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Tueurs de dames

The Ladykillers
Gb - 1955 - 1h37
film - version originale sous-titrée en français
de

Alexander Mackendrick

scénario : William Rose
direction de la photographie : Otto Heller
musique ou chansons : Tristram Cary
avec : Alec Guinness (professeur Marcus), Peter Sellers (Harry), Cecil Parker (le Major), Herbert Lom (Louis), Danny Green (one-round), Katie Johnson (Mme Louisa Wilberforce), Jack Warner (le Superintendant), Philip Stainton (le Sergent), Frankie Howerd (le primeur)
séances : semaine du mercredi 3 avril 2013
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
18:30*
séance spéciale :
* mardi fantastique : "God save the crime" mardi 9 - 18:30 soirée organisée en partenariat avec Hidden circle tarif préférentiel 2 films = 7 € (voir fiche du film "Touristes")

synopsis

Richmond, petite ville de la banlieue ouest de Londres, compte parmi ses habitants une certaine Margaret Wilberforce, vieille femme solitaire qui vit dans le souvenir de son défunt mari, un ancien officier de marine. Voulant trouver un peu d’attention, elle a pris l’habitude de raconter aux services de police des histoires d’assassinats aussi délirantes que saugrenues. Depuis, elle se voit affublée de l’étiquette de mythomane. Un jour, la veuve Wilberforce décide de passer une annonce pour louer une des chambres de sa maison. Cherchant un endroit tranquille où répéter avec son quintet à cordes, le très respectable professeur Marcus s’empresse d’y répondre. Ainsi tous les soirs, avec ses amis Johnny, Dick, Griffith et le major Ford, il répète inlassablement le menuet de Boccherini. Mais ces soi-disant musiciens sont en fait des malfaiteurs qui organisent à l’abri des regards indiscrets un audacieux hold-up : l’attaque du camion blindé qui transporte la recette de la gare...

notes de production

Si le film est au fil du temps devenu l’une des plus célèbres productions des studios, Tueurs de dames marque en quelque sorte l’achèvement de l’aventure Ealing, un chant du cygne qui en illustre toutes les vertus autant qu’il en explique l’épuisement. En effet, le film fut produit dans un contexte assez houleux confrontant Michael Balcon, l’emblématique producteur, à Alexandre Mackendrick, le réalisateur, ainsi qu’à William Rose, le scénariste - auquel Mackendrick s’était déjà opposé sur son film précédent, The Maggie. Rose avait surgi avec un sujet de comédie extrêmement précis, qu’il avait une nuit presque intégralement rêvé : un groupe de malfrats préparant un hold-up sont hébergés chez une vieille dame candide, qui les aura tous un par un. Conscient de l’urgent besoin d’un succès public, Balcon demande à Mackendrick de faire un film réaliste, tout sauf satirique, prônant des valeurs traditionnelles et rassurantes. Mais Mackendrick, lui, souhaite utiliser le potentiel presque morbide du sujet pour faire une comédie noire, une farce cauchemardesque. Indéniablement, c’est cette orientation qui ressort d’un film tenant plus du conte horrifique que de la comédie sociale...
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Maggie
http://www.tvclassik.com/notule2.php?id_film=1257

De nationalité américaine, William Rose travailla pour l’industrie du cinéma britannique à partir de 1948, pendant une dizaine d’années. On lui doit notamment le scénario de Genevieve (1953). Il écrivit cinq scénarios pour le compte des studios britanniques Ealing Green (1), entre 1954 et 1957, dont le plus célèbre d’entre tous est sans doute Tueurs de dames. Il fut d’ailleurs récompensé en 1956 par l’Oscar du meilleur scénario pour ce film. William Rose retourna ensuite aux Etats-Unis, et collabora entre-autre avec le réalisateur Stanley Kramer, dont il écrivit les scénarios des classiques Un monde fou fou fou fou et de Devine qui vient dîner ?.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Genevi%C3%A8ve_(film,_1953)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_monde_fou,_fou,_fou,_fou
http://fr.wikipedia.org/wiki/Devine_qui_vient_d%C3%AEner_%3F
(1) Studios Ealing
Ealing est un quartier résidentiel du district d’Ealing à Londres. Ealing provient du saxon Gillingas. Il fut longtemps le siège des studios cinématographiques qui portaient son nom, Ealing Studios, qui furent à l’origine de l’heure de gloire de la comédie britannique dans les années 1940 et 50 : Noblesse oblige, De l’or en barres, Tueurs de dames, Passeport pour Pimlico, L’Homme au complet blanc, etc. Officiellement, il s’agit des plus vieux studios de cinéma au monde...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ealing

