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Djeca, enfants de Sarajevo

Djeca
Bosnie, Allemagne, France, Turquie - 2012 - 1h30
Mention spéciale du jury un certain regard Cannes 2012
film - version originale sous-titrée en français
de

Aida Begic

scénario : Aida Begic
direction de la photographie : Erol Zubcevic
avec : Marija Pikic (Rahima), Ismir Gagula (Nedim), Bojan Navojec (Davor), Sanela Pepeljak (Vedrana), Mario Knezovic (Dino), Vedran Djekic (Ciza), Velibor Topic (Mirsad Melic), Nikola Djuricko (Tarik)
séances : semaine du mercredi 17 avril 2013
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
20:00
16:15
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séances : semaine du mercredi 24 avril 2013
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
18:00
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21:40
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synopsis

Rahima, 23 ans, et son frère Nedim, 14 ans, sont des orphelins de la guerre de Bosnie. Ils vivent à Sarajevo, dans cette société transitoire qui a perdu toute compassion pour les enfants de ceux qui sont morts pendant le siège de la ville. Après une adolescence délinquante, Rahima a trouvé un réconfort dans l’Islam, elle espère que Nedim suivra ses pas. Tout se complique le jour où à l’école, celui-ci se bat avec le fils d’un puissant ministre du pays. Cet incident déclenche une série d’événements qui conduiront Rahima à découvrir la double vie de son jeune frère...

notes de production

Djeca signifie enfant en bosnien.

Djeca, enfants de Sarajevo est le second long métrage de la cinéaste Aida Begic. La Bosniaque a déjà à son actif Premières neiges réalisé en 2008 et qui racontait une histoire sur fond de guerre de Bosnie.
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=112&alpha=16&a=2013&m=3#film

Aida Begic est très marquée par la guerre de Bosnie qui a fait des ravages entre 1992 et 1995 (1). Les deux personnages principaux sont des survivants de ces combats ; la cinéaste a parsemé le film d’images d’archives afin de l’ancrer dans une réalité morbide post conflit armé et faire un devoir de mémoire : ce que j’ai voulu faire, en utilisant des archives du temps de la guerre pour illustrer les souvenirs de Rahima, c’est partager, comprendre ce que peuvent être les souvenirs de quelqu’un qui a vécu une situation aussi difficile. L’histoire du film le justifie, mais il s’agit aussi d’un désir personnel et d’un besoin de parler de mon expérience, et de la mémoire de la guerre qui est la mienne, confie la réalisatrice.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Bosnie-Herz%C3%A9govine

Djeca, enfants de Sarajevo a fait le tour des festivals et a notamment remporté le Coeur de Sarajevo de la meilleure actrice pour Marija Pikic au Festival du film de Sarajevo 2012 et la Mention spéciale du jury Un Certain Regard au Festival de Cannes 2012.

En 2013, Djeca, enfants de Sarajevo a été le premier film bosniaque à concourir pour être dans les nommés du meilleur film étranger aux Oscars (2). Il n’a finalement pas été retenu.
(2) statuette remportée par Amour de Michael Haneke.
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=933&alpha=1&a=2013&m=3#film

Djeca, enfants de Sarajevo est un film engagé qui raconte la misère sociale de personnes ayant survécu à un conflit armé et qui tentent de se reconstruire malgré un quotidien difficile. Rahima (Marija Pikic) travaille dans un restaurant pour moins de 500 Euros par mois et le fait qu’elle soit musulmane lui vaut une certaine stigmatisation. Mais elle trouve réconfort chez d’autres personnages, eux aussi blessés, comme le métaphorise Aida Begic : il existe un conte soufi qui parle de deux oiseaux, un corbeau et un pigeon, qui deviennent les meilleurs amis du monde. Quand les gens se demandent ce que des oiseaux aussi différents peuvent avoir en commun, ils remarquent qu’ils leur manquent une patte à tous les deux. Comme ces oiseaux, les employés du restaurant partagent leur douleur et leurs manques.

Aida Begic
http://www.evene.fr/celebre/biographie/aida-begic-37628.php
http://www.commeaucinema.com/personne/aida-begic,101569
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aida_Begic

Erol Zubcevic
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/354473/erol-zubcevic

extrait(s) de presse

Le Monde - Un film sombre, tourné dans une ville qui ne se relève pas de la guerre, au creux de l'hiver, dans la nuit ou sous un ciel gris...
aVoir-aLire - Le vrai sujet du film, c’est cet après-guerre interminable : point de libération ni de renaissance à Sarajevo, où les voies du renouveau sont par avance définies comme viciées...