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Django

Italie, Espagne - 1966 - 1h34
Fête du cinéma Angoulême 2013
film - version originale sous-titrée en français
de

Sergio Corbucci

scénario : Sergio Corbucci, Bruno Corbucci, Franco Rossetti, José Gutiérrez Maesso, Piero Vivarelli
direction de la photographie : Enzo Barboni
musique ou chansons : Luis Enriquez Bacalov
avec : Franco Nero (Django), José Bódalo (général Hugo Rodriguez), Loredana Nusciak (Maria), Miguel Angel Alvarez (Nataniele), Gino Pernice (Jonathan), Simón Arriaga (Miguel)
séances : semaine du mercredi 26 juin 2013
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : le retour de Django dans le cadre de la Fête du cinéma tarif unique 3,5 € en partenariat avec Hidden circle

synopsis

Un homme, visiblement ancien soldat de l’armée du nord, traîne un cercueil sur un chemin boueux. Il arrive à proximité d’un bourg. A ce moment, une femme est malmenée par trois mexicains. Ils l’ont attachée et la fouettent sauvagement. L’homme abat les trois mexicains et délivre la femme. Il se rend dans le saloon pour se restaurer et pour que la femme s’y repose...

notes de production

Le film gagna la réputation d’être un des westerns les plus violents jamais réalisés.
A sa sortie en France en décembre 1966 il était interdit aux moins de 13 ans.

Corbucci avait initialement prévu de donner le rôle principal de Django à Mark Damon mais ce dernier, ayant un empêchement, a décliné. Sergio Corbucci se tourna alors vers Franco Nero.
Quand on m’a demandé d’interpréter Django, j’ai d’abord refusé. C’est le cinéaste Elio Petri qui m’a poussé à accepter. Au bout de trois jours, le tournage a été interrompu. Plus d’argent dans les caisses. Deux semaines après, on repartait grâce à des capitaux venus d’Espagne où nous sommes allés tourner...
Franco Nero in Impact (n°31, fév. 1991)

Le tournage commença en décembre 1965 dans la réserve naturelle de Tor Caldara en Italie où une structure fut construite pour les productions de westerns. Bien que le décor soit alors extrêmement boueux à cause de l’hiver, Corbucci rejeta la proposition de son chef décorateur Giancarlo Simi de tout nettoyer car cela correspondait à l’atmosphère qu’il voulait donner au film. Le tournage eut aussi lieu dans différentes localités proches de Madrid alors que les scènes d’intérieur furent filmées au studios Elios dans une banlieue de Rome. Le tournage s’acheva fin février 1966.

D’après Alex Cox, le nom de Django serait une blague de Sergio et Bruno Corbucci faisant référence au guitariste de jazz Django Reinhardt qui selon lui pouvait jouer de la guitare alors qu’il lui manquait plusieurs doigts d’une main. Django Reinhardt avait en fait plusieurs doigts paralysés mais arrivait à surmonter cet handicap tout comme le personnage de Django qui arrive à se servir de son pistolet bien que ses mains soient cassées.

Pour la scène où le bandit Rodriguez coupe l’oreille du mouchard et la lui met dans le bouche, Corbucci dit s’être amusé comme un fou en tournant ces plans. J’aime jouer de la violence sur les détails qui peuvent amuser les gens. La mort est une chose qui peut être comique. Les censeurs de plusieurs pays ne partageront pas son sens de l’humour et couperont la scène...
http://www.devildead.com/histoiresdetournages/index.php?idart=67

Entre sa date de sortie et le milieu des années 1970, une trentaine de films reprendront ce titre essayant de profiter du succès que rencontra le film, mais aucune de ces suites ne sera officielle et on ne retrouvera Franco Nero qu’en 1987 avec Django 2 : le grand retour, connu également sous le titre Le Grand retour de Django, réalisé par Nello Rossati avec Donald Pleasence entre autres.

