Little bird - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > Little bird

Little bird

ciné môme
Kauwboy
Pays-bas - 2012 - 1h21
Prix du meilleur premier film Berlin 2012 Prix Fipresci découverte européenne 2012
accessible aux enfants à partir de 8/10 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Boudewijn Koole

scénario : Boudewijn Koole, Jolein Laarman
direction de la photographie : Daniël Bouquet
avec : Rick Lens (Jojo), Loek Peters (Ronald), Cahit Ölmez (Deniz), Susan Radder (Yenthe), Ricky Koole (July)
séances : semaine du mercredi 15 mai 2013
mercredi 15 jeudi 16 vendredi 17 samedi 18 dimanche 19 lundi 20 mardi 21
14:00
14:30
14:00

synopsis

Jojo, dix ans, est souvent livré à lui-même. Entre une mère absente et un père qui perd pied, il trouve secrètement un peu de réconfort auprès d’un choucas tombé du nid. Ce petit oiseau, pourtant plus fragile que lui, va lui donner la force d’affronter la réalité...

notes de production

Fipresci
La fédération internationale de la presse cinématographique (Fipresci) regroupe des critiques de films du monde entier, soit environ 300 membres...
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_internationale_de_la_presse_cin%C3%A9matographique

L’histoire de Little bird est intimement liée à celle du réalisateur, Boudewijn Koole : quand j’avais 12 ans, un choucas s’est posé sur le rebord de la fenêtre de ma chambre (...) petit à petit, nous sommes devenus amis. Il revenait tous les jours, et devenait chaque jour plus audacieux, pénétrant dans ma chambre, puis se posant sur mon épaule, explique-t-il.

Le processus du casting pour trouver l’acteur qui interprèterait le jeune héros a été long : on a vu au moins 300 garçons pour le rôle avant de rencontrer Rick Lens. On a cherché dans les rues, sur la scène musicale, dans les abris à oiseaux, via des agents de casting…, explique le réalisateur. Quand il l’a vu pour la première fois, Boudewijn Koole a eu l’intuition que le jeune comédien conviendrait : je découvrais tous les enfants sur Dvd et quand Rick est apparu, j’ai entendu au loin le bruit d’un choucas.

Pour Boudewijn Koole, il était important de réaliser un film qui parle non seulement aux enfants mais aussi à leurs parents : c’est un film que les enfants peuvent comprendre mais il parle aussi aux adultes. Il fonctionne à plusieurs niveaux. Certains enfants pourront y reconnaître pas mal de choses et se poser beaucoup de questions (...) l’histoire est très adulte et ne cherche pas à éviter les difficultés et les sujets graves, explique-t-il.

Dans Little bird, le cinéaste a voulu rester proche de chose qu’il connaissait et s’est donc inspiré de sa propre enfance : tout vient du temps où j’avais 10 ans quand je vivais en lisière de notre village (...) L’oiseau, l’attente du retour du père, le garçon, les paysages, l’architecture, la fille, l’arbre, l’autoroute (…). Une grande part du scénario est construite à l’aide d’images, avec peu de dialogues.

Le cinéaste avait déjà dirigé des enfants pour des documentaires et des courts métrages. Avec Little bird, il poursuit ce travail : j’aime beaucoup travailler avec les enfants. Ils cherchent toujours à s’amuser (...) plus encore que les acteurs adultes, ils ont la capacité d’oublier la caméra, explique-t-il.

Little bird a été très bien accueilli dans son pays d’origine (les Pays-Bas) par la critique et le public, où il est resté une vingtaine de semaines en exploitation.
Le film a été choisi pour représenter les Pays-Bas aux Oscar en 2013.
Little bird est passé par différents festivals et a remporté de nombreux prix, notamment au Festival de Berlin où il a été récompensé comme meilleur premier film.

Le chant des oiseaux
L’oiseau a un statut particulier. Créature céleste vivant entre terre et ciel, il incarne la légèreté, il figure l’âme, l’extase : il habite le monde tout en ayant le pouvoir de le quitter. Au cinéma, l’oiseau apparait sous des traits tantôt positifs, tantôt négatifs : nuée noire à l’horizon, il devient une menace dans Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock. Symbolise-t-il ici la colère de Dieu ? Bien souvent en tout cas, il est le messager du créateur. Dans Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault, il incarne ainsi le double du narrateur-créateur. Que ce soit dans Pierre et le loup de Suzie Templeton ou dans Katia et le crocodile de Vera Simkova et Jan Kucera, de drôles de piafs interagissent avec l’univers des enfants. Kes de Ken Loach, Storm boy de Colin Thiele, L’Envol de René Bo Hansen et aujourd’hui Little bird de Boudewijn Koole sont peut-être à ce jour les quatre grands films construits autour d’une relation entre un enfant et un oiseau. L’oiseau donne des ailes (au récit initiatique), il permet d’ouvrir une porte vers de nouvelles expériences...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/little-bird,255043-note-102405

Le choucas des tours
Dans Little bird, Jojo élève un choucas des tours. De taille inférieure au corbeau, c’est un oiseau de la famille des corvidés, bruyant, peu farouche que l’on trouve partout en Europe sauf dans les montagnes. Grégaires, les choucas restent fidèles à un conjoint pour la vie. En France, ces oiseaux sont considérés comme nuisibles mais aussi et paradoxalement comme une espèce protégée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Choucas_des_tours

Entretien avec Boudewijn Koole
La première projection de votre film a eu lieu au festival de Berlin où il a été récompensé du Prix du meilleur premier film. Est-ce que cela a été une expérience importante pour vous ?
Berlin est un endroit très particulier. La première projection a eu lieu devant 1 400 spectateurs ! Des adultes et des enfants, qui tous semblaient retenir leur souffle en même temps...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/little-bird,255043-note-102404

Boudewijn Koole
http://www.evene.fr/celebre/biographie/boudewijn-koole-1170980.php

Jolein Laarman
http://cineuropa.org/id.aspx?t=filmography&l=fr&did=129448

Daniël Bouquet
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=506908.html

extrait(s) de presse

Positif - La relation conflictuelle avec le père, la souffrance et la solitude de l'enfant sont exprimées par le cadre, aussi bien que par le jeu des acteurs. (...) La caméra de Boudewijn Koole (...) donne à ce récit une dimension universelle.
La Croix - "Little Bird" dépeint avec une fine sensibilité et une grande justesse le monde vu par un enfant.
Le Monde - Donnant aux petits les forces que les grands se prêtent à tort, [le film] rappelle avec lucidité et bienveillance que l'on n'est jamais moins naïf qu'à dix ans, même lorsqu'on parle à un oiseau pour oublier les longs silences d'un père.
Le Parisien - (...) le réalisateur est parvenu à faire un film en équilibre entre gravité et légèreté, sans jamais tenter d'arrondir les angles.
L'Express - Le réalisateur raconte la fin de l'innocence avec (...) bienveillance et dirige avec (...) brio les enfants. Le petit Rick Lens apporte beaucoup d'émotion au récit.
L'Humanité - Le film, extrêmement fluide, a comme qualité essentielle de coller au parcours en roue libre du petit garçon, constamment en mouvement, entre nature, école, matchs de water-polo et flirt avec une voisine.
Télérama - Le réalisateur montre avec délicatesse la manière oblique qu'ont les enfants de s'arranger avec leurs détresses.
Fiches du cinéma - À travers un récit classique, "Little Bird" réussit à aborder des thèmes dramatiques de manière délicate, souvent poétique.