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The Land of hope

Kibô no kuni
Japon, Gb, Taïwan - 2012 - 2h13
film - version originale sous-titrée en français
de

Sion Sono

scénario : Sion Sono
direction de la photographie : Shigenori Miki
avec : Isao Natsuyagi (Yasuhiko Ono), Jun Murakami (Yoichi Ono), Megumi Kagurazaka (Izumi Ono), Hikari Kajiwara (Yoko)
séances : semaine du mercredi 29 mai 2013
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 31 samedi 1er dimanche 2 lundi 3 mardi 4
20:00*
séance spéciale :
* mar 4 à 20:00 suivi d'un débat avec "Charente nature" tarif unique 3,5 €

synopsis

Un tremblement de terre frappe le Japon, entraînant l'explosion d'une centrale nucléaire. Dans un village proche de la catastrophe, les autorités tracent un périmètre de sécurité avec une bande jaune qui coupe en deux la localité. Une sorte de ligne de démarcation absurde, entre danger bien réel et sécurité toute théorique. Au sein de la famille Ono, les parents, âgés, choisissent de rester. Leur fils et son épouse acceptent d'être évacués pour fuir la radioactivité…

notes de production

Avec The Land of hope, le cinéaste japonais Sion Sono s’intéresse à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à ses conséquences dramatiques pour la population. On rappelle que le 11 mars 2011, un très violent séisme a frappé l’île japonaise de Honshu, provocant un tsunami dévastateur duquel a résulté l’accident à la centrale de Fukushima. L’action du film se déroule quelques années après le drame, dans une ville inventée, Nagashima (résultant du mélange entre Nagasaki, Hiroshima et Fukushima). Un nouvel accident survient alors dans un quartier où vit une famille d’éleveurs.
http://bullesdejapon.fr/2013/05/01/the-land-of-hope/

Le réalisateur Shion Sono explique que l’évocation d’un projet de film sur le désastre nucléaire de Fukushima n’a pas provoqué l’engouement général : quand j’ai annoncé que je voulais faire un film sur l’accident de Fukushima, tout le monde s’est défilé. J’ai compris alors que le véritable sujet tabou au Japon n’était ni le sexe ni la violence mais le nucléaire, raconte-t-il.

Bien que plusieurs documentaires aient déjà été tournés sur les événements désastreux de Fukushima, The Land of hope est la toute première fiction réalisée sur cette thématique.
http://www.arte.tv/guide/fr/047156-000/fukushima-chronique-d-un-desastre

C’est un lever de soleil, rouge écarlate, sur la zone interdite de Minamisoma, qui a inspiré à Sion Sono le titre de son long métrage : selon les spectateurs, le dénouement semble désespéré ou, au contraire, permet une lueur d’espoir. Mais si chacun y met un peu du sien, il est possible que l’espoir revienne, commente-t-il.

Du fait de la difficulté du sujet, le metteur en scène Sion Sono n’a pas pu produire son film uniquement grâce à des financements japonais : au Japon, les producteurs me répondaient qu’ils ne pouvaient pas travailler avec moi parce qu’ils soutenaient le Parti libéral-démocrate (Jiminto, le parti qui a dirigé le pays durant près d’un demi-siècle et qui a lancé l’industrie du nucléaire au Japon) ou parce que le nucléaire était un sujet qui les gênait, déclare-t-il. Ainsi, 20% des capitaux investis dans le film proviennent de producteurs anglais et taïwanais.

Sion Sono nous fait part de son point de vue sur le nucléaire : on raconte que la préparation du fugu, ce poisson contenant un poison mortel, a été mise au point par plusieurs cuisiniers qui sont morts en le goûtant. Si je suis contre le nucléaire, c’est simplement parce que c’est une technologie qui n’est pas au point. C’est comme un fugu qui risque de contenir encore du poison. Je ne veux pas en goûter, c’est tout.