Alec Guinness apparaît dans ce film avec un visage rappelant celui de Lon Chaney dans Le Fantôme de l’opéra. On songe aussi à l’acteur Raymond Massey dans Arsenic et vieilles dentelles, qui s’était grimé en Frankenstein, la créature incarnée par le légendaire Boris Karloff.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Fant%C3%B4me_de_l’Op%C3%A9ra_(film,_1925)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arsenic_et_vieilles_dentelles_(film)
http://www.citebd.org/spip.php?page=cinemarecherche&id_film=725&alpha=6&a=2013&m=3#film

L’actrice Katie Johnson, alors âgée de 67 ans, vola la vedette du film, de l’avis unanime de la critique, s’offrant ainsi le luxe d’éclipser le grand Alec Guinness. Actrice à 18 ans, elle ne fit cependant ses débuts au cinéma qu’en 1941. Elle connut sa seule et sans doute unique heure de gloire avec le rôle de Mme Wilberforce, entourée de ses perroquets. Elle mourut deux ans plus tard, le 4 mai 1957, après avoir obtenu le prix de la Meilleure actrice de l’année, décerné par la British Film Academy.

Le s final du titre français (Tueurs de dames) ne correspond à rien dans le scénario (Mme Wilberforce est la seule femme du film).
Tueurs de dames est l’une des toutes premières apparitions au cinéma de Peter Sellers, ici dans un rôle tout à fait secondaire.
Lors de leurs réunions chez « Mme W. », les soi-disant musiciens font semblant de répéter le menuet du quintette n°5 de Boccherini, qu’ils font en réalité jouer par un tourne-disque. Cette musique particulièrement légère, contrastant avec leur allure nettement louche, est l’un des ressorts comiques du film.
Un remake est réalisé en 2004, Ladykillers, par Joel et Ethan Coen.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ladykillers

Je suis très attiré par la comédie, du moins une certaine forme de comédie, parce que je crois qu’elle seule peut dire certaines choses. Dans un monde atteint de psychose, les névrosés paraissent parfois normaux. C’est ce que j’ai essayé de montrer...
Alexander Mackendrick
in Positif n° 92 (février 1968)

Tueurs de dames (à travers le monde)
Ladykillers (Allemagne)
El Quinteto de la muerte (Argentine)
Tueurs de dames (Belgique)
Vrouwendoders (Belgique)
Quinteto da morte (Brésil)
Plyds og papegøjer (Danemark)
El Quinteto de la muerte (Espagne)
Naisentappajat (Finlande)
The Ladykillers (Gb)
I symmoria ton 5 (Grèce)
Betörő az albérlőm (Hongrie)
La Signora omicidi (Italie)
Jak zabic starsza pania (Pologne)
O Quinteto era de cordas (Portugal)
Bankrånarligan (Suède)
Kadin katilleri (Turquie)

Alexander Mackendrick
Né à Boston le 8 septembre 1912, décédé à Los Angeles le 22 décembre 1993.
Au début de la seconde guerre mondiale, engagé par le Ministère de l’Information pour réaliser des films de propagande pro-britannique...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Mackendrick

William Rose
Né le 12 décembre 1914 à Jefferson City (Usa), décédé le 10 février 1987 à Jersey (Gb).
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Rose_(sc%C3%A9nariste)

