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Five obstructions

De Fem benspaend
Belgique, Danemark - 2003 - 1h30
film - version originale sous-titrée en français
de

Lars von Trier

scénario : Sophie Destin, Lars von Trier, Jorgen Leth, Asger Leth
direction de la photographie : Dan Holmberg
musique ou chansons : Henning Christiansen, Fridolin Nordso, Kristian Leth
avec : Patrick Bauchau, Jorgen Leth, Claus Nissen, Alexandra Vandernoot, Maiken Algren, Lars von Trier
séances : semaine du mercredi 22 mai 2013
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
20:00*
séance spéciale :
* soirée "OuCipo à gogo" film à 20h00 - tarif unique 3,5 € précédé d'une rencontre autour de courts métrages divers et variés.

synopsis

Lars von Trier considère "The Perfect human" (1967) comme l'un de ses films cultes. Il défie son réalisateur, Jørgen Leth, de tourner cinq remakes de ce court-métrage. Pour chaque projet, il va lui imposer de nouvelles "obstructions" le forçant à repenser l'histoire et les personnages de son film original. Leth devra gérer restrictions, ordres et autres interdictions. "Five obstructions" est un jeu plein de pièges et de coups vicieux. Un film fascinant et totalement inédit autour d'un cinéaste qui accepte de recréer totalement une de ses premières oeuvres. Un voyage initiatique au coeur du processus de la création cinématographique...

notes de production

Inspiré de l’imagerie publicitaire, The Perfect human, un court-métrage de 13 minutes, réalisé en 1967, présente un homme qui effectue des gestes communs, s’asseoir à une table, fumer... Selon son réalisateur, Jorgen Leth : l’idée trouve son origine dans la fascination que j’ai pour le monde des films publicitaires. Je sentais que tous les éléments -personnages, objets, actions- seraient extrêmement distincts s’ils étaient isolés de leur environnement. Je voulais les sortir de tout cadre, de tout le désordre réaliste dans lequel, habituellement, évoluent les personnages.

Si les deux réalisateurs Jorgen Leth et Lars von Trier ont décidé d’employer le terme obstruction, plutôt que instruction, c’est tout à fait délibérément. Jorgen Leth précise en effet : obstructions est un terme issu de la terminologie footbalistique. J’ai, autrefois, réalisé un film sur le grand joueur de football danois Michael Laudrup. C’était un virtuose aux mouvements imprévisibles. Il attirait les obstructions, il poussait à un jeu dur, mais toujours il évitait élégamment de tomber ou de se blesser. Michael Laudrup sera mon rôle modèle.

Five obstructions est né de l’envie de Lars von Trier de voir les variations possibles autour du court-métrage The Perfect human, de Jorgen Leth. Il a ainsi demandé au réalisateur de recréer cinq variations autour de ce petit film... Jorgen Leth a immédiatement accepté : il (Lars) voulait me défier, et nous nous sommes déjà beaucoup amusés ce faisant.

Depuis le Dogme, le réalisateur Lars von Trier n’a pas peur d’établir des théories artistiques. Pour Five obstructions, il explique la nécessité de défocaliser : le défi ultime du futur est de voir sans regarder : défocaliser ! Dans un monde où les médias se prosternent devant l’autel de la netteté, et ce faisant vident la vie de toute vie, le DEFOCALISATEUR sera le communicateur de notre époque - ni plus, ni moins !

Le réalisateur Jorgen Leth, quant à lui, est plus attentif au moment, au passage du temps : ce que je préfère dans un film, c’est de sentir le temps couler à travers une scène. Il devrait toujours y avoir de la place pour le temps. Un film doit respirer naturellement.

extrait(s) de presse

Le Monde - Ce mélange de jeu et de douleur, cette violence de l'emprise du metteur en scène sur le film sont caractéristiques du cinéma de Lars von Trier, et, on le voit, de l'homme lui-même...