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stoker

Usa, Gb - 2012 - 1h40
Sundance 2013
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Park Chan-wook

scénario : Wentworth Miller
direction de la photographie : Chung-hoon Chung
musique ou chansons : Clint Mansell, Philip Glass
avec : Mia Wasikowska (India Stoker), Nicole Kidman (Evelyn Stoker), Matthew Goode (Charles Stoker), David Alford (le révérend), Peg Allen (gouvernante 1), Lauren E. Roman (gouvernante 2), Phyllis Somerville (Mme McGarrick), Harmony Korine (M. Feldman), Dermot Mulroney (Richard Stoker), Judith Godrèche (docteur Jacquin)
séances : semaine du mercredi 12 juin 2013
mercredi 12 jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 lundi 17 mardi 18
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séances : semaine du mercredi 19 juin 2013
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
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synopsis

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

notes de production

Depuis la fin de Prison break (1), Wentworth Miller, ex-Michael Scofield, s’est fait discret avec seulement une apparition dans New York unité spéciale (2) et, au cinéma, un rôle dans Resident evil : afterlife 3D et Resident evil : retribution (3). Mais c’était sans doute pour mieux rebondir, puisqu’il signe son premier scénario avec Stoker. A noter qu’il aurait écrit deux scénarios, le second étant Uncle Charlie, prequel de Stoker.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_Break
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/New_York,_unit%C3%A9_sp%C3%A9ciale
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Resident_Evil

Wentworth Miller craignait que l’on ne prenne pas son scénario au sérieux compte tenu de son identité. Aussi l’a-t-il fait soumettre au producteur Michael Costigan par son agent sous le pseudonyme de Ted Foulke - Foulke étant le nom de son chien. Le projet a intrigué plusieurs réalisateurs de renom, mais c’est vers le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook que s’est tournée la production. Bien qu’ayant toujours écrit lui-même les scénarios de ses longs métrages, il a rapidement accepté.

Parmi les nombreuses influences admises par le réalisateur Park Chan-wook, on peut citer Brian De Palma, David Cronenberg, David Lynch, ainsi que des écrivains comme Edgar Allan Poe ou Wilkie Collins. Pour Stoker, le Sud-Coréen s’est aussi imprégné de l’univers oppressant et claustrophobique du chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Sueurs froides (4).
(4) En fonction de l’intrigue, on ne peut toutefois s’empêcher de penser plutôt à L’ombre d’un doute (Shadow of a doubt, 1948) du même Alfred Hitchcock où Joseph Cotten (Oncle Charlie) retrouve la famille de sa sœur et notamment sa nièce (Teresa Wright).
A noter que Stoker a été produit par Ridley Scott (ce qui ajoute un gage de qualité à l’ouvrage).
Gilles Marchal - la Cité

Park Chan-wook était habitué à travailler avec les mêmes acteurs coréens depuis de nombreuses années. Pour Stoker, qui est son premier film américain, il a réuni autour de lui une nouvelle troupe, composée notamment des trois acteurs principaux que sont Nicole Kidman, Mia Wasikowska et Matthew Goode. Par ailleurs, le metteur en scène a été rebaptisé Maître Park par son équipe. Lors du tournage, il communiquait avec les comédiens à l’aide d’un traducteur.

Mia Wasikowska interprète dans Stoker le personnage ambigu d’India : India est une jeune femme complexe. Sans son père, elle se retrouve déconnectée du monde extérieur. Elle est par nature une marginale, fermée aux autres. India devient peu à peu une femme, avec des rêves et des fantasmes très différents de ceux des adolescentes ordinaires, commente la comédienne. La jeune fille qu’elle incarne voit son quotidien chamboulé à l’arrivée de son oncle : c’est totalement perturbant et intriguant pour India. Elle essaye de comprendre quel rôle il peut jouer dans sa vie. Au début, elle ne sait pas ce qu’il attend d’elle, puis elle découvre à quel point ils se ressemblent : c’est à la fois terrifiant et séduisant, ajoute-t-elle.

Le personnage énigmatique de l’Oncle Charlie était, pour l’acteur Matthew Goode, un rôle aux multiples facettes : au début, on pense savoir qui est Charlie puis, au fil de l’intrigue, on comprend qu’il est extrêmement complexe et dangereux. Au lieu de jouer ce personnage de façon maléfique, je devais lui donner une dimension attachante, ce qui est déroutant et plutôt effrayant pour le public, déclare-t-il.

Dans Stoker, Nicole Kidman se met dans la peau d’une femme - une mère - désespérée, rongée par le manque affectif, comme l’indique Park Chan-wook : avec une actrice du niveau de Nicole Kidman, j’ai pu développer le rôle d’Evie et lui donner un côté belle-mère de conte de fées.

