentino a tenu à montrer La Grande Bellezza à Ettore Scola (Affreux, sales et méchants, Une journée particulière). La rencontre a été particulièrement émouvante pour le jeune auteur : j’ai été ému de le voir profondément touché. À la fin de la projection, il m’a caressé longuement le visage en répétant combien il aimait le film.

Musique originale et classiques populaires s’entremêlent dans La Grande Bellezza, pour faire écho aux contradictions de Rome, entre ville éternelle et moderne.

La Grande Bellezza s’ouvre avec une phrase de Céline, qui ouvre elle-même son Voyage au bout de la nuit, pour interpeller le spectateur : cela revient à dire : il y a la réalité, mais tout est inventé aussi. L’invention est nécessaire au cinéma, justement pour atteindre la vérité, s’amuse Paolo Sorrentino.

Paolo Sorrentino privilégie souvent les comédiens de théâtre dans ses films, qui ont une préparation solide avant le tournage et peuvent donner exactement ce que le cinéaste attend d’eux. Paolo aime beaucoup chez les acteurs de théâtre leur discipline, l’absolue préparation avec laquelle ils arrivent sur le plateau, une préparation comparable à la sienne. Il exige la même chose de tous ses acteurs, explique Toni Servillo.

Paolo Sorrentino
Né le 31 mai 1970 à Naples.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paolo_Sorrentino
http://www.evene.fr/celebre/biographie/paolo-sorrentino-22242.php

Umberto Contarello
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/345829/umberto-contarello
http://cineuropa.org/id.aspx?t=filmography&l=fr&did=4454

Luca Bigazzi
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/137797/luca-bigazzi
http://www.cinemotions.com/Luca-Bigazzi-nm59110

Lele Marchitelli
http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=grande-bellezza

Toni Servillo
voir la fiche de La Belle endormie
http://www.citebd.org/spip.php?film1059

Carlo Verdone
Né le 17 novembre 1950 à Rome.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Verdone

Sabrina Ferilli
Née le 28 juin 1964 à Fiano Romano.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabrina_Ferilli

Iaia Forte
http://www.staragora.com/star/iaia-forte/biographie
http://www.commeaucinema.com/personne/iaia-forte,57895

Isabella Ferrari
Née le 31 mars 1964 à Ponte dell’Olio.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabella_Ferrari
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/120249/isabella-ferrari

Vernon Dobtcheff
Né le 14 août 1934 à Nîmes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vernon_Dobtcheff

Giorgio Pasotti
http://www.programme-tv.net/biographie/59339-pasotti-giorgio/

Luca Marinelli
http://www.commeaucinema.com/personne/luca-marinelli,186626

extrait(s) de presse

Télérama - Fellini : son ombre plane sur "La Grande Bellezza" ; non comme modèle à imiter, mais comme source d'inspiration. (...) Sans jamais perdre de son ironie, Paolo Sorrentino passe insensiblement, irrésistiblement, de la démesure à la retenue.
àVoir-àLire - L’italien Paolo Sorrentino présente une vision critique et inquiétante de son pays avec "La Grande Belleza", film sublime mais déséquilibré.
Elle - A la fois pesant, énervant, séduisant et magique, ce film est à l'image de Rome et de son personnage central : vampirisant.
La Croix - Avec ce sixième film, chronique délirante de la comédie humaine sur fond de vide spirituel, l'inventif et prolixe Paolo Sorrentino s'impose comme l'héritier de Fellini et des grands cinéastes italiens...
Fiches du cinéma - Paolo Sorrentino revient avec une tragicomédie all'italiana, outrancière, décadente, grave, drôle et mélancolique à la fois, sorte de requiem pour et contre l'art, Rome, l'Italie...
Marianne - Un film où Paolo Sorrentino, après sa bizarre escapade américaine (...), rend un somptueux hommage à ses aînés, sans s'intimider, sans non plus les plagier, tel un fils reconnaissant et surdoué.
Positf - Satire de la décadence et confession intime, ce film ensorcèle par son élégance, émeut par son sentiment.
Paris match - Ce film ambitieux - trop, jugeront certains - vous réserve des scènes d'une beauté et d'une singularité époustouflantes. Quel voyage que cette "Grande beauté"! La beauté du diable...