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La Dernière fois que j’ai vu Macao

A Última vez que vi Macau
Portugal, France - 2012 - 1h25
Mention spéciale Locarno 2012 Toronto 2012
film - version originale sous-titrée en français
de

Joao Pedro Rodrigues, Joao Rui Guerra da Mata

scénario : Joao Pedro Rodrigues, Joao Rui Guerra da Mata
direction de la photographie : Joao Pedro Rodrigues, Joao Rui Guerra da Mata, Rui Poças
avec : Cindy Scrash , Joao Rui Guerra da Mata , Joao Pedro Rodrigues , Maria João Guerra da Mata , Lydie Barbara , Raphaël Lefèvre , Nuno Carvalho , Hoi Kem Foo
séances : semaine du mercredi 31 juillet 2013
mercredi 31 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:30
18:30
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synopsis

Trente ans plus tard, je me rends à Macao où je ne suis jamais revenu depuis mon enfance. J’ai reçu un mail à Lisbonne de Candy, une amie dont je n’avais plus de nouvelles depuis longtemps. Elle disait s’être encore aventurée avec les mauvais garçons et elle me priait de venir à Macao où se passaient des choses effrayantes, selon ses propres mots. Fatigué, après des heures de vol, j’approche de Macao à bord du ferry qui me fera remonter le temps, jusqu’à la période la plus heureuse de ma vie...

notes de production

En arrivant à Macao, Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra de Mata ont simplement laissé tourner la caméra, sans savoir à quoi leur film ressemblerait. Ils ont accumulé les images, ce qui a rendu le montage très compliqué. Rien n’était préparé à l’avance. Joao Pedro Rodrigues raconte : c’est seulement après avoir tourné là-bas que nous avons commencé à mieux comprendre où l’on allait. C’était très angoissant pour moi, car je n’avais jamais travaillé comme cela. Mes films ont toujours été très écrits, et là, c’était l’inverse.

Macao est une ville très importante pour Joao Rui Guerra da Mata. Ses souvenirs d’enfance l’ont guidé dans la réalisation de La Dernière fois que j’ai vu Macao. Il explique : au début, nous choisissions les lieux en fonction de mes souvenirs, de la géographie de ma mémoire. Je disais à João Pedro : j’ai vécu ici, je prenais cette route pour aller à l’école, je mangeais parfois à cet endroit…, comme si l’on suivait le chemin de mes souvenirs. Cependant, en trente ans, la ville avait beaucoup changé, et il nous arrivait souvent de nous perdre ou d’être excités par quelque chose d’imprévu que nous ne pensions pas filmer au départ.

Le film a été tourné à Macao, une région de la République populaire de Chine, mais également à Shanghai et Lisbonne. Joao Pedro Rodrigues parle de la magie du montage permettant de coller des plans de Lisbonne à ceux de Macao et créer, ainsi, un nouvel espace, une nouvelle ville.

Pendant leur séjour à Macao, Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata ont mis en scène La Dernière fois que j’ai vu Macao, ainsi qu’un court métrage documentaire intitulé Aube rouge.

Au départ conçu comme un documentaire, La Dernière fois que j’ai vu Macao a finalement pris une nouvelle orientation au fur et à mesure de sa mise en chantier : c’est après notre deuxième voyage à Macao que nous avons commencé à comprendre quelle direction prenait le film. Assez différente de ce que l’on pressentait au départ d’ailleurs. Nous avons d’abord obtenu des fonds portugais pour tourner un documentaire sur Macao et mes souvenirs d’enfance. Mes années passées à Macao ont été essentielles dans ma vie. Avec João Pedro, nous souhaitions visiter Macao depuis longtemps, mais pour une raison ou une autre, notre voyage était sans cesse repoussé. (…) Mais lorsque nous sommes arrivés là-bas, nous avons compris que personne n’avait besoin d’un énième documentaire sur Macao, explique João Pedro Rodrigues.

Entretien avec João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata
Vous n’étiez que deux pendant le tournage ?
Nous étions João Rui et moi, plus une assistante de réalisation qui était aussi directrice de production et scripte, un ingénieur du son et parfois un traducteur. J’ai tourné moi-même tous les plans du film, à l’exception de la première séquence avec Candy qui a été réalisée au Portugal avec mon chef- opérateur habituel, Rui Poças...
http://www.commeaucinema.com/interviews/la-derniere-fois-que-j-ai-vu-macao,252259-note-107873

Joao Pedro Rodrigues
Né en 1966 à Lisbonne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%A3o_Pedro_Rodrigues

Joao Rui Guerra da Mata
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-50840/filmographie/

Rui Poças
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/358531/rui-pocas

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Cette œuvre expérimentale difficile d’accès finit par susciter l’intérêt grâce à une ambiance pesante à la lisière du fantastique. Pour aventuriers du septième art.
Critikat - Interrogeant l’absence de son propre personnage et la disparition de l’héritage portugais dans son ancienne colonie, "La Dernière fois que j’ai vu Macao" se construit également comme une mise à l’épreuve de la croyance dans le cinéma.
Le Monde - Poème filmé, invitation au voyage, dédale mémoriel, film noir, "La dernière fois que j'ai vu Macao" est tout cela à la fois, ce qui en dit long sur sa puissance dramatique.
Les Inrocks - Le film de João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata est très beau. (...) "La dernière fois que j’ai vu Macao" se jette en avant en caméra légère, cherche dans un monde d’images les signes d’une beauté nouvelle.
Libération - (...) "La Dernière Fois que j’ai vu Macao",(...) achève(nt) de désigner les cinéastes lisboètes comme ceux qui, aujourd’hui mieux que quiconque, savent trouver la forme la plus juste à leurs fictions pour conter cette époque présente qu’hante la persistance de nos souvenirs play-back.
Fiches du cinéma - Pari esthétique risqué, ce curieux film entre fiction et documentaire pourra fasciner ou rebuter.
Télérama - Le film parvient à un croisement fertile entre la fantasmagorie et l'exploration documentaire de la ville.
Film de culte - Film décidément inclassable.