table ronde : perspectives du dessin contemporain - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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table ronde : perspectives du dessin contemporain

jeudi 15 décembre 2016 à 18h, auditorium du musée de la bande dessinée

Le projet Passerelles se définit comme la nouvelle manifestation annuelle visant à confronter et mettre en valeur les liens qui unissent le dessin plasticien et la bande dessinée.

Organisée en collaboration avec l’École européenne supérieure de l’image (ÉESI), l’espace culturel Les Modillons, le salon DDESSINPARIS, la galerie 3ème Parallèle et la Cité, Passerelles s’installe à Vindelle, à Angoulême, et à Paris avec une représentation lors de l’édition 2017 du salon DDESSIN.

La table ronde « Nouvelles perspectives du dessin contemporain » s’inscrit dans le cadre de cette manifestation.

perspectives du dessin contemporain : table ronde sur le dessin contemporain et la bande dessinée

Dix ans déjà : les collectionneurs d’art Florence et Daniel Guerlain décident de fonder, à Paris, le prix du dessin contemporain, marquant ainsi un regain d’intérêt du public et des collectionneurs pour le dessin, un objet fragile qui convoque l’intime. C’est durant la même année 2007 que les planches d’Hergé font leur entrée -néanmoins controversée- au Centre Georges Pompidou. De l’esquisse intuitive à la planche de bande dessinée structurée, le dessin se dévoile et s’expose désormais comme une œuvre autonome, affranchie de sa fonction première ou de ses devenirs possibles.

En bande dessinée, les figures libres issues de la microédition et du graphzine seront les premières à explorer le terrain en friche entre l’estampe d’artiste et la contreculture, affranchissant le dessin des codes convenus du genre. Dès le milieu des années 1970, les images reprographiées ou sérigraphiées du groupe Bazooka et d’artistes comme Bruno Richard ou Pierre la Police se partageront dans les cercles initiés. En vingt ans, ces œuvres graphiques iconoclastes auront rejoint les collections les plus prestigieuses. Figure majeure de la bande dessinée underground américaine, Robert Crumb sera d’ailleurs le premier cartoonist à voir son travail honoré dans les grandes institutions de l’art contemporain des deux côtés de l’Atlantique.

Exprimé sur des matériaux fragiles (papier, carton, supports d’impression) le dessin parle de l’éphémère. Pour le collectionneur, il instaure une relation intime, à l’image de celle du lecteur avec le livre. Discrets, souvent anonymes, que ce soit en bande dessinée ou en art, les collectionneurs jouent un rôle de défricheurs, de figures de proue dans l’émergence de nouvelles tendances. Fondée à Paris par le collectionneur d’art Antoine de Galbert, La Maison Rouge accueillera en 2009 l’exposition Vraoum !, mettant en regard 200 planches originales de bande dessinée avec des œuvres majeures d’artistes contemporains. Un pas supplémentaire pour la valorisation et la légitimation de l’objet matriciel de la bande dessinée qu’est la planche.

Parler de dessin contemporain c’est donc de parler de croisements, de rencontres : entre un collectionneur et une œuvre, entre la bande dessinée et l’art contemporain, entre des pratiques éditoriales et installatives.

modératrice de la table ronde : Johanna Schipper, enseignante à l’ÉESI
intervenantes :
Eve de Medeiros, fondatrice et directrice du salon DDessin, Paris
Magali Aibar, galeriste à 3e Parallèle, Paris
Camille Lavaud, artiste, Bordeaux
Émilie Fabre, coordinatrice de projets et catalogueur bande dessinée chez Christie’s, Paris

table ronde : perspectives du dessin contemporain
jeudi 15 décembre 2016 à 18h
entrée libre
auditorium du musée de la bande dessinée
quai de la Charente
Angoulême