Ici et là-bas - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > Ici et là-bas

Ici et là-bas

Aquí y allá
Espagne, Usa, Mexique - 2012 - 1h50
Grand prix de la semaine de la critique Cannes 2012
film - version originale sous-titrée en français
de

Antonio Méndez Esparza

scénario : Antonio Méndez Esparza
direction de la photographie : Barbu Balasoiu
musique ou chansons : Copa kings
avec : Teresa Ramírez Aguirre (Teresa), Pedro De los Santos Juárez (Pedro), Lorena Guadalupe Pantaleón Vázquez (Lorena), Heidi Laura Solano Espinoza (Heidi), Ángel Joseph De Los Santos Leyva (neveu de Juan), Juan De los Santos (Juan), Elizabeth Leyva Soriano (femme de Juan), Cecilia De los Santos (Cecilia)
séances : semaine du mercredi 20 mars 2013
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
18:00
18:00
16:00
18:00

synopsis

Après avoir travaillé aux États Unis, Pedro revient dans son petit village dans les montagnes du Guerrero, au Mexique. Il y retrouve sa femme et ses filles. Avec ses économies accumulées, il aspire enfin à mener une vie meilleure avec les siens, et même à réaliser son rêve : former un petit groupe de musique, les Copa Kings. Mais les opportunités de travail sont rares et la frontière entre ici et là-bas ne cesse d’occuper l’esprit et le quotidien de Pedro et de ceux qui l’entourent...

notes de production

Ici et là-bas a été tourné dans une zone montagneuse du Mexique, plutôt difficile d’accès, et où la population ne vit que grâce à l’aide financière de ceux qui ont réussi à émigrer aux États-Unis.

Le comédien qui interprète le personnage principal représente le point de départ du film. Mais c’est aussi l’une des personnes qui a permis au film d’exister : Pedro De los Santos Juárez a été ma plus grande influence pendant le tournage. Il est le premier rôle du film mais son importance est encore plus grande : c’est lui qui a installé la confiance entre notre équipe et les gens du village où l’histoire se déroule, explique le réalisateur Antonio Méndez Esparza. Cette relation ne s’est pas construite au moment du tournage, mais cinq ans auparavant, lors de la rencontre entre le cinéaste et Pedro, qui travaillait alors dans un supermarché.

Pedro De los Santos Juárez ne fait pas qu’interpréter le rôle principal du film, puisqu’il signe avec son groupe (Copa kings) la musique qui rythme Ici et là-bas.

Même si Ici et là-bas est une fiction, l’empreinte du documentaire y est très présente. Tous les acteurs du film sont non-professionnels et interprètent des personnages qui portent le même nom qu’eux. Antonio Méndez Esparza s’est documenté auprès d’eux, s’inspirant de la manière dont ils vivaient pour écrire son scénario.

Le titre du film renvoie à la relation entre le Mexique et les États-Unis : l’ici, c’est le Mexique et là-bas, c’est ce qu’il y a après la frontière. Dans le film, il y a différents éléments qui renvoient aux États-Unis, comme le poster dans la chambre d’un des personnages avec un slogan en anglais, ou le fait qu’ils aiment le Coca-cola, explique Antonio Méndez Esparza.

Ici et là-bas est un petit film indépendant sans grand budget. Les producteurs ont donc fait une demande d’aide financière via internet et le site Kickstarter. Cette somme n’était pas destinée à finir le film, mais à faire venir les membres de l’équipe du film et leurs familles du Mexique au Festival de Cannes. L’opération a d’ailleurs bien fonctionné, puisqu’ils ont reçu la somme dont ils avaient besoin.

Il s’agit du premier long métrage d’Antonio Méndez Esparza. Sélectionné à la Semaine de la critique lors du Festival de Cannes 2012, Ici et là-bas a remporté le Grand prix Nespresso.

Pour la petite histoire, sachez que pour payer le voyage des acteurs de ce petit film indépendant pour le Festival de Cannes où il était sélectionné, les producteurs, fauchés comme les blés, ont lancé un appel sur internet et que ça a marché… Comme quoi, il n’est pas si fou de rêver un peu…
http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=1865&mode=film

Entretien avec Antonio Méndez Esparza
Dans "Ici et là-bas", vous retrouvez Pedro, le personnage de votre dernier court métrage, "Una y otra vez". Qu’est-ce qui vous a poussé à raconter la suite de son histoire ?
J’étais content du court métrage, mais je sentais qu’il y manquait des choses pourtant passionnantes qui sont restées en marge du film. Comme Pedro devait retourner chez lui, dans son village, et qu’il avait cette idée de monter un groupe et de rester au Mexique, ça m’a semblé vraiment intéressant, parce que beaucoup de Mexicains qui reviennent après un séjour aux États-Unis finissent par y retourner, dans un va-et-vient constant. C’était l’opportunité pour moi de comprendre ce qu’il avait laissé là-bas et pourquoi c’était si difficile pour lui d’être aux États-Unis...
http://www.fichesducinema.com/spip/spip.php?article3925

Antonio Méndez Esparza
http://www.commeaucinema.com/personne/antonio-mendez-esparza,249756

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Au-delà de son aspect illustratif et documentaire très réussi, le film construit une microsaga familiale pleine de finesse et d'émotions retenues. Un cinéaste à suivre absolument.
Critikat - "Ici et là-bas" livre une vision réfléchie et humaine de ces flux migratoires, puissamment habitée par son talentueux casting.
Le Monde - Épurement des plans, économie des dialogues, justesse des acteurs : la délicatesse et la pudeur (...) éclatent à l'écran.
Fiches du cinéma - Antonio Méndez Esparza évite les clichés, et réussit un film chaleureux sur la famille, la tendresse, l'espoir.
L'Humanité - Une chronique délicate à la limite du documentaire (...) soigneusement mise en scène. Mais le film n'a pas une visée que sociale. Il magnifie le réel ordinaire.
Positif - L'ouvrage ne comporte ni commisération, ni condescendance, ni complaisance à l'égard du dénuement et expose la sobre dignité des villageois plutôt que de forcer le trait misérabiliste.
Le Nouvel obs - [Antonio Mendez Esparza], avec ce premier film magnifique, atteste d'une puissance tranquille de mise en scène à la fois intimiste, naturaliste et sociale.
Télérama - Le film coule, tranquille et limpide, en longs plans-séquences contemplatifs. Les personnages sont regardés avec justesse et douceur, toujours à distance respectueuse.