Django est le western qui a marqué le genre si fortement qu’il existerait plus de 300 films de part le monde qui comporteraient le mot Django dans leur titre...
http://www.cinejeu.net/index.php?page=p&id=54&unite=fenetre§ion=vueFilm&idFilm=18481
En fait, c’est plutôt le nom de Django qui sert d’accroche dans les titres que réellement une série d’aventures attribuées à un même personnage. Il est arrivé que des traductions de titres attribuent le nom de Django à des protagonistes qui portaient un nom différent dans la version originale italienne.
http://www.mad-movies.com/forums/index.php?showtopic=17563&st=15
1965
Django le proscrit (El Proscrito del río Colorado) de Maury Dexter
http://www.western-wild-west-movies.com/django-le-proscrit.html
1966
Django tire le premier (Django spara per primo) d’Alberto De Martino
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3463
Quelques dollars pour Django (Pochi dollari per Django) de León Klimovsky
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3226
Django... Cacciatore di taglia de León Klimovsky
http://www.intemporel.com/0,A56303,fr.html
Django ne pardonne pas (Mestizo) de Julio Buchs
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=9052
Starblack, Johnny Colt (Django, schwarzer gott des todes) de Giovanni Grimaldi
http://western-maniac.forum-pro.fr/t2561-johnny-colt-starblack-1966-giovanni-grimaldi
1967
Django, le taciturne (Bill il taciturno) de Massimo Pupillo
http://www.ecranlarge.com/movies-details-21882.php
Poker d’as pour Django (Le due facce del dollaro) de Roberto Bianchi Montero
http://www.sueursfroides.fr/critique/poker-d-as-pour-django-1499
Le Retour de Django (Il Figlio di Django) d’Osvaldo Civirani
http://www.sueursfroides.fr/critique/le-retour-de-django-666
Non aspettare Django, spara d’Edoardo Mulargia
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=4267
La Più grande rapina del west de Maurizio Lucidi
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=4517
Tire encore si tu peux (Se sei vivo spara) de Giulio Questi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tire_encore_si_tu_peux
Nato per uccidere ou Django, nato per uccidere d’Antonio Mollica
L’Ultimo killer (Django the Last gunfighter) de Giuseppe Vari
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=5185
1968
Django, prépare ton cercueil ! (Preparati la bara !) de Ferdinando Baldi
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3596
Django porte sa croix (Quella sporca storia nel west) d’Enzo G. Castellari
http://fr.wikipedia.org/wiki/Django_porte_sa_croix
Django prépare ton exécution (Execution) de Domenico Paolella
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=4499
Le Moment de tuer (Il Momento di uccidere de Giuliano Carnimeo
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3837
Tire Django, tire (Spara, Gringo, spara) de Bruno Corbucci
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=5193
L’Homme, l’orgueil et la vengeance (L’Uomo, l’orgoglio, la vendetta) de Luigi Bazzoni
http://www.cinemotions.com/L-Homme-l-orgueil-et-la-vengeance-tt53261
À genoux, Django (Black Jack) de Gianfranco Baldanello
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=6790
Brand of shame (Nude Django) de Byron Mabe
http://fr.film-cine.com/brand_of_shame-m67027
Avec Django, la mort est là (Joko invoca Dio... e muori) d’Antonio Margheriti
http://fr.wikipedia.org/wiki/Avec_Django,_la_mort_est_l%C3%A0
1969
La Horde des salopards (Django il bastardo) de Sergio Garrone
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=3736
Django ne prie pas (I Vigliacchi non pregano) de Mario Siciliano
http://fr.wikipedia.org/wiki/Django_ne_prie_pas
Avec Django ça va saigner (Quel caldo maledetto giorno di fuoco) de Paolo Bianchini
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=5242
La Corde au cou (Una Lunga fila di croci) (titre anglais : Hanging for Django) de Sergio Garrone
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Corde_au_cou_%28film,_1969%29
1970
Django arrive, préparez vos cercueils (C’è Sartana... vendi la pistola e comprati la bara) de Giuliano Carnimeo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Django_arrive,_pr%C3%A9parez_vos_cercueils
Sartana, si ton bras gauche te gêne, coupe-le (Arrivano Django e Sartana... è la fine) par Demofilo Fidani et Diego Spataro
http://rateyourmusic.com/film/arrivano_django_e_sartana____e_la_fine/
Django et Sartana (Quel maledetto giorno d’inverno... Django e Sartana all’ultimo) de Demofilo Fidani
http://fr.wikipedia.org/wiki/Django_et_Sartana
Haut les mains, salaud ! (Giù le mani... Carogna - titre anglais : The Django story) de Demofilo Fidani
http://www.premiere.fr/film/Haut-Les-Mains-Salauds-!-555343
Django défie Sartana (Django sfida Sartana) de Pasquale Squitieri
http://www.western-wild-west-movies.com/django-defie-sartana.html
1971
Macho Callaghan se déchaîne (Giù la testa... hombre - titre anglais : Ballad of Django) de Demofilo Fidani
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=9058
Il Suo nome era pot (titre anglais : Django Always Draws Second) de Lucio Dandolo et Demofilo Fidani
Abattez Django le premier (Uccidi Django... uccidi per primo !!!) de Sergio Garrone
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=9092
Pour Django, les salauds ont un prix (Anche per Django le carogne hanno un prezzo) de Luigi Batzella
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=6031
Viva Django (W Django !) de Edoardo Mulargia
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=5818
1972
Seminò la morte... lo chiamavano castigo di Dio (titre anglais : Django... Adios !) de Roberto Mauri
http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=6935
1976
Keoma (Django rides again) d’Enzo G. Castellari
http://fr.wikipedia.org/wiki/Keoma
2007
Sukiyaki western Django de Takashi Miike
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sukiyaki_Western_Django
2012
Django unchained de Quentin Tarantino

Depuis quelques mois, l’Italie exporte du western. Des premiers films qui nous ont parvenus, rien à dire, sinon qu’ils étaient uniformément médiocres. Nous nous apprêtions donc à classer ces pâles copies au rayon d’infamie, avec le policier ouest-allemand, le strip-tease milanais et les avatars de Josélito. Vinrent alors deux films de Sergio Leone (Pour une poignée de dollars et Quelques dollars de plus) qui mirent la puce à quelques oreilles, et surtout Django de Sergio Corbucci...
Je ne sais quel sera le sort de Django, passé à la sauvette, ignoré ou éxécuté en quelques lignes. Je n’ose qualifier de chef-d’oeuvre un film qui comporte quelques facilités, quelques abus de langage, quelques complaisances, je le tiens cependant pour la plus explosive et la plus réussie des tentatives de dépoussiérage : le western entré à l’Académie, on craignait le pire. De sympathiques iconoclastes lui rendent vigueur et jeunesse.
Jacques Zimmer in La Revue du cinéma (n° 201, jan 1967)

Django est une réussite presque parfaite : rythme, sens plastique, dramatisation de la couleur, véracité du moindre détail transgressent avec un bonheur constant les canons hollywoodiens.
On regrettera d’autant plus, quelques (rares) complaisances (une bataille de femmes dans la boue et quelques éxagérations pyrotechniques), qu’il s’agit d’une oeuvre forte et originale de la lignée et de la classe de Vera cruz (1). Déconseillé aux âmes sensibles mais recommandé aux amateurs de de vrai western.
Jacques Zimmer in La Saison cinématographique 67
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Cruz_%28film%29

Le film est célèbre pour ses scènes de violence teintées de sadisme : la séance de fouettage, le mouchard dont on coupe l’oreille, les mains de Django écraséees par les sabots des chevaux...
Je me suis amusé comme un petit fou en tournant ces plans. Et puis la vie est violence, donc on ne peut négliger cet aspect de la vie dans les films. Enfin, la violence est action, c’est l’action pure...
Sergio Corbucci in La Revue du cinéma (n° 246, jan 1971)

Sergio Corbucci
Né le 6 décembre 1927 à Rome, décédé le 1er décembre 1990 dans la même ville.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Corbucci

Bruno Corbucci
Né le 23 octobre 1931 à Rome où il est décédé le 7 septembre 1996.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Corbucci

Franco Rossetti
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-86824/filmographie/

José Gutiérrez Maesso
http://www.imdb.com/name/nm0349437/maindetails

Piero Vivarelli
Né le 26 février 1927 à Sienne, décédé le 7 septembre 2010 à Rome.
http://www.lesgensducinema.com/biographie/Piero%20VIVARELLI.htm

Enzo Barboni
Né le 10 juillet 1922 à Rome, décédé le 23 mars 2002 dans la même ville.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Enzo_Barboni

Luis Enriquez Bacalov
Né le 30 mars 1933 à San Martín (Argentine).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Luis_Bacalov

Franco Nero
Né Francesco Sparanero le 23 novembre 1941 à San Prospero (Italie).
Considéré comme l’un des meilleurs et des plus grands acteurs du western européen encore vivant...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Nero

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Loin des délires opératiques d'un Sergio Leone, Corbucci innove en donnant à son western une tonalité macabre, à la lisière du fantastique.
Critikat - Moins spectaculaire, moins immédiatement lisible que Sergio Leone, Corbucci n'en demeure pas moins un cinéaste de western majeur, pour l'univers duquel "Django" constitue une excellente porte d'entrée.
Ecran large - Boueux, austère, et baroque à la fois, le film de Corbucci est à l'image de son héros : excessif et jubilatoire.
Allo ciné - "Django" est incontestablement un très grand film.
Il était une fois le cinéma - "Django" possède tous les ingrédients d’un bon western...
Arte - Un film très cruel qui va orienter le filon impur du western transalpin vers une surenchère baroque, surréaliste et sadique...
Cinématraque - L’un des chefs-d’œuvre du genre...
Filmosphère - Il est amusant, avec le recul, de noter l’ironie de cette expression américaine, le “western spaghetti”. Une expression née d’une amertume, celle de voir que des italiens étaient capables de livrer des westerns d’un tout autre niveau que les leurs, qui osaient bousculer les conventions, mélanger les genres, filmer la crasse, la boue et le sang, capter l’horreur et sortir des schémas manichéens...