La Fille du 14 juillet - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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La Fille du 14 juillet

France - 2013 - 1h28
Quinzaine des réalisateurs Cannes 2013
film - film francophone
de

Antonin Peretjatko

scénario : Antonin Peretjatko
direction de la photographie : Simon Roca
avec : Vimala Pons (Truquette), Grégoire Tachnakian (Hector), Vincent Macaigne (Pator), Marie-Lorna Vaconsin (Charlotte), Thomas Schmitt (Bertier), Serge Trinquecoste (docteur Placenta), Philippe Gouin (Marcello), Lucie Borleteau (Gretchen)... Bruno Podalydès
séances : semaine du mercredi 10 juillet 2013
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
16:30
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séances : semaine du mercredi 17 juillet 2013
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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synopsis

Hector qui a rencontré Truquette au Louvre le 14 juillet, n’a qu’une préoccupation : séduire cette fille qui l’obsède. Le meilleur moyen c’est encore de foncer l’emmener voir la mer et Pator ne saurait lui donner tort, surtout si elle est accompagnée de sa copine Charlotte… Flanqués de l’inévitable Bertier, ils empruntent les petites routes de France dont les caisses sont vides. Car c’est la crise ! Il faut remettre la France au boulot et, en plein été, le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois. Un chamboule-tout et quelques liasses de billets plus tard, le groupe se disloque à l’image d’une France coupée en deux, entre juillettistes et aoûtiens jaloux. Mais rouler en sens inverse du travail n’effraie pas le trio restant, bien décidé à retrouver "la Fille du 14 juillet" et à vivre un été débraillé...

notes de production

La Fille du 14 juillet est le premier long métrage du touche-à-tout Antonin Peretjatko, qui à 37 ans a déjà été scénariste, monteur, ingénieur du son, et a réalisé des courts métrages remarqués. Le film était en course pour la Caméra d’or (1) à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2013, destinée à mettre en avant les oeuvres de jeunes réalisateurs.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Cam%C3%A9ra_d%27or

Vimala Pons tient le haut de l’affiche pour la première fois dans La Fille du 14 juillet, après avoir obtenu des seconds rôles dans Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé (2012) (2), Bazar (2009) ou La Sainte Victoire (2008), aux côtés de Clovis Cornillac et Christian Clavier.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film962

Si le cinéma d’Antonin Peretjatko passe souvent pour un cinéma improvisé, il s’agit d’une idée reçue que tient à corriger le réalisateur : il n’y a rien de plus faux. C’est écrit à la virgule près. Comme le plan de travail est très lourd, je ne pars jamais en tournage sans un découpage précis, avec un repérage des décors, un plan au sol pour la position de la caméra, parce que sinon je sais que je vais perdre énormément de temps, déclare-t-il.

Antonin Peretjatko a incorporé dans La Fille du 14 juillet des images d’actualité, mais qu’il a tournées lui-même, proposant ainsi sa vision très personnelle du réel.

Les acteurs présents sont familiers d’Antonin Peretjatko, ceux-ci ayant déjà tourné dans des courts métrages qu’il a réalisés. Le cinéaste est cependant conscient des limites qu’impose un tel choix : l’avantage c’est que ça va plus vite pour les diriger, l’inconvénient c’est s’ils se sentent automatiquement reconduits pour le film suivant, confie-t-il. Dans ce cas, leur collaboration ne m’intéresse plus car je sais qu’ils ne proposeront rien de nouveau. J’aime retrouver une bande mais pas la routine.

Le réalisateur est attaché à un travail traditionnel sur l’image : le film a été tourné en 16 mm, de même que mes courts ont tous été tournés sur support argentique. C’est une économie et une esthétique dans lesquelles je suis à l’aise, explique-t-il. Ce choix lui a notamment permis de se démarquer des réalisateurs privilégiant le numérique.

Au lieu de tourner à la vitesse habituelle de 24 images/seconde, Antonin Peretjatko tourne entre 21 et 23 images, ce qui influe bien sûr directement sur l’image et les mouvements des personnages, mais change également la qualité du son. Il explique : à 22,5 images/seconde, le son va être accéléré et donc un peu plus aigu, ça donne une impression de postsynchro. On corrige certaines voix au mixage, d’autres sont bien comme ça.

Antonin Peretjatko se plaît à volontairement garder chaque faux raccord et incohérence qui pourrait survenir lors d’un tournage : je cherche à ce que ça ripe un peu à chaque fois qu’on passe d’un plan à l’autre, à éviter le raccord parfait, confie-t-il. Il ne s’agit pas de bâcler mais de poser des postulats esthétiques, ça donne un effet "débraillé" ou "foutraque" totalement assumé. Ma hantise est de perdre cette malfaçon aux finitions du film en lissant tout.

Antonin Peretjatko
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/321261/antonin-peretjatko
http://www.quinzaine-realisateurs.com/antonin-peretjatko-r13619.html

Simon Roca
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/326038/simon-roca

Vimala Pons
Née le 15 mars 1986 à Thiruvananthapuram (Inde).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vimala_Pons

Grégoire Tachnakian
http://www.lalasonge.com/troupe/tachnakian-gregoire.htm
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=156527.html

Vincent Macaigne
Né le 19 octobre 1978.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Macaigne

Marie-Lorna Vaconsin
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/332716/marie-lorna-vaconsin
http://www.imdb.com/name/nm1728965/

Thomas Schmitt
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/326040/thomas-schmitt
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-211446/filmographie/

Philippe Gouin
Né le 23 décembre 1969 à Port-de-Bouc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Gouin

Lucie Borleteau
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/339314/lucie-borleteau

Bruno Podalydès
voir fiche du film Adieu Berthe, l’enterrement de mémé
http://www.citebd.org/spip.php?film962

extrait(s) de presse

Cahiers du cinéma - Non seulement le film est une réussite réjouissante, mais il continue d’avancer sur un territoire essentiellement déserté par le cinéma français récent, à l’exception de Quentin Dupieux : celui de la comédie non naturaliste.
Libération - C’est le privilège des très bonnes comédies burlesques de n’appartenir qu’à un espace exclusivement visuel qui se passe presque de dialogues et totalement d’explications.
Critikat - Artificier virtuose, Peretjatko a une manière unique de faire dérailler ses scènes – raccrochant les wagons comme on s’arrimerait à un avion en chute libre.
Le Monde - C'est un film (...) débraillé pour retrouver l'envie d'aimer ; un film libre, tout simplement.
Fiches du cinéma - Antonin Peretjatko lance un premier long métrage au moteur vrombissant à l'assaut d'une époque léthargique et frigide. Et même s'il finit par tourner un peu en rond, ça défoule !
Les Inrocks - Du joyeux n’importe quoi raconté n’importe comment...
Tf1 news - Les comédiens en goguette et la narration foutraque proche du film-à-sketches contribuent au charme de cette virée dandy et érudite, pleine de sens et d'énergie, où les personnages voyagent pour fuir la morosité et la mélancolie.