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Le Grand Retournement

France - 2012 - 1h17
film - film francophone
de

Gérard Mordillat

scénario : Gérard Mordillat
d'après l'oeuvre de : Frédéric Lordon
direction de la photographie : François Catonné
musique ou chansons : Elliott Covrigaru
avec : Jacques Weber (banquier), François Morel (le premier conseiller), Edouard Baer (le trader), Franck De La Personne (banquier), Antoine Bourseiller (banquier), Patrick Mille (le deuxième conseiller), Thibault de Montalembert (le Premier ministre), Christine Murillo (la fondée de pouvoir)
séances : semaine du mercredi 10 avril 2013
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
16:00
15:30
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synopsis

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres...

notes de production

Le Grand retournement est une adaptation de la pièce de Frédéric Lordon intitulée D’un retournement l’autre - Comédie sérieuse sur la crise financière, publiée en 2011, cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière.
Dès sa sortie en librairie, le réalisateur Gérard Mordillat a appelé l’auteur pour qu’il ne cède ses droits à personne d’autre que lui.

Gérard Mordillat s’est entouré d’acteurs ayant déjà tourné dans ses précédents films, à l’instar de Franck De La Personne, François Morel ou encore Jacques Pater.

Dans Le Grand retournement, les personnages ne portent pas de nom. Frédéric Lordon, l’auteur de la pièce dont est tiré le film, explique : je voulais faire un théâtre d’archétypes, sans profondeur, sans psychologie ni états d’âme, avec des personnages réduits à l’état de simples supports des forces sociales qui s’emparent d’eux et qui parlent pour eux.

La pièce d’origine est écrite en alexandrin, un exercice difficile pour des comédiens peu expérimentés. Heureusement, une partie du casting est habituée à se produire sur les planches, à l’image d’Edouard Baer et de Jacques Weber.

Les prises de vue ont été effectuées à Aubervilliers, dans une usine. Le décor d’une zone industrielle à l’abandon renvoie aux conséquences néfastes de la crise financière. Gérard Mordillat avait déjà tourné une scène dans ce lieu en 2011 pour le téléfilm Les Cinq parties du monde.

Le Grand retournement marque la quatrième collaboration de Jacques Weber avec François Morel, après HH, Hitler à Hollywood en 2010, Que la lumiere soit en 1997 et Beaumarchais, l’insolent en 1996.

Le film comporte des images d’archives qui viennent créer un contraste entre l’intrigue du film et l’époque précédant la crise financière. Gérard Mordillat explique ce choix de mise en scène : ce sont peu de plans mais ils nous ancrent de façon certaine dans le réel, dans le ici et maintenant. Le film n’est pas un conte philosophique ni un exercice de style, c’est un essai critique très radical sur le fonctionnement du capitalisme, sur ses dérives, sur les catastrophes que provoque la quête éperdue du profit. C’est du réel, du contemporain, presque du documentaire, d’où l’appel aux archives.

Même s’ils se connaissent depuis le Conservatoire, Jacques Weber et Gérard Mordillat n’ont jamais tourné ensemble. C’est désormais chose faite pour le plus grand plaisir du réalisateur, qui précise : surtout que, dans le domaine de l’alexandrin, Jacques Weber est pour moi un premier violon extraordinaire.

La dégringolade des marchés survenue ces dernières années inspire bon nombre de cinéastes qui tentent de rendre compte des coulisses de la finance à travers leurs films : on compte par exemple J. C. Chandor avec Margin call, Oliver Stone avec Wall street : l’argent ne dort jamais ou encore Costa-Gavras avec Le Capital.
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=966&alpha=13&a=2013&m=3#film

J’ai donné une seule indication au compositeur : il faut traiter le genre et que la musique porte en elle l’ironie du texte, son lyrisme aussi. Elliott Covrigaru a suivi la piste Kurt Weil... et c’était la bonne piste. La musique et le texte ne font qu’un, ce sont deux discours jumeaux dans des registres différents. C’est une musique que j’aime beaucoup...
Gérard Mordillat

Gérard Mordillat
Né le 5 octobre 1949 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Mordillat

Frédéric Lordon
Né le 15 janvier 1962.
Economiste français, directeur de recherche au Cnrs...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lordon

François Catonné
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Catonn%C3%A9
http://francoiscatonne.canalblog.com/

Elliott Covrigaru
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/372687/elliott-covrigaru

Jacques Weber
Né le 23 août 1949 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Weber

François Morel
Né à Flers (Orne)[1] le 10 juin 1959.
Sa notoriété explose lorsque l’univers de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff est transposé au petit écran dans une série appelée Les Deschiens...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Morel_(acteur)

Edouard Baer
Né le 1er décembre 1966 à Paris.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Baer

Franck De La Personne
Né le 29 octobre 1963.
Premier rôle au cinéma en 1984 dans Péril en la demeure de Michel Deville...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_de_Lapersonne

Antoine Bourseiller
Né à Paris le 8 juillet 1930.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Bourseiller

Patrick Mille
Né en 1970 à Lisbonne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Mille

Thibault de Montalembert
Né en 1962.
Premier rôle au cinéma en 1992 dans La Sentinelle de Arnaud Desplechin...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thibault_de_Montalembert

Christine Murillo
Née en 1951 à Paris.
Premier rôle au cinéma en 1977 dans Pourquoi pas ! de Coline Serreau...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Murillo

extrait(s) de presse

aVoir-aLire - Fable pédagogique et pamphlet cynique, " Le grand retournement " est une merveille d'élégance et de légèreté.
Le Parisien - Des vers au cinéma... sur le thème de la crise : le pari était pour le moins audacieux, mais tenu par des acteurs d'un naturel éblouissant.
Fiches du cinéma - Un film sur la crise, sérieux et drôle, en alexandrins, évitant l'écueil du théâtre filmé, mis en scène et joué avec qualité.
L'Humanité - Quelle belle idée que d'avoir tourné dans ce décor unique, une usine désaffectée dont les murs lépreux offrent des jeux de miroir infinis, qui par la magie du cinéma se transforme à vue.
Le Nouvel obs - De cette petite leçon économique, Lordon a fait une pièce en alexandrins que Gérard Mordillat, artiste engagé s'il en est, a portée à l'écran avec brio et style, grâce à de merveilleux acteurs qui font partager le plaisir cruel d'un texte parfaitement frappé.
Les Inrocks - C'est remarquablement bien écrit, et entendre parler de titrisation ou de subprimes en vers XVIIIe est assez jouissif...
Télérama - (...) Mordillat se bat — vaillamment — avec une pièce qui dénonce le rôle pervers des banques dans la crise actuelle...
Artistik rezo - Cette description des arcanes du pouvoir au casting royal se consomme avec un plaisir qu’on aurait tord de bouder.