Sion Sono avait modifié la trame de son précédent film, Himizu, parce que la catastrophe naturelle puis nucléaire s’était produite pendant le tournage. Ayant tourné ce film en zones sinistrées, il lui semblait impensable de s’arrêter là. The Land of hope se place donc dans la continuité de Himizu.

Le cinéaste est allé dans les régions sinistrées : à Ishinomaki, où il avait tourné Himizu, ainsi qu’à Fukushima, où il a ressenti la plus lourde atmosphère. Shion Sono a recueilli plusieurs témoignages utiles à The Land of hope.

Accident nucléaire de Fukushima
Mise hors service depuis l’accident, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est annoncée devoir être démantelée sur une durée évaluée à quarante ans...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima
http://www.ambafrance-jp.org/Mise-en-ligne-du-support-de-la

Le réalisateur et artiste Sion Sono est un habitué des festivals depuis ses premiers films. The Land of hope a notamment été projeté au festival international du film de Chicago, au festival international du film de Dubai, ainsi qu’au festival international du film de Toronto, où il a remporté le prix Netpac, récompensant un film asiatique.

En mars dernier, le Festival du Film Asiatique de Deauville rendait hommage au cinéaste japonais Sono Sion...
http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2013/04/27/critique-the-land-of-hope-de-sono-sion.html

Entretien avec Sono Sion
Vous traitez d’un nouveau désastre nucléaire pour le Japon, pourquoi ne pas vous être attaqué plus frontalement à la catastrophe du 11 mars ?
Initialement, je voulais faire un film sur la catastrophe de Fukushima en elle-même, mais finalement au bout d’un an, je me suis dit que ce serait une bonne idée d’inventer un nouvel accident, pour souligner le fait que le Japon est un pays qui refait toujours les même erreurs et qui oublie facilement ce qu’il peut se passer, ce qui est d’ailleurs complètement ridicule. Dans l’avenir, j’aimerais bien faire un vrai film sur la catastrophe du 11 mars, mais pour "The Land of hope", je pensais que ce serait vraiment la meilleure solution...
http://eastasia.fr/dossiers/entretien-avec-sono-sion-a-loccasion-de-la-sortie-francaise-de-the-land-of-hope/

Sion Sono
Né en 1961 à Toyokawa.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sion_Sono

Isao Natsuyagi
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-65654/filmographie/

Jun Murakami
Né le 23 juillet 1973 à Tokyo.
http://www.senscritique.com/contact/Jun_Murakami/90130

Megumi Kagurazaka
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=461156.html

Hikari Kajiwara
http://www.cinemotions.com/Hikari-Kajiwara-nm1493793

extrait(s) de presse

Critikat - Avec ce film direct et poétique, aussi dur que sentimental, Sono Sion ressuscite un cinéma que l’on croyait disparu.
Le Monde - [Le film] veut embrasser tous les termes du débat sur l'énergie nucléaire (...). C'est (...) le plus doux, le plus mélancolique des sermons, une fresque impressionnante constituée de tableaux intimes (...).
Fiches du cinéma - “The Land of hope” peut faire figure de réquisitoire contre le nucléaire, mais ce nouveau film de Sono Sion n'en est pas moins une œuvre impressionnante et sensible, qui ne devrait épargner personne.
Les Inrocks - Le cinéaste conserve en fait la même colère et la même énergie que dans ses précédents films...
Première - Tel un peintre, Sono Sion compose ses plans pour capter les éruptions de vie et de joie dans un pays dévasté. Et en bon scénariste, il réussit à nous surprendre pendant plus de deux heures.
Télérama - Avec lyrisme, dans des paysages "contaminés" sidérants de beauté morbide, le réalisateur filme des personnages forts, vibrants, attachants.
Mediapart - Plus efficace que n’importe quelle campagne anti-nucléaire ? Surtout l’œuvre d’un poète, un nouveau cri d’espoir déchirant
Cahiers du cinéma - C’est dans sa dimension fantastique que réside l’espoir du titre et l’anarchisme subtil de "The Land of hope".