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du 2 novembre au 11 décembre 2016, vernissage le 2 novembre à 18h

Le projet Passerelles se définit comme la nouvelle manifestation annuelle visant à confronter et mettre en valeur les liens qui unissent le dessin plasticien et la bande dessinée.

Organisée en collaboration avec l’École européenne supérieure de l’image (ÉESI), l’espace culturel Les Modillons, le salon DDESSINPARIS, la galerie 3ème Parallèle et la Cité, Passerelles s’installe à Vindelle, à Angoulême, et à Paris avec une représentation lors de l’édition 2017 du salon DDESSIN.

Pour sa première édition, Passerelles propose deux expositions : Dessin & contemporain, présentée au sein de l’espace culturel Les Modillons du 30 octobre au 18 décembre 2016, et Découpages, présentée au Musée de la bande dessinée du 2 novembre au 11 décembre 2016.
+ d'info sur l’exposition Dessin et contemporain présentée au sein de l’espace culturel Les Modillons

Cette édition se poursuivra par une conférence sur le tatouage à la Maison des Auteurs le 3 novembre, ainsi qu’une table-ronde autour des enjeux du dessin et son positionnement au sein du marché de l’art courant novembre.
+ d'info sur la rencontre sur le tatouage

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David Miguel, artiste phare de la scène émergente, imagine cinq propositions autour d’un langage plastique qui mêle figuration, poésie et onirisme.

A la simple évocation du titre de l’exposition, notre premier réflexe est de penser à une action dont le trait délimite et guide nos gestes.
Les découpages ce sont à la fois la sécabilité physique d’un objet, la segmentation d’un espace géographique ou spatial, mais également l’ordonnancement d’un concept, d’une suite d’idées ou d’une histoire.

Le visiteur sera face à cinq vitrines et écrans. Cette configuration imposée par l’agencement permanent du lieu n’a pas été perçue par l’artiste comme une contrainte mais bien comme un moteur pour accompagner sa proposition artistique et scénographique.

En 2008, David Miguel déclenche dans sa série Soul workers un travail d’autoreprésentation qui s’anime comme des spectres électriques dans une saturation des lignes.
Un contraste s’opère avec sa dernière série où le trait disparaît laissant place à des faisceaux d’ombres et de lumières diffus. L’abstraction se manifeste alors davantage et s’installe.

Entre ces deux périodes, foisonne une multitude de propositions artistiques.
Nous avons choisi de découper l’œuvre de l’artiste en cinq "bulles" pour établir un lien entre les obsessions d’un plasticien et celles d’un auteur de bande dessinée.

- la narration
Elle est la base de l’écriture d’une bande dessinée avant même que naisse l’illustration. David Miguel a réalisé une suite de dessins sur des rouleaux de partitions musicales destinés à un piano mécanique. Le papier n’était pas vierge avant l’intervention de l’artiste. En dessinant il rajoute une nouvelle sonorité, une dramaturgie, une mélancolie narrative.
Ces rouleaux rappellent les premiers Mangas historiques japonais.

- le cadrage
La fameuse planche de bande dessinée, facilement identifiable, toujours ordonnée, segmentée. Chez le plasticien, le cadrage est délimité par le format imposé du support sur lequel vit le dessin : enveloppes, carnets de voyage… La scénographie de la vitrine constitue elle même un cadrage.

- la palette de couleur
Chaque auteur de bande dessinée est sensible à la palette de couleur, cette singularité chromatique qui habille les personnages, dynamise l’image et l’action.
A partir de l’œuvre emblématique de Damien Hirst Spot paintings, David Miguel expose les traces d’une installation-action où il proposait aux spectateurs de construire une œuvre avec la couleur en détruisant cette référence. Chacun ciblait son choix chromatique à l’aide d’un pistolet à eau.

- poésie de l’actualité
L’auteur et le dessinateur sont perméables à l’actualité, ces témoins sensibles et observateurs s’inspirent de leur époque. D’Albert Uderzo à Romain Lamy diplômé de l’ EESI d’Angoulême, chacun traite ces sujets avec humour ou gravité. David Miguel n’échappe pas à cette envie de dénoncer le nucléaire, de défendre l’écologie, de questionner l’identité…Ce fera l’objet de cette quatrième vitrine.

- le personnage récurrent
Le super héro, le personnage rêvé, fantasmé, celui que l’on retrouve à chaque fois dans une folle aventure passionnante.
Sans aucun rapport direct à l’égo de l’artiste, la pratique de l’autoreprésentation fait partie d’une démarche esthétique depuis que la représentation humaine ou anthropomorphe existe en art. Dans cette cinquième vitrine, le visiteur est invité à découvrir un ensemble de « David Miguel » (autoportraits) s’inscrivant dans l’histoire personnelle de l’artiste.

exposition : découpages
du 2 novembre au 11 décembre 2016
tarifs : entrée au musée de la bande dessinée
vernissage le mercredi 2 novembre 2016 à 18h, entrée libre
musée de la bande dessinée
quai de la Charente
Angoulême