inch’allah - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > inch’allah

inch’allah

Canada, France - 2011 - 1h41
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - film francophone
de

Anaïs Barbeau-Lavalette

scénario : Anaïs Barbeau-Lavalette, Valérie Beaugrand-Champagne
direction de la photographie : Philippe Lavalette
musique ou chansons : Lévon Minassian
avec : Evelyne Brochu (Chloé), Sabrina Ouazani (Rand), Sivan Levy (Ava), Yousef Sweid (Faysal), Hammoudeh Alkarmi (Safi), Zorah Benali (Soraïda), Carlo Brandt (Michaël), Marie-Thérèse Fortin (Elaine)
séances : semaine du mercredi 3 avril 2013
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
16:00
18:00
21:45
18:00
19:55
18:00
21:45
16:00
19:55
16:30
18:00
21:45
19:55
séances : semaine du mercredi 10 avril 2013
mercredi 10 jeudi 11 vendredi 12 samedi 13 dimanche 14 lundi 15 mardi 16
18:00
19:55
18:00
19:55
18:00
14:00
15:30
18:00
15:30
19:55
séances : semaine du mercredi 17 avril 2013
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
18:00
20:00
20:00
18:00
20:00

synopsis

Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d'amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël. A leur contact, Chloé va progressivement remettre ses repères en question. Certains voyages font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch'Allah est de ces voyages-là...

notes de production

Incha’Allah est une transcription francophone de l’expression arabe إن شاء الله (in chā’ Allāh) qui signifie si Dieu le veut. Dans les pays arabes ce terme est aussi utilisé par les non-musulmans avec la même signification.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inch_Allah

Inch’Allah est une chanson composée et chantée par Salvatore Adamo en 1966. Il a écrit le célèbre texte d’Inch’Allah avant qu’éclate la Guerre des Six Jours entre Israël et les États arabes en 1967 comme une chanson de paix.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inch’Allah_(chanson_d’Adamo)

Inch’Allah est le deuxième long-métrage d’Anaïs Barbeau-Lavalette, après Le Ring en 2007, récompensé notamment aux festivals de Taïpeï, Madrid ou Vladivostok et sélectionné à la Berlinale. Globe-trotteuse avertie, elle a également réalisé courts métrages et documentaires suivant ses nombreux voyages dans le monde.

Anaïs Barbeau-Lavalette a une relation très fusionnelle avec la Palestine, qu’elle a découvert lors d’un précédent tournage pour un documentaire. J’ai eu comme un appel, un réel coup de foudre, avec tout ce que ça peut avoir d’ambigu, se remémore la réalisatrice. Un mélange d’amour/haine, de fascination et de confrontation. J’ai décidé d’y retourner pour une plus longue période. J’y ai étudié la politique et l’arabe. Je m’y suis fait des amis. Ses nombreux voyages et rencontres dans la région ont inspiré l’écriture d’Inch’Allah : j’ai commencé à écrire mon scénario là-bas, suite aux rencontres que j’y ai faites. La plupart des personnages sont inspirés de personnes réelles.

Anaïs Barbeau-Lavalette s’intéresse aux conséquences que peut avoir une guerre sur une personne étrangère et a priori non concernée par le conflit. À quel point un conflit qui ne nous appartient pas peut-il devenir le nôtre ? Au fur et à mesure, Chloé (...) est avalée par la guerre. Elle ne peut pas rester simple témoin. C’est ce que j’avais envie d’exprimer, raconte la réalisatrice. Dans un tel contexte, nos barrières de protection tombent. (...) Nous ne sommes pas immunisés contre ça. La guerre n’appartient pas qu’aux autres. Le personnage de Chloé permet aussi l’identification et l’implication du spectateur : son cheminement pourrait être le nôtre. C’est ce qui m’intéresse.

Evelyne Brochu, qui interprète Chloé dans le film, a accompagné la réalisatrice lors d’un voyage de répérage en Palestine et en Israël, afin de se confronter à cette région du monde qu’elle ne connaissait pas. C’était donc important de briser la glace avant le tournage. (...) Elle a ainsi pu voir, ressentir le Mur, les check points, l’occupation, les camps. Rencontrer les Palestiniens et les Israéliens. Vivre la différence, explique Anaïs Barbeau-Lavalette. C’était important qu’elle éprouve tout ça physiquement, puisque la majeure partie du film ne serait pas tournée là-bas. L’apprentissage de l’arabe palestinien était aussi primordial, qu’elle a peaufiné au cours du tournage.

Pour les séquences de tournage dans les camps de réfugiés palestiniens, la réalisatrice a tenu à faire participer la population même de ces camps, comme elle l’explique : "Les gens des camps y ont participé, notamment à la sécurité et à la figuration. Le tournage créait un grand événement et de l’excitation. On a minimisé les tournages de nuit, plus risqués. Quand les scènes le permettaient, on y intégrait la population." Comme dans son précédent film Le Ring (2007), Anaïs Barbeau-Lavalette a laissé une grande place aux enfants, pour elle symbole d’espoir.

Les décors reconstitués pour Inch’allah, non pas tourné sur les lieux de l’histoire, en Palestine et en Israël, mais en Jordanie, étaient troublants de réalisme. Au beau milieu du désert jordanien, sur une vraie base de l’armée, nous avons recréé une zone frontalière de toutes pièces. Tout a l’air vrai, autant les gens que les lieux, mais tout est mis en scène, déclare Anaïs Barbeau-Lavalette. Sa manière de tourner a également participé à cet effet : il n’y a pratiquement aucun plan où la figuration n’est pas mise en place au quart de tour. Mais ça se fond dans le décor parce qu’on tourne vrai, à l’épaule, façon documentaire. On a l’impression que rien n’est mis en scène. Or c’est tout le contraire.

Après avoir cherché une actrice palestinienne pour interpréter Rand, l’amie de Chloé, en vain, Anaïs Barbeau-Lavalette a pensé à la jeune actrice française Sabrina Ouazani. On l’a vu débuter à 13 ans dans L’Esquive d’Abdellatif Kechiche (2002), pour lequel elle a été nommée Meilleur espoir féminin aux César. Elle a également joué dans La Graine et le mulet du même réalisateur en 2007, ainsi que dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, primé à Cannes et aux César en 2011. L’actrice avait un coach pour avoir un accent parfait lorsqu’elle parlait l’arabe palestinien, pour la crédibilité de son personnage.

Anaïs Barbeau-Lavalette
Née en 1979.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ana%C3%AFs_Barbeau-Lavalette

Philippe Lavalette
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lavalette

Lévon Minassian
http://www.mondomix.com/fr/e/levon_minassian

Evelyne Brochu
http://en.wikipedia.org/wiki/%C3%89velyne_Brochu

Sabrina Ouazani
Née le 6 décembre 1988 à Saint-Denis.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabrina_Ouazani

Sivan Levy
http://en.wikipedia.org/wiki/Sivan_Levy

Yousef Sweid
Né Yousef “Joe” Sweid (hébreu יוסף (ג’ו) סוויד ; arabe يوسف سويد), le 22 juin 1976 à Haïfa.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yousef_Sweid

Carlo Brandt
Né le 16 décembre 1954 à Genève.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Brandt

Marie-Thérèse Fortin
Née en 1959 à Saint-Octave-de-Métis (Québec).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Th%C3%A9r%C3%A8se_Fortin