Pour le quatrième rôle clé du film, celui de la grande tante Gwendolyn Stoker, le choix de la production s’est porté sur l’actrice australienne Jacki Weaver, remarquée dans le polar choc Animal Kingdom : Tante Gin pressent l’horreur qui couve. Mon personnage est une femme d’un âge certain à qui on ne la fait pas. Avisée, elle flaire quelque chose de malsain, confie la comédienne.

Le tournage de Stoker s’est effectué rapidement par rapport aux précédents films de Park Chan-wook (tournés en Corée) : la rapidité du tournage n’était pas compatible avec une utilisation extensive de ces longs mouvements de caméra élaborés que j’affectionne, explique-t-il. Le cinéaste a en effet été contraint d’adapter ses choix de mise en scène. Il a ainsi dû mettre de côté certains aspects fondamentaux de son style, comme ses habituels longs plans séquences que l’on peut voir par exemple dans Old boy (6).
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Old_Boy_%28film,_2003%29

Mia Wasikowska a dû prendre des cours intensifs de piano, pour pouvoir assurer la séquence où India joue de cet instrument avec son oncle : il a fallu un jour entier pour tourner cette scène, alors qu’il n’y a pas un seul dialogue. Ce morceau est puissant et émouvant. Je n’avais plus qu’à me laisser porter par la musique, confie-t-elle. C’est le célèbre compositeur Philip Glass qui a écrit ce morceau.

La production a décidé de tourner le film dans une vraie maison, où se déroule la majeure partie de l’action : je craignais l’effet de répétition, à la fois pour les cadrages et pour l’éclairage. Finalement, le fait que l’espace soit restreint m’a permis de mieux cerner la spatialité. Certains acteurs changent d’aspect selon l’angle des prises de vue et c’était la même chose pour cette maison : selon la perspective choisie, elle était déprimante ou porteuse d’espoir, indique le directeur de la photo Chung-hoon Chung. Il s’agit d’une propriété des années 20, que l’équipe chargée de la décoration a mis six semaines transformer : l’intérieur est élégant mais ressemble à une prison. Dans les chambres du rez-de-chaussée, les couleurs sont froides. Pour renforcer l’impression "carcérale", il y a beaucoup de motifs linéaires sur le papier peint et les moulures, précise la chef décoratrice Thérèse DePrez.

La chef décoratrice de Stoker - Thérèse DePrez, qui a travaillé sur Black swan - a élaboré, afin de contourner la barrière de la langue, un cahier de références visuelles qu’elle a soumis au réalisateur : nous avons imaginé un univers de conte de fées avec un côté éthéré. Nous avons parlé du thème "Chasseur et proies". Les personnages se tournent beaucoup autour et le symbole de la chasse est devenu un élément récurrent du film, révèle-t-elle. L’enjeu était aussi de faire perdre au spectateur ses repères dans le temps et dans l’espace, malgré la contemporanéité de la narration.

Pour composer la bande originale de Stoker, Park Chan-wook a fait appel à Clint Mansell, connu pour sa collaboration avec Darren Aronofsky - il a composé les musiques de Requiem for a dream et Black swan notamment. Le réalisateur sud-coréen avait découvert les talents de Clint Mansell en entendant l’une des musiques de Pi alors qu’il travaillait sur la bande annonce de Sympathy for Mr. vengeance (7). C’est après avoir assisté à l’un de ses concerts dans une boîte de nuit de Los Angeles que Park lui a proposé de rejoindre le projet Stoker.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Requiem_for_a_Dream
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=751&alpha=2&a=2013&m=6#film
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sympathy_for_Mister_Vengeance

Pour réaliser les costumes, les chefs costumiers Kurt Swanson et Bart Mueller expliquent que la garde robe d’India (Mia Wasikowska) a été influencée par les peintures de l’artiste français Balthus (8).
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Balthus

Dans Stoker, Park Chan-wook a travaillé pour la sixième fois de sa carrière avec le directeur de la photographie Chung-hoon Chung, après notamment Old boy, Lady vengeance ou encore Thirst, ceci est mon sang (9). Pour cette sixième collaboration, ils se sont attachés à créer un univers emprunt d’onirisme et d’érotisme : nous commençons à travailler ensemble dès la préproduction pour élaborer une vision commune du film. Tout en affinant le scénario, nous parlons de tableaux, de photos ou d’images provenant d’autres films. (...) Plus le storyboard est précis, plus le résultat final sera facile à imaginer, précise le metteur en scène sud-coréen.
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lady_Vengeance
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=267&alpha=20&a=2013&m=6#film

En novembre 2010, le Los Angeles times a confirmé la présence de Park Chan-wook aux commandes de Stoker, qui est ainsi devenu le premier film américain pour le réalisateur sud-coréen. Du reste, le réalisateur d’Old boy a beaucoup fait parler de lui ces dernières années à Hollywood, tant sa trilogie de la vengeance a tapé dans l’œil de l’industrie Us - et du reste du monde, plus largement.

Jodie Foster et Carey Mulligan furent au début du projet associées aux deux rôles féminins ; celui de Evelyne "Evie" Stoker et India Stoker. Elles furent finalement remplacées par Nicole Kidman et Mia Wasikowska. A noter aussi qu’un rôle fut proposé à Guillaume Canet, mais ce dernier a refusé car trop occupé à tourner le remake anglophone des Liens du sang (10) , co-écrit avec James Gray.
(10) présenté hors compétition au festival de Cannes 2013 sous le titre Blood ties.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Liens_du_sang_%28film,_2008%29

Le titre, Stoker, qui est le nom de la famille à laquelle s’intéresse le film, est aussi une référence directe à Bram Stoker (11), l’écrivain à qui l’on doit le roman Dracula. Déjà, cet ouvrage traitait de l’influence et de l’emprise d’un homme sur des gens plus faibles, ce qui constitue l’un des sujets principaux du film.
(11) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bram_Stoker

Park Chan-wook
Né le 23 août 1963 à Séoul.
Commence à travailler dans l’industrie du cinéma en effectuant des métiers divers et en économisant pour investir dans un premier long-métrage...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Park_Chan-wook

Wentworth Miller
Né le 2 juin 1972 à Chipping Norton (Gb).
Fait ses débuts devant la caméra dans un épisode de Buffy contre les vampires...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wentworth_Miller

Chung-hoon Chung
Né le 15 juin 1970 à Séoul.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chung_Chung-hoon

Clint Mansell
Né le 7 Janvier 1963 à Coventry .
Ancien chanteur et guitariste du groupe pop Will eat itself...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clint_Mansell

Philip Glass
Né le 31 janvier 1937 à Baltimore.
Considéré comme l’un des compositeurs les plus influents de la fin du XXe siècle, avec Terry Riley et Steve Reich...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Glass

Mia Wasikowska
Née le 14 octobre 1989 à Canberra (Australie).
Tim Burton la choisit pour incarner Alice Kingsley dans son Alice au Pays des merveilles...
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=422&alpha=1&a=2013&m=6#film
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mia_Wasikowska

Nicole Kidman
Née le 20 juin 1967 à Honolulu.
Sa première apparition au cinéma date de 1983 dans Bush christmas, un drame australien qui rencontre un certain succès dans le pays...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole_Kidman

Matthew Goode
Né à Exeter, dans le comté de Devon, en Angleterre, le 3 avril 1978.
Débute sa carrière dans des séries et téléfilms...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthew_Goode

David Alford
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-141066/filmographie/#acteur

Phyllis Somerville
Née en 1944 à Iowa city.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Phyllis_Somerville

Harmony Korine
Né le 4 janvier 1973 à Bolinas (Californie).
Indirectement à l’origine du film Elephant de Gus Van Sant...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Harmony_Korine

Dermot Mulroney
Né le 31 octobre 1963 à Alexandria (Virginie).
Connaît sa première expérience cinématographique en jouant un petit rôle dans Meurtres à Hollywood de Blake Edwards...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dermot_Mulroney

Judith Godrèche
Née le 23 mars 1972 à Paris.
Obtient son premier grand rôle dans le film de Benoît Jacquot Les Mendiants...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Judith_Godr%C3%A8che

extrait(s) de presse

L'Ecran fantastique - Loin des excès de ses débuts, Park Chan-wook signe un film aussi personnel que surprenant, et avoir su imposer sa vision à Hollywood restera comme la marque d'un grand réalisateur.
àVoir-àLire - Park Chan-Wook [...] contourne l’écueil du formatage, joue de la contrainte et renouvelle son style. Il en ressort une œuvre envoûtante, mystérieuse, ambiguë, vernie d’une indéniable beauté.
Films actu - Park Chen-Wook parvient à transcender son récit par la puissance de sa mise en scène. Thriller sulfureux, envoûtant et dérangeant, "Stoker" s'accapare sans difficulté la complicité de son spectateur.
Le Jdd - Le spectre d’Alfred Hitchcock plane sur ce film baignant dans une ambiance étrange et délicieusement perverse.
Le Parisien - Avec le réalisateur Park Chan-wook, la mort est stylisée, la violence esthétisée et les crimes sophistiqués. Un climat glaçant qui colle bien à ce thriller oppressant.
Les Inrocks - C’est la grande réussite de "Stoker" de paraître surnaturel, éthéré, gothique, parfois illogique, alors que son histoire est juste terre à terre, crapuleuse.
L'Humanité - Park Chan-wook fait montre d’une superbe inventivité, de métaphores visuelles, de qualités plastiques saisissantes d’où procède l’essentiel de sa narration. Les acteurs de ce huis-clos s’en sont emparés avec une puissance de songe.
Positif - (...) Park s'attache à faire apparaître peu à peu les composants pour contredire la surface apparente et nous affronter à la complexité, à la contradiction, au mensonge, où le spectateur va peu à peu perdre pied dans la réalité.