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4e rencontres internationales de la bande dessinée : bande dessinée : un patrimoine vivant : histoire des arts, patrimonialisation et transmission

lundi 16 et mardi 17 novembre 2020

La Cité organise la quatrième édition des Rencontres internationales de la bande dessinée, réunissant différents acteurs du secteur invités à débattre des problématiques professionnelles en cours. Sous le titre Bande dessinée : un patrimoine vivant : Histoire des arts, patrimonialisation et transmission, l’édition 2020 est consacrée au patrimoine de bandes dessinées. Nombre de places limitées : inscrivez-vous !

lundi 16 et mardi 17 novembre 2020

Bande dessinée : un patrimoine vivant : Histoire des arts, patrimonialisation et transmission

en partenariat avec le Ministère de la Culture, les États Généraux de la Bande Dessinée, le réseau Canopé16, la communauté d’agglomération GrandAngoulême, la ville d’Angoulême, le Pôle Image Magelis et la Région Nouvelle-Aquitaine.

En cette année 2020 de la Bande dessinée, les Rencontres internationales de la bande dessinée, qui succèdent aux trois éditions des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée lancées en 2016, se penchent sur l’une des questions les plus essentielles de l’histoire culturelle : celle du patrimoine. Le rapport La Bande dessinée, nouvelle frontière artistique et culturelle – 54 propositions pour une politique nationale renouvelée remis par Pierre Lungheretti avec la collaboration de Laurence Cassegrain au Ministre de la Culture en janvier 2019 proposait la mise en œuvre d’une politique nationale du patrimoine de la bande dessinée. Le préalable à l’établissement de cette politique nationale du patrimoine de la bande dessinée est la définition de ce patrimoine et des enjeux qui lui sont liés, en tant que biens très largement partagés et qui influent sur la constitution d’une identité culturelle collective.
Cette notion de patrimoine soulève la question du statut même de la bande dessinée au sein de l’histoire des arts. Patrimoine vivant, en permanente évolution créative et technique, de quelle manière la bande dessinée entre-t-elle dans les collections des musées et des bibliothèques ? Et comment rendre accessible ce patrimoine in vivo pour en assurer une meilleure transmission et une plus large diffusion ? Quels rapports les créateurs entretiennent-ils avec la patrimonialisation de leur travail et quels équilibres convient-il d’observer entre collections publiques et privées, archives d’éditeurs et dons d’auteurs, politique d’acquisition et marché de l’art ? Par quels moyens et selon quels axes étudier ce patrimoine transdisciplinaire et protéiforme, pour en développer une meilleure connaissance, mieux le conserver et surtout, davantage le transmettre ?

Ce colloque interdisciplinaire et international a pour objectif de rapprocher et confronter les points de vue et les approches, en incluant également la question de l’innovation et des humanités numériques. Pendant ces deux journées de rencontres, seront abordées non seulement les méthodes, pratiques et outils, mais aussi de nouvelles approches théoriques et analytiques qui permettront de renouveler entièrement la perception et le traitement du patrimoine de la bande dessinée.

En ce sens, on pourra s’interroger sur la nature spécifique de la bande dessinée, et ce que celle-ci permet de repenser au profit d’un renouvellement de la notion générale de patrimoine au XXIe siècle. Quel peut être l’intérêt de la bande dessinée par rapport aux approches patrimoniales traditionnelles du point de vue muséographique, ethnologique, littéraire, linguistique ? De quelle manière la bande dessinée peut-elle contribuer à un développement plus démocratique du patrimoine culturel matériel et immatériel, et comment cet apport peut-il s’organiser à une échelle internationale ? Avec quels enjeux ?

Programme (sous réserve de confirmations en cours de certains participants)

Lundi matin : « un patrimoine, déjà ? »

10h00-10h30
Allocution d’accueil : enjeux du patrimoine dans une politique nationale de la bande dessinée
Par Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image

10h30-11h00
Patrimoine et bande dessinée
Par Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche au CNRS

11h00-11h30
Bande dessinée et histoire de l’art : quelle place pour la bande dessinée ?
Par Eric de Chassey, historien de l’art, directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art

11h30-12h30
Les actions de préservation du patrimoine de la bande dessinée mises en œuvre dans le monde. Les exemples de la Corée, de la Serbie et de l’Afrique
Avec Youngchul Lee (directeur du Komacon, Bucheon, Corée du Sud), Emmanuel Kasarherou (président du musée du quai Branly, Paris), Joëlle Epée (commissaire de l’exposition sur les BD d’Afrique.s et directrice du festival Bilili BD Festival, Congo-Brazzaville), intervenant.e serbe en cours d’identification
Modération de Jean-Philippe Martin (conseiller scientifique CIBDI)

Lundi après-midi : « construire, étudier, exposer »

14h00-15h30
Les modes de reconnaissances du patrimoine de la bande dessinée dans les musées et les autres institutions culturelles : collections, résistances et innovations
Table ronde avec Jean-Marie Compte (directeur du département Littérature et arts, Bibliothèque nationale de France), Anne-Solène Rolland (directrice du Service des musées de France, Ministère de la Culture), Cuno Affolter (conservateur, bibliothèque municipale de Lausanne), Annette Gehrig (directrice du Cartoon Museum Basel, Bâle), Michelle Bubenicek (directrice de l’Ecole des Chartes, Paris), Nathalie Marcerou-Ramel (directrice de l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques), et la participation de Cracovie, ville créative
Modération d’Anne Hélène Hoog (directrice du musée, CIBDI)

15h30-15h45
La ligne claire, le patrimoine est un aboutissement
Par Aurélien Bellanger, écrivain

16h00-17h30
Quels usages pour le patrimoine de la bande dessinée ?
Table ronde avec Sébastien Gokalp (directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration), Yannis Koikas (chef du service des éditions multimédias, Bibliothèque nationale de France), Emilie Salaberry (directrice du service Musées, archives municipales et artothèque de la Ville d’Angoulême), Philippe Boon (collectionneur, Fondation Boon pour les arts graphiques narratifs) Nicolas George (directeur-adjoint de la Direction générale des médias et des industries culturelles, Service du livre et de la lecture, Ministère de la Culture),
Modération de Zeev Gourarier (ancien directeur scientifique du MUCEM, membre du conseil scientifique du projet Villers-Cotterêts et du Musée des arts forains)

17h30-18h00
Point de vue d’auteur.e.s : comment la création dialogue-t-elle avec le patrimoine ?
Avec Lisa Mandel et Ferri

18h00-18h40
Le patrimoine et l’espace public : réinventer une citoyenneté culturelle
Laurent Le Bon (président du Musée Picasso) et Pierre Lungherreti (directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image) en conversation avec Victor Macé de Lépinay (France Culture)

Mardi matin : « la deuxième vie du patrimoine »

9h30-10h30
Fortunes et suites nouvelles : le patrimoine revisité par les auteurs. Spirou, Astérix, Lucky Luke, Blueberry, Alix
Avec Valérie Mangin, Emile Bravo, Jul, Achdé, David B, Giorgio Albertini, Ozanam, Bouzard, Joann Sfar, Régis Loisel, Julie Rocheleau (Québec Ville Créative)
Modération de Marc Monjoux (directeur, Ecole européenne supérieure de l’image).

10h30-12h00
« Trésors de la bande dessinée » : L’œuvre éditoriale au service du patrimoine pour redécouvrir les grands auteurs
Avec Thierry Groensteen (historien de la bande dessinée, direction de collection Actes Sud/ L’an 2), Vincent Bernière (journaliste et critique de bande dessinée, éditeur de revues Cahiers de la BD et Métal Hurlant, directeur de collection), Frédéric Boilet (auteur, essayiste et éditeur), Julien Papelier et Stéphane Beaujean (éditions Dupuis) et Florence Cestac (autrice, fondatrice des éditions Futuropolis), Olivier Bron et Simon Liberman (fondateurs des éditions 2024), Xu Gefei (fondatrice des éditions Fei), participation de la Ville créative d’Edimbourg
Modération de Nicolas Idier (directeur général adjoint, Cité internationale de la bande dessinée et de l’image ; membre du comité de la collection « Bouquins », éditions Robert Laffont)

12h00-12h30
Originaux perdus, patrimoine foutu…
Dialogue entre Jean-Pierre Dionnet (fondateur du magazine Métal Hurlant et des Humanoïdes associés) et Pascal Ory (spécialiste d’histoire culturelle, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne et membre du comité de la collection « Bouquins », éditions Robert Laffont)

La participation à ces journées d’étude est gratuite sur inscription (recommandée en raison du nombre de places limité).

pour s’inscrire :
contacter par mail
voir le bulletin d’inscription aux rencontres


rencontres internationales de la bande dessinée : quatrième édition
Bande dessinée : un patrimoine vivant : Histoire des arts, patrimonialisation et transmission
lundi 16 et mardi 17 novembre 2020
Cité de la bande dessinée
121 rue de Bordeaux
Angoulême