les choix du café bédé de janvier 2016 - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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les choix du café bédé de janvier 2016

nos lecteurs ont aimé...

Zaï zaï zaï zaï
de Fabcaro (Six pieds sous terre)

Un auteur de bande dessinée, alors qu’il fait ses courses, réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l’auteur le menace et parvient à s’enfuir. La police est alertée, s’engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles. Assez vite les médias s’emparent de l’affaire et le pays est en émoi. L’histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d’engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l’auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l’ensemble de la société. Voici le nouveau récit choral de l’imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l’auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l’on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles.

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Desseins
de Olivier Pont (Dargaud)

Sept histoires courtes magnifiquement racontées par Olivier Pont, l’auteur d’Où le regard ne porte pas. Une lycéenne mal dans sa peau ; une femme au foyer qui, en 1968, va s’émanciper sur les barricades ; la responsable d’une petite boutique de sous-vêtements qui lutte contre les grandes enseignes ; une femme qui décide de poser nue comme modèle pour une raison très personnelle ; etc. Des fragments de vie subtils, drôles, parfois tragiques et souvent sensuels.

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Les ignorants
de Etienne Davodeau (Futuropolis)

Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s’étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu’ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d’édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun. Au bout du compte, l’un et l’autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin ?

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Rosa t.1 : le pari
de François Dermaut (Glénat)

Rosa a été mariée à ses seize ans à Mathieu, un veuf de 25 ans son aîné. Malheureusement son époux est tombé malade depuis, la tuberculose lui ronge aussi bien le corps que son patrimoine. De florissant propriétaire, il est devenu simple exploitant et les années passant, il ne peut plus faire face aux impayés. Pour subvenir à ses besoins, elle tient dans leur ferme un bistrot fréquenté par les rustauds du coin. Un de ces nombreux soirs où la boisson fait dire aux hommes les pires stupidités, un énième pari est lancé dans son troquet. Tous sont convaincus d’être le meilleur amant et assez orgueilleux pour parier la coquète somme de mille francs chacun qu’ils remporteraient un concours de virilité. Rosa ne cautionne bien évidemment pas leur bêtise et demande : « Comment allez-vous l’organiser, votre fameux concours ? ». Ces messieurs proposent de demander à une prostituée de trancher. Ce à quoi elle rétorque qu’une professionnelle ne ferait que flatter les egos de ces clients. et finit par se proposer comme juge du sordide pari. Car Mathieu est au plus mal et a besoin de soins. Elle demande ainsi qu’un tiers des sommes engagées lui soient versées pour envoyer son époux mourant au sanatorium et, bien sûr, qu’ils s’engagent à ne jamais révéler qu’elle couchera avec chacun d’eux pour les départager. Être une femme au 19e siècle signifiait avant tout se plier au bon vouloir des hommes. À leur faiblesse, à leur cupidité, à leur soif de pouvoir... autant de choses que Rosa découvre avec ce triste concours, dont elle tient les rênes et définit au jour le jour les modalités. Lui permettra-t-il de sauver son époux, de s’émanciper de sa condition de femme paysanne et de s’affranchir du poids de la religion omniprésente de l’époque ?

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Alexandre Jacob : journal d’un anarchiste cambrioleur
de Vincent Henry et Gaël Henry (Sarbacane)

Alexandre Marius Jacob (né en 1879) est un homme à la destinée extraordinaire ! Il aura sillonné les mers du globe, embrassé la cause anarchiste, constitué une « équipe de travailleurs de la nuit » créditée de près 500 cambriolages dans les demeures bourgeoises et les églises (pour donner aux pauvres), transformé son pro- cès en tribune politique et survécu au bagne de Cayenne où il passa 22 ans. Bref, un personnage « hors norme » qui tient tout à la fois d’Arsène Lupin, de Robin des bois et de Papillon.

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Les enfants de la baleine t.1
de Ubi Umeda (Glénat)

Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.À bord de la "Baleine de glaise", ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre.Inattendue et originale, cette histoire de science-fiction à tendance écologique ne manquera pas d’évoquer le manga Nausicaä, notamment grâce à son sens du détail absolument fabuleux. Ce titre a même reçu la double distinction du Kono manga ga sugoi 2015 : top 10 classement "fille" ET du classement "garçon" !

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