Otto Heller
Né Ota Heller le 8 mars 1896 à Prague (République tchèque ; alors Autriche-Hongrie), décédé le 19 février 1970 à Londres.
Avant son exil britannique en 1940, outre des films tchèques, Otto Heller collabore aussi, à partir de la fin des années 1920, à des films allemands, autrichiens, néerlandais, britanniques...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Heller

Tristram Cary
Né le 14 mai 1925 à Oxford (Gb), décédé le 24 avril 2008 à Adelaide (Australie).
Est considéré comme parmi les premiers pionniers de la musique électronique...
http://en.wikipedia.org/wiki/Tristram_Cary
http://www.imdb.com/name/nm0142639/

Alec Guinness
Né Alec Guinness de Cuffe le 2 avril 1914 à Londres et décédé le 5 août 2000 à Midhurst (Gb).
Figure emblématique des Studios Ealing, il est aussi un familier des films de David Lean tandis qu’une autre génération de spectateurs le connaît également pour son rôle d’Obi-Wan Kenobi dans Star wars...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alec_Guinness

Peter Sellers
Né Richard Henry Sellers le 8 septembre 1925 à Portsmouth et décédé le 24 juillet 1980 à Londres.
Son rôle le plus célèbre restera celui de l’inspecteur Clouseau dans la série La Panthère rose...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Sellers

Cecil Parker
Né Cecil Schwabe le 3 septembre 1897 à Hastings, et décédé le 20 avril 1971 à Brighton.
Acteur de comédie avec une voix rauque caractéristique, ce qui ne l’a pas empêché de jouer dans Une femme disparaît et dans Les Amants du capricorne d’Alfred Hitchcock...
http://en.wikipedia.org/wiki/Cecil_Parker
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cecil_Parker

Herbert Lom
Né Herbert Charles Angelo Kuchacevich ze Schluderpacheru le 11 septembre 1917 à Prague (Autriche-Hongrie) et décédé le 27 septembre 2012 à Londres.
Resté célèbre pour son rôle du commissaire Dreyfus, rendu fou par les maladresses de l’inspecteur Clouseau dans la saga de La Panthère rose de Blake Edwards...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Lom

Danny Green
Né le 26 mai 1903 à Londres, décédé en 1973.
http://www.commeaucinema.com/personne/danny-green,29368

Katie Johnson
Née le 18 novembre 1875 à Clayton, décédée le 4 mai 1957 à Londres.
http://en.wikipedia.org/wiki/Katie_Johnson
http://fr.wikipedia.org/wiki/Katie_Johnson

Jack Warner
Né Horace John Waters le 24 Octobre 1895 à Londres, décédé le 24 mai 1981 à Londres.
http://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Warner_(actor)

Philip Stainton
Né le 9 avril 1908 à King’s Norton (Gb), et décédé le 1er août 1961 à Melbourne (Australie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Stainton

Frankie Howerd
Né le 6 mars 1917 à York (Gb), décédé le 19 avril 1992 à Londres.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frankie_Howerd

extrait(s) de presse

Cinécritiques - Particulièrement réussi, "Tueurs de dames" séduit par le contraste entre ces cinq têtes d’assassins et la bouille réjouissante de la vieille dame aux trois perroquets...
Télérama - A s'étrangler de rire en dégustant scones and cup of tea !
Cinéma de rien - "Tueurs de dames" est avec "Noblesse oblige" l’une des plus fameuses comédies issues des studios Ealing. On ne sera donc guère étonné du niveau d’excellence du film...
TvClassik - On ne saurait donc trop encourager à voir et revoir ce film original, l’un des plus admirables chefs-d’œuvre de la comédie anglaise.
Cinédingue - A déguster sans modération !
Sens critique - Drôlement grinçant, diaboliquement ironique, "Tueurs de dames" est une comédie anglaise délicieusement horrible...