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disparition

skip williamson (1944-2017)

Merwyn « Skip » Williamson est mort le 16 mars 2017, quelques jours après son collègue et grand ami Jay Lynch. Il avait 72 ans.

Figure majeure de la bande dessinée underground américaine, il grandit dans une famille qui bannit la lecture des bandes dessinées, ce qui n’empêche pas le jeune Skip de développer une grande passion pour le medium, en particulier Mad Magazine, et le dessin. C’est d’ailleurs le fondateur de Mad, Harvey Kurtzman, qui publie professionnellement son premier gag, dans le magazine Help ! en 1961.

En 1967, il aide son ami Jay Lynch à éditer The Chicago Mirror, bientôt rebaptisé Bijou Funnies. Outre leurs propres pages, Lynch et Williamson publient Robert Crumb, Art Spiegelman, Gilbert Shelton, Justin Green, Kim Deitch, faisant de Bijou l’un des titres les plus marquants de la scène underground alors en pleine explosion … Les pages de Williamson, toujours humoristiques et très politisées, sont immédiatement reconnaissables, mélange savoureux de satire et de grotesque, qui rappelle Basil Wolverton.

A côté de ses productions underground, Skip Williamson travaille pour une succession de magazine « pour hommes », avant d’entrer à Playboy, pour lequel il va créer le cahier des « Playboy Funnies », une section de bandes dessinées dans laquelle il publie ses propres pages et fait travailler de nombreux dessinateurs issus de l’underground. Il a également travaillé pour The National Lampoon, High Times

Dans la dernière période de sa vie, il s’était lancé avec succès dans une carrière de peintre, toujours passionné par la politique américaine. Un critique enthousiaste a comparé son travail à celui d’Honoré Daumier.
Satiriste inspiré de la vie politique et sociale américaine, il a été pour cette raison même peu traduit en français. Il n’en reste pas moins l’un des grands noms de la bande dessinée